Gal. III, 10 sq
SMIC UXNS 110
les fidèles de Galatie des observances légales comme du 7oug de la servitude.
En tenant pareil langage, Pierre est fidèle à l’accord qui vient d'intervenir entre lui, les autres Apôtres et saint Paul, et dont l'Épître aux Galates empêche de nier l'existence. S'il a été sincère — et qui oserait le nier? — en donnant sa droite avec Jacques et Jean, à Paul et à Barnabé en signe d'union, ilne pouvait parler autrement. Bien plus,
saint Paul lui-même nous garantit directement
l'authenticité de ce langage. La conclusion la plus avancée est assurément celle de la dernière phrase :
« Nous — Juifs incapables comme nos pères de « porter le joug de la Loi — nous croyons être
« sauvés par la grâce du Seigneur Jésus de la méme « façon que ceux-ci?. » En termes équivalents il
reconnait que la Loi ne sert de rien par elle-même
pour le salut. Si saint Pierre a tenu cette conclusion extrême, il y est arrivé en passant par
les autres. Or, c’est précisément cette conclusion
extrème que saint Paul, dans le discours d’Antioche, présente comme une vérité admise par saint Pierre et d’où il part pour faire ressortir l’inconséquence de sa conduite : « Nous — c’est-à-dire, « toi et moi etnous tous ici Juifs croyants — nous,
« Juifs de naissance... ayant reconnu (2i357e<) que