INTRODUCTION. XX VII
depuis sa première année de professorat à Touloues, plus précisément depuis la fête de PAscension de 1882, mortellement atteint par la tuberculose pulmonaire, et que, en dépit des espoirs fragiles que le dévouement des siens s’ingéniait à renouveler, il savait ses jours avarement comptés. L’énorme travail dont profitérent ses étudiants de Toulouse, dut être à maintes reprises interrompu par des semaines de repos absolu, des mois d'hiver passés à Nice dans l’inaction, toutes les lamentables épreuves du poitrinaire qui vingt fois se croit guéri et reprend sa tâche toujours trop tôt. « J’espère recevoir des nouvelles toujours meilleures sur votre santé, lui écrivait le cardinal Zigliara (janvier 1885) : ne soyez pas trop pressé de reprendre vos cours, mais pensez bien plutôt à retrouver toutes vos forces, dans un repos suffisamment prolongé. » Un temps vint, où il dut abandonner ses cours, les uns après les autres. Il voulut cependant à * toute force continuer dans sa chambre les lecons d’hébreu, disant que, si ses élèves prenaient goût à étude de la langue originale, ils sauraient bien, plus tard, aller chercher les commentaires nécessaires. Lorsque se fonda la Revue biblique inter-