Gai. II, 4 : ?rap£iaYi).Oov xaTa(Txc»7ciiorat
3. Gai. II, 3 : ou5s Tito;... ijvaYxàaOY] TCepiT(jLY)9fjvai... Notons toutefois qu'à la suite des commentateurs grecs (saint Chrysostome, Theodoret, Œcumenius, Tbeophylacte), des interprètes, parmi lesquels Niner, de Wette peu suspects de partialité, expliquent ces mots comme si la circoncision de Tite n'avait même pas été demandée. Dans la phrase que l'on traduit : « Tite n'a pas été obligé à la circoncision ni même à cause des faux frères... », saint Paul
concision de Tite fut en eflfet vivement réclamée ; mais rien ne prouve, comme le veulent Baur et son école, qu'elle le fut par les Apôtres euxmêmes. La clause explicative qui suit au v. 4 : « et cela à cause des faux frères... (8ii Se tcjç... ij/eu- SaSeXçouç) » indique indirectement au moins' d'où partait la réclamation; et ceci concorde parfaitement avec les prétentions générales que les judaïsants avaient affichées au dehors d'après les Actes*. Il est faux que saint Paul affirme ou même seulement insinue que les Apôtres furent les auteurs de cette pression : les auteurs, ce sont ceux à qui il résiste ; or ceux à qui il résiste sont les (j;6u5aSeXçci si nettement distingués des Apôtres -. On ne peut arriver à la conclusion opposée, même en pressant les moindres nuances de cette phrase, dont la construction désordonnée, comme celle de la suivante, reflète si fort l'émotion intérieure de l'écrivain. Tout au plus, on pourrait dire, bien que ce ne soit pas nécessairement exigé par le sens de la phrase, que les Apôtres, dans un but^ d'apaise-
veut montrer combien il a été d'accord avec les Apôtres ; « On n'a pas même obUgé Tite à la circoncision. » — Mais on méconnaît la force do ^vaYxàaOT) qui suppose une pression, et surtout la portée de la clause du t. suiv. Sià 5è toO; napeta. 4^eu8a8.