‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 2)Chapitre 77 sur 91 · IX. LE DOCTRINAL DE SAPBENCE · texte numérisé non relu

IX. LE DOCTRINAL DE SAPBENCE

Au commencement :

,u i\k^ « Ce présent liure en (rancois est de tre»

, Ijùod' grant proufBt et édification et est ex

aminé et esprouue a Paris par plu

sieurs maistres en diuinite et la fait

•^ transcripre reuerend père en Dieu

monseigneur Guy de Roye par la mi

i[y seration diuine arceuesque de Sens

pour le salut de son ame et des a

y 1^1 mes de tout son peuple »

RllfC* ^ ^ LeDglet, BUfl. des Aotnans, l, p 36 et 37.

332 LIVRES UPRUiBS A GENÈVE

El à la fio :

« Ci finiftl le doclrinal de sapience imprime a Promeotom' par maislre Loys Guerbin. Lan de grâce M. cccc. Ixxxij. le ij iom* daoust. Deo gratias. Âmen. »

In-folio — caract. golh. — 31 lignes à la page ^ signatures a-ij il nHJij. — 184 feuillets, dont le premier est Uanc. 2 feuillets préface et table ; la première lettre du troisième représente l'archevêque Guy de Roye.

Laire, Index libr. Il, page 61. — La Sema, Dtcl. I, page

Aucun bibliographe n'a indiqué la situation du lieu où ce livre a été imprimé. Je n'ai aucun doute que ce ne soit le village de Promenthoux, qui, non loin de Nyon et de Frangins \ occupe une langue de terre qui s'avance dans le lac de Genève. Ce lieu, nommé dans l'histoire du pays de Vaud dès le treizième siècle ', parait avoir été plus considérable autrefois qu'aujourd'hui. Loys Cruse, appelé aussi Garfrmt ou Gtierbiny imprimait k Genève depuis près d'une année, lorsqu'il fit paraître le Doctrinal de Sapience^ qui doit être compté parmi les produits de cette ville. Guerbin était peut-être de Promenthoux; il y avait peut-être une propriété, peut-être une presse; mais son établissement d'imprimerie était li Genève. Il y a plusieurs exemples d'imprimeurs établis dans de grandes villes, qui imprimaient quelques livres dans des lieux du vois'mage assez petits pour n'être point généralement connus. Ainsi quelques éditions de Jean Fabri de Langres, qui était établi k Turin, portent le nom de Casselle en Piémont (Casellarum oppidum) ', et plus tard Pyramus de Candolle imprimait ses

* M. Peiicand Ta déjà remarqué dans ses recherches sar les éditions lyonnaises du quinzième siècle.

* Grenus, Documents pour VkitUnre du pays de Vaud^ p. 3, 157, 254.

' Mercier, Supplém. à Marékand^ p. 72. -- Aadiffiredi, Speeim. ediL ittU. p. 21 1 . — La Sema, Dict. bibliogr, l, p. 338, et III, p. 494.

livres k Cologny, village près de Genève. M. de GaufTecourt, qui fut l'ami de J.-J. Rousseau, habitait aux portes de la même ville ; il s'amusait à imprimer, et ses éditions portent le nom deMontbrillantV

Le Doctrinal de Sapience est l'ouvrage dont nous avons parlé (n® ni) sous le titre de Livre de Sapience *.

A Ré/Uxions sur les seniimenU agréables^ MoDtbrillant 1473, iD-8<».— Ch. Nodier, Milanges tirés d'une petite Inbliothèque^ p. 305-309.

* Il existe une édition d*an ouvrage d* Alain Chartier, le Quadriloguet sans indication de lien, sans nom d'imprimeur et sans date (in-folio de 21 feuillets à deux colonnes de 40 et 41 lignes, sans chifires, réclames, ni signatures , avec les mignscttles en ronge fidtes au pinceau) qui est fort précieuse et jusqu'ici inconnue : elle a été imprimée avec les mêmes caractères demi-gothiques que le traité de Jaques de Theramo, Consolatio peccatorumf sorti des presses de Jean Veldener, et au commencement duquel se lit une épitre latine de Gerinus Cruse à cet imprimeur, datée de Cologne, 7 août 1474.

A supposer que mûtre Gnerbin de la Cruse, docteur ds arts et en médecine, vint de Cologne, il était d^à en 1476 propriétaire de la miùson de la Cité qui touchait la porte du marché (de la Tartasse). On mettait chez lui, à cette époque, six soldats et un officier pour garder cette porte ; il possédait encore une maison de Tautre côté de la rue du Marché (au Grand-Mésel), et une terre sur la route de Malagnou. Un acte du quinzième siècle le qualifie de bourgeois et son fils Louis de citoyen , et nous apprend qu*il eut une fille du prénom de Mirmette, qui épousa Jean Canal, notaire, établi dans la paroisse de Sûnt^Germain, son voisin, comme Ton voit : ce Jean Canal fut le grand-père du syndic Jean Canal, tué à r Escalade. Guerbin de la Cruse était donc le bisaSeul, et notre imprimeur le grand-oncle de ce dernier. — Note de Jf . le docteur Chaponnière.

334 LITftBS TIfFRnfÉS A GEràVB

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