LÀ LIBERTÉ DE L'ENSEIGNEMENT
passer. Il s'y joint une confraternité entre tous cerax qa'i ont participé en même temps à ces études, à ces discussions. Comme autrefois ceux qui avaient disputé ensemble sur les boites ie paille de la rue du Fouarrt, en se rencontrant au bout du monde se serraient la mam et disaient : Fuimus simul in Garlandia * ; de même toutes les classes libérales d'une société ainsi élevée trouvent dans ce passage en une commune lice quelque chose qui les rapproche et domine toutes les diversités d'opinions. Au contraire, que fera-t-on avec ces unirersités isolées les unes des autres où Télève n'entendra qu'une voix ? On fera deux Frances ayant non-seulement des opinions différentes (ceci serait de peu de conséquence), mais des éducations différentes, des gloires différentes, des souvenirs différents. Entre elles, ce n*est pas la discussion que l'on prépare, c'est la séparation ; or la discussion est bonne, car elle oblige chaque opinion à se surveiner, à se préciser; la séparation est mauvaise, car chacun alors s'enfonce dans son sentiment, sans égard pour la part de vérité que peut renfermer l'avis des autres. Que si l'on songe que, autour de ceftte Université de Paris, ainsi élargie et rs^eunie, existeraient librement, sans en faire partie, le Collège de France, le Muséum, rÉcole des Chartes, FËcole des Hautes Études, tous les établissements de science libre, qui offriraient aux personnes studieuses de merveilleuses incitations, }e dis que lien ne serait comparable à ce grand centre intellectuel ; que du monde enftier les idées viendraient, comme autrefois, au xmt* siècle, pow avoir l'honneur d'y faire leurs