‹ Mélanges d'histoire et de littérature religieuseChapitre 27 sur 109 · Gal. II · texte numérisé non relu

Gal. II

3. Saint lrénée, Haer. I, 3, c. 13. — Pelage, in Gal. IT, 1 (*). — Theodoret, in Gal. II. Cfr. aussi probablement Tertullien Adw. Marcion. V, 2, 3, et l'Ambrosiaster, in Gal. II. — Saint Jérôme (in Gal. II, 1-2) cite l'opinion de ceux qui identifient ce voyage de l’Épiître avec Act. XV ; et s’il ne paraît pas lui donner son as.

(*) On peut citer aussi Primasius d’Adrumète (v. 555) qui, après le

ver. 1 du ch. 11, ajoute : guando de oneribus legis quaestio mota est. |

seulement ont-ils remarqué et en passant indiqué que les deux témoignages se rapportaient au même événement. Dans l’Épitre, saint Paul ne se donne pas comme envoyé par l'Église d’Antioche; la question des observances ne vient pas en première ligne et la circoncision n’est qu'incidemment rappelée; on n'y trouve ni assemblée générale, ni discours semblables à ceux que contiennent les Actes, encore moins le décret des Apôtres et des Anciens. On a tiré parti de ces différences en sens divers. Les uns, pour la plupart préoccupés de mettre à l’abri l’autorité des Actes, les ont alléguées pour montrer que les deux récits ne s’appliquent pas au même voyage : — on évite ainsi un choc entre les deux témoignages; — et par diverses combinaisons plus ou moins ingénieuses, on a essayé ou de faire coïncider le voyage de saint Paul à Jérusalem dont parle l’Épitre avec un des autres voyages mentionnés dans les Actes, ou, le distinguant de ceux-ci, de l’intercaler entre eux, vaille que vaille.

Les autres, — et nous avons principalement en vue Baur et son école, profitent largement de ces différences pour contester la véracité de l’auteur

sentiment, cependant peu après in V, 5 il parle comme s’il l’admettait. — Au moyen âge, saint Thomas (in Gal. Il) reconnaît aussi l'identité entre Gal. IT, 1 et Act. XV. — Parmi les modernes, catholiques ou protestants c’est le sentiment le plus répandu.

des Actes. Celui-ci raconte bien le voyage dont

parle saint Paul au chapitre II de l’Épitre, mais en le travestissant singulièrement. Son procédé se trahit grâce aux contradictions que révèle la comparaison avec le récit du témoin oculaire, saint Paul. Si les divergences sont inconciliables, il est naturel de donner la préférence à ce dernier !.

La crainte de donner prise à ces difficultés ne doit pas empêcher de reconnaitre, s’il y a pour cela des raisons suffisantes et indépendantes, que le témoignage des Actes et celui de saint Paul se rapportent au même fait. Or pareilles raisons existent. Il s’agit de les rappeler et d'examiner ensuite si les divergences alléguées portent sur la substance du fait, ou du moins sont à ce point irréductibles qu’elles compromettent la vérité de l’un des récits.

Pour constater la coïncidence des témoignages

par rapport au même événement ?, il suffit de re-

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