‹ Mélanges d'histoire et de littérature religieuseChapitre 30 sur 109 · Ibid. 5-7, — no)dic dE Enrhoeux · texte numérisé non relu

Ibid. 5-7, — no)dic dE Enrhoeux

de Jérusalem; ainsi, dans les discours de Pierre et de Jacques, l’auteur des Actes ne prend que ce qui se rapporte aux dispositions principales de cette décision, laissant de côté les précautions oratoires dont ils ont dû l’entourer pour ne pas blesser leur auditoire. Il est dès lors très naturel de n’y trouver rien que de très favorable aux vues de saint Paul; il suffit, pour cela, qu'ils ne lui aient pas été opposés. Or saint Paul lui-même le reconnait à diverses reprises : les Apôtres de Jérusalem n'imposèrent à son enseignement aucune condition nouvelle (ob3èy rpooavéeyro... Gal. II, 6); mais au contraire (GXXx robvavrioy.. Ibid., 7), ils lui tendirent la droite en signe d'union (deëiac Édwxray Euot at Baovaiéa rowwvlas.. Ibid., 9) ayant reconnu l’origine et la mission divine de « l'Évangile des incirconcis ». Renan, qui se sert de tout ce morceau pour faire ressortir le désaccord avec les Actes et qui ne veut voir dans la convention dont parle l’Ép. qu'un modus vivendi pratique ne touchant pas au fond des choses, oui NATURELLEMENT de citer cetle phrase importante qui aurait pu le gèner et où le /ond des choses est bien visé (...36vres Or memloreumar Td ebayyé- A1oy Th Gxpobvotiac... nai ‘VVOVTES TRY HALO THY dobeïoäv mor. Ibid., 7, 9). Ils comprirent que Celui qui agissait pour Pierre auprès des circoncis, agissait aussi pour Paul auprès des Gen-

tils (Jbid., 8). Or ceux qui se sont ainsi conduits envers Paul et ont donné à son Évangile de pareilles marques d’assentiment, de l’aveu de Paul lui-même, n'ont-ils pas pu et dû tenir précisément le langage que leur prêtent les Actes? Qu'on lise leurs discours en face de ces déclarations de saint Paul et que l’on compare! Les deux principaux orateurs des Actes, Pierre et Jacques, figurent dans l’Épitre! parmi ceux qui ont protesté de leur union avec Paul. L'incident d’Antioche, que raconte ensuite saint Paul *, montre encore davantage que saint Pierre pensait et agissait comme saint Paul. Celui-ci lui reproche une défaillance dans un cas particulier, une inconséquence; mais Pierre s'était mis à vivre d'habitude en communion avec les Gentils. « Toi qui vis 40vwxûe nat obx ’Iovdaixôs, » lui dit saint Paul dans son reproche”; et plus loin, quand il veut montrer à Pierre que la nouvelle conduite de celui-ci, l’acte de se séparer des Gentils convertis comme s'ils étaient toujours des äépaprwiot, est en contradiction avec ses propres principes, son raisonnement implique que Pierre admet tout comme lui qu'on est jusüfié non par la loi, mais par la foi. « Nous juifs de naissance..…., ayant reconnu que nul n’est justifié

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