SLAVES
Les fables sur Alexandre paninrent chez les nations slaves qui, de tout temps, eurent de fréquentes communications avec la Grèce. Il est question du magicien Nephlanaw^ de ses amours avec Olympias, dans une chronique slave, et il paraît que Fauteur a tiré ce qu'il en dit de la clironographie de l'archevêque Dorothée *. Quelques auteurs modernes ont pensé que les Slaves étaient les mêmes peuples que les Scythes avec lesquels Alexandre eut quelques rapports ; ils osent même affirmer qu'Alexandre leur accorda un diplôme qui constatait son amitié pour eux, et ils en citent le contenu '. Mais il n'y a Ik, ainsi que dans certaines traditions analogues des Polonais', des Francs et des Allemands, qu'anachronismes et absurdités, sans rapport avec les traditions qui nous occupent'^.
* Sainte-Croix, Exam. p. 166. Il renvoie à Alter (Mélang. philol. et critiq. p. 1-28) qai a donné une notice de cette chronique.
« Georg. Ratkai, Memoriœ Regum et Banorum Croaliœ (Viennœ 1651 fol.) lib. I, p. 10. — Schônleben, Carniola antiqua et nova, t. I, p. 58, 59. — Math. Petr. Katanosich, Spécimen PhUolog, et Geog. Pannoniorum, p. 1 et 2. — Matth. Belius, Prœfat. ad Grammat. SUivivo-Bohemxc. S 6. — Fabric. Bibl, Grœc. III, p, 31. — Petr. de Rêvai, De Monarch. iiungariœ (Francf. 1659, fol.) mpud Gyarmathi, AffinitOM linguœ Bungar, mm linguis Fennicœ originis ;Gotting. 1799, 8o), p. 298. — Pez, Thesaur, Anecdot. t. 111, part, m, p. 475. Récit d'un moine de Tegernsée (X«> siècle, mais vraisemblablement plus récent). Il parle d'anciennes chansons qui disent que tous les peuples occidentaux ayant envoyé des députés à Alexandre pour se soumettre à lui, les Bavarois seuls osèrent lui déclarer la guerre. (Du Buat, Hist. anc. des peuples deV Europe, t. XI. p. 7, 8.)
s V. Eccard, De origine German. p. 143-146.
* Karamsin, Hist. de V Empire Russe, t. I, p. 37, trad. franc. «. . Une an-
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