ARMÉNIENS
J'en ai vu un manuscrit acéphale dans la bibliothèque des méchitaristcs de St-Lazare, à Venise, et le Père Pascal Aucher m'assura (le 2 mai 1822) qu'il en avait vu un manuscrit complet venu de Smyrne. D'après les détails que me donna ce savant, cet ouvrage débute par l'aventure de Nectanèbe et d'Olympias. On y trouve l'histoire des arbres du Soleil et de la Lune, mais il n'y est pas question de la descente d'Alexandre au fond de la mer, ni de son ascension dans les airs. Le traducteur arménien annonce qu'il a usé de quelque liberté en faisant sa version et qu'il a rejeté certaines choses que les oreilles arméniennes n auraient pu supporter. M. Aucher me confirma ce que le docteur Zohrab m'avait déjk dit k Paris, en 1821, c'est qu'on juge avec certitude par le style de cet ouvrage, qu'il fut traduit dans le beau temps de la littérature arménienne, c'est-à-dire dans le cinquième siècle, ou au commencement du sixième. Il serait possible que ce roman arménien eût été traduit sur le faux Callisthène S et si cela était certain, on aurait une donnée essentielle sur l'âge du romancier grec.
mine la biographie proprement dite ; viennent ensuite des éloges sur la mort d'Alexandre, par Chatschatur, de Ketscharru (?), contenant des plaintes d'Alexandre loi-même, d'Olympias, de Roxane, de ses généraux et de ses soldats, et enfin des paroles d'exhortation d'Alexandre à ses amis. On pourrait bien mieux intituler cela : Discours relatifs à la mort d'Alexandre. » Tiré d'une lettre de G. Petermann à Geier.
* Sinner, Prœfat. ad Longi Pastor. p. 31 : « Ut C. F. Neumannus, professer Monacensîs mihi affirmayit ejusdem libri (CalUsthenis) ad verbum translati exstat versio armeniaca apud mechitaristas S. Lazari Venetiis monachos , quœ ad sœculum VI" procul dubio potest referri. Liber ille ad historiam erit quidem inutilis, sed utilissîmus ad determinandam confusionem illam traditionis de Alexandro Magno occidentalis cum orientali >