‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 2)Chapitre 23 sur 91 · CVI1I CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

CVI1I CORRESPONDANCE

Jeudi malin.

Monsieur,

Je vous renvoie pour le moment Cluverius, la brochure de M. de Boeme et celle de Musioxidi. Je vous aurais volontiers apporté tout cela moi-même, mais, jusqu'à avant-hier, j'ai été fort occupé d'un travail que je viens d'expédier en Allema^^ne, et depuis hier, je suis retenu dans mon lit par une petite indisposition. J*ai été enchanté de voir les chevaux de Venise paraître dans la Bibliothèque Universelle^.

Je suis bien de votre avis sur le passage d' Asconius ; l'explication de Majo n'a pas le sens commun ; je ne trouve d'autre difficulté à la vôtre, sinon que le mol hostiœ est placé trop loin de porliunculas carnis, dont il dépend. Je serais porté à conjecturer sociœ et adjncenles civitates.

Je vous rendrai prochainement tous les livres que vous avez eu la bonté de me prêter. Je vous prie de présenter mes respect:» à Madame Favre. Je suis convaincu que le voyage d'Italie aura une heureuse influence sur sa santé.

.Mille amitiés,

SCHLEGEL

Parût, i3 janvier i8i7.

Votre lettre. Monsieur, m'a causé un plaisir très-vif, en m'apprenant que vous étiez heureusement arrivés à Florence, et en me prouvant le souvenir d'amitié que vous me conservez au milieu de la belle Italie. Vous vous plaignez des rigueurs du climat de Florence ; je ne m'en étonne pas , je les ai éprouvées moi-même. Mais j'espère que la douceur de l'hiver vous aura permis de bien jouir de Rome, et que Madame Favre en aura éprouvé des effets salutaires.

Je suis charmé de voir que vous avez été content de mes adresses. L'abbé

1 Numéro de juillet i8l6. - Ed.

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