‹ Mélanges d'histoire et de littérature religieuseChapitre 58 sur 109 · I Cor. VI · texte numérisé non relu

I Cor. VI

Gentils. On pourrait se réunir à la même table sans y rencontrer des mets faisant horreur aux Juifs, se trouver dans une même famille sans y voir les désordres qui déshonoraient les maisons païennes.

Les Apôtres jugeaient en ce moment nécessaire (ërdvayxzs), pour les raisons indiquées, de soumettre les Gentils convertis à ces prescriptions. Ils ne définissaient rien sur leur durée et leur valeur morale. Le changement des temps et des circonstances devait apprendre à distinguer ce qui, dans ces prescriptions, étant basé sur l’ordre essentiel, durerait à jamais, comme l'intermédiaire de la moovsio, et ce qui, de droit strictement positif, peu à peu tomberait en désuétude quand le danger de scandale n’existerait plus. À mesure que le christianisme s’étendit en dehors des centres juifs et effectua sa séparation d'avec le judaïsme, ce danger alla en diminuant. Déjà, à l’âge aposto-

lique, quelques années après, on sent que ce dis- cernement s'opère. Tandis que saint Paul, avec tous les autres apôtres, maintient fortement et pour des raisons intrinsèques l'interdiction de la fornication, sur la question des viandes immolées et des aliments il distingue s’il y a ou s’'iln’y apas scandale et fonde l'obligation de s'abstenir sur la charité chrétienne !. Au fond il applique ? l'esprit

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