ÂCU XV
les fidèles de Galatie des observances légales comme dii joug de la servitude *.
En tenant pareil langage, Pierre est fidèle à l'accord qui vient d'intervenir entre lui , les autres Apôtres et saint Paul, et dont TËpltre aux Galates empêche de nier Texistence. S'il a été sincère — et qui oserait le nier? — en donnant sa droite avec Jacques et Jean, à Paul et à Barnabe en signe d'union, il ne pouvait parler autrement. Bien plus, saint Paul lui-même nous garantit directement l'authenticité de ce langage. La conclusion la plus avancée est assurément celle de la dernière phrase : « Nous — Juifs incapables comme nos pères de « porter le joug de la Loi — nous croyons être « sauvés par la grâce du Seigneur Jésus de la même « façon que ceux-ci 2. » En termes équivalents il reconnaît que la Loi ne sert de rien par elle-même pour le salut. Si saint Pierre a tenu cette conclusion extrême, il y est arrivé en passant par les autres. Or, c'est précisément cette conclusion extrême que saint Paul, dans le discours d'Antioche, présente comme une vérité admise par saint Pierre et d'où il part pour faire ressortir l'inconséquence de sa conduite : « Nous — c'est-à-dire, « toi et moi et nous tous ici Juifs croyants — nous, « Juifs de naissance... ayant reconnu (el^ixsç) que