‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 2)Chapitre 22 sur 91 · CORRESPOND ANCE. XCVII · texte numérisé non relu

CORRESPOND ANCE. XCVII

Ij^ passages que je voudrais inspecter se trouvent dans Pausanias, dans Vitruve et dans le X1II"*« livre de Diodore de Sicile. Si vous aviez une édition portable de ces livres , le messager qui doit vous porter cette lettre pourrait les remettre aux gens de Hl*^* de Staël qui seront en commission h Genève demain matin, et qui retourneront de bonne heure à Goppet. Autrement , si cela vous donne trop de peine , je vous prierai de les envoyer chez Paschoud avec mon adresse. Ce qui me rend si importun , c*est que j*ai promis un article à ce sujet à la Bibliothèque Universeile, et que M. Pictet me presse fort.

Au plaisir de vous revoir.

Tout h vous,

SCHLKlVEL.

Otppety le 10 octobre iSt6.

Je vous suis bien reconnaissant , .Monsieur , de la communication de votre extrait*. Je Fai lu avec un intérêt extrême, et je souhaite que les éditeurs de la Bibliothèque Universelle aient assez de confiance en leurs lecteurs pour n'y pas trouver trop de détails et trop d'érudition. Si toutefois il fallait retrancher quelque chose par complaisance pour le public mixte d'un ouvrage périodique, je voterais pour conserver intacte l'introduction générale sur les manuscrits et les causes de leur destruction. Je pense qu'on a de nouveau fait beaucoup d'usage du papyrus dans le sixième siècle; si je ne me trompe , j'en ai trouvé des traces dans Grégoire de Tours. La conquête de l'Egypte par les Arabes mit fin à l'exportation du papyrus, et c'est alors que la cherté du vélin engagea à regratter les anciens manuscrits. L'usage des tablettes de bois enduites de cire et du stylet a continué pendant tout le moyen âge , jusqu'au treizième et peut-être au quatorzième siècle , ainsi que le prouvent entre autres les miniatures du manuscrit de nos troubadours dans la bibliothèque de Paris. On y voit souvent le poète dictant à son secrétaire , lequel écrit sur des tablettes avec un poinçon ; ensuite un autre copiste met au net ce premier brouillon sur du parchemin.

Je compte certainement vous voir encore avant votre départ ; en tout cas, je prépare les lettres et quelques indications sur votre voyage d'Italie.

Veuillez agréer l'assurance de mes sentiments les plus empressés.

Tout à vous,

SCIILEGEL.

i l>es llaoïischts |ialiin|M^iites et de qu«l(iufs décou^Trtes mentes Bibl. Univ., novembre et

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