Gal. II
temps, aux pieds de Gamaliel!, Paul connait l’infirmité de ces discussions, de cette casuistique rabbinique sur les dires des Anciens, quiest en {train de s’élaborer oralement et qui doit au siècle suivant se déposer par écrit dans la Mischné pour être encore développée dans la Gemard de Tiberiade et dans celle de Babylone. Il s’est bien gardé de lancer dans cette voie la doctrine chrétienne : lui, Apôtre, non de par les hommes, ni par l’intermédiaire d'aucun homme — &résrohoc oùx àT’ à&v- Dourwy oùdè à’ avbowTou ? — il a reçu et communique la doctrine sans intermédiaire comme il la voit, non à travers le décret de Jérusalem, mais en elle-même, en Jésus-Christ offrant pour tous, Juifs et Gentils, une suffisante réparation et vivant d’une même et seule vie en tous les croyants, Juifs ou Gentils. C'est en se plaçant à ce point de vue élevé qu'il espère avoir plus facilement raison de l’erreur judaïsante et montrer qu’elle porte une atteinte essentielle à l’économie chrétienne du salut. La démonstration a une bien autre force, un bien autre intérèt pour toutes les générations chrétiennes, que si l’Apôtre s'était borné à discuter les termes du décret de Jérusalem; nous comprenons qu'il l'ait laissé de côté et nous ne nous en plaignons pas.