Gal. NV, 13. I Cor. VIII
5. Cfr. questions des viandes immolées, questions des dons spirituels : éviter ce qui scandalise, rechercher ce qui édifie Z Cor. VIII-X ; XIT-XIIT.
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ce qui l’éclaire, la vivifie et la mesure : l’édification commune — et c'était au fond, nousle verrons, l'esprit de la décision de Jérusalem, — plutôt que de rappeler à Corinthe et à Rome la lettre des Apôtres et des anciens adressée aux fidèles d’Antioche, de Syrie et de Cilicie !.
En résumé, la comparaison attentive des deux récits, celui de saint Paul dans l’Épitre aux Galates et celui de l’auteur des Actes, ne nous révèle aucun désaccord, aucune contradiction positive, mais plutôt une remarquable harmonie d'ensemble.
Cette comparaison confirme donc notre conclusion sur la coïncidence des deux témoignages par rapportau même événement et nous autorise à les prendre l'un et l’autre également comme sources d'information sur la réunion de Jérusalem : il s’agit pour l'historien de combiner leurs diverses données en un tout homogène et de reconstituer la physionomie véritable de l'événement et sa couleur locale.
Nous allons essayer de le faire, et nous nous arrèterons ensuite sur les dispositions du décret de Jérusalem, leur portée, leur valeur, et surtout sur les interprétations diverses dont elles sont susceptibles et qui pourront être le point de départ d’une nouvelle phase dans le débat judéo-chrétien.
L'UACHUXN, 23.
Les nouvelles des nombreuses conversions opérées parmi les Gentils à Antioche et dans la première tournée apostolique de saint Paul en Chypre et en Asie-Mineure, excitèrent, nous l’avons vu, les alarmes des judaïsants. On ne pouvait plus se refuser à l'admission en masse des Gentils — c’était un fait accompli, — mais on prétendait les soumettre à la circoncision et aux observances légales. Rien ne montre que les Apôtres aient partagé pareilles alarmes; ce furent quelques-uns de ces fidèles, animés du zèle! de la Loi plus que de l'esprit de l'Évangile, et blämant peut-être intérieurement la complaisance des Apôtres, qui résolurent de descendre à Antioche. Ils purent s’y présenter avec des lettres de recommandation ?, mais ils n'avaient aucune mission officielle ?.
Cependant ces hommes venus de l’Église-mère devaient faire impression, et on comprend quel
1. Cfr. Act. XXI, 20 : Enlwtai toù véuov, comme les représentent plus tard Jacques et les anciens de Jérusalem.
2. Comme plus tard ceux qui troublèrent la communauté de Corinthe. IT Cor. IL, 1 : ouvotatraai énmiotolat.
3. La facon dont nous les présentent les Actes, XV, { : tuvëc xate)Ovres and Ts Toudatas… et surtout 24 : fxobcauev (nous avons appris : la chose s'était donc faite à leur insu) 6t rivèc € nu&v éÉélBovtec.… oc où decteuhduela... cadre exactement avec les termes
dont saint Paul lui-même peint leur manière d'agir. Gal. Il, 4 : TOPELTAXTOL... OÙTIVES TOPELTADOY AATATXOTŸGAU...
trouble, quelles angoisses ils jetèrent dans les âmes quand ils se mirent à enseigner ou du moins à répandre cette insinuation perfide : « À moins d'être circoncis, vous ne pouvez être sauvés |. » Les Gentils qui s'étaient attachés au Christ simplement, sans entrave, allaient-ils se soumettre à des obligations onéreuses dont on ne leur avait pas parlé? C'était arrêter le mouvement des conversions, c'était mettre en péril l’œuvre déjà accomplie. Paul et Barnabé s'opposèrent à ces menées, et il s’éleva de vives discussions entre eux et les judaïsants ?. IL en résulta une perturbation profonde parmi les chrétiens de Syrie *. |
Saint Paul pensa dès lors que pour lever les doutes et vider le différend, il fallait aller à Jérusalem en conférer avec les Apôtres. Une révélation # particulière lui inspira ou au moins confirma cette pensée qu’il manifesta à l’Église d’Antioche, et on décida® de l'envoyer avec Barnabé et quel-