‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 2)Chapitre 76 sur 91 · IV. LE ROMAN DE FIER A BRAS LE GÉANT · texte numérisé non relu

IV. LE ROMAN DE FIER A BRAS LE GÉANT

On trouve au commencement de ce volume une table des chapitres qui occupe six feuillets, puis le prologue qui débute par ces mots :

* Gallia christ. IX, p. 132. — De Javîgny, Not, mr La Croix du Maifie^ t. l, p. 303. — Lenfànt, Hitt. du Concile de Pise, I, p. 23G. « Index Ubrorum, II, p. 185.

^ Annal. Typogr. 1, p. 44.

«Saint Pol docteur de vérité nous dit que toutes choses i, réduites par escript sont a notre doctrine escriptes. . . »

^ Le corps de l'ouvrage vient .ensuite et le volume est terminé

r par la souscription :

a Cy finist le rommant de Fierabras le géant Imprime a Geneue Lan de grâce Mil cccc Ixxviij . le. xxviij . jour de nouembre . » In-folio — caract. goth. — k longues lignes — 31 lignes à , la page — sans chiffres, réclames ni signatures.

L'exemplaire de la bibliothèque de Genève a 114 feuillets, dont les six premiers pour la table et le dernier blanc.

C'est la première édition de ce roman qui, dans le quinzième siècle, a été plusieurs fois réimprimé à Lyon. Il y en a aussi une autre édition de Genève (Voyez n® XI).

L'auteur nous apprend, dans le prologue et à la fin de son ouvrage, qu'il l'a entrepris à la demande de Henri Bolomier, chanoine de Lausanne, et qu'il a principalement traduit et extrait le premier et le troisième livre de son roman d^ung livre qui se dit le miroer historial^ c'est-k-dire du fameux ouvrage de Vincent de Beauvais, et que pour le second livre il l'a tant seullement réduit dung romman ancien en français et sans aultre informacion que de celluy livre^ il l'a réduit en prose. Au commencement du livre second, il annonce de nouveau qu'il en tire la matière dung romman fait a lancienne façon sans grant ordonnance dont jay este insite a le réduire en prose par chappitres ordonnez.

La première partie traite des rois de France et de l'expédition de Cbarlemagne dans la Terre-Sainte. La seconde contient le roman de Fierabras, et la troisième raconte la conquête de l'Espagne.

La bibliothèque de Genève possède un manuscrit qui con-

tient exactement le même ouvrage. L'auteur déclare^ tout comme dans l'édition imprimée, qu'il a été excité k le composer par Henri Bolomier, et s'excuse de l'imperfection de son style en disant qu'il est natif de Saicoye en Vaux^ ce qui signifie, comme le remarque Senebier, qu'il était du pays de Yaud, alors soumis au duc de Savoie.

Henri Bolomier était frère de Guillaume' Bolomier, chancelier de Savoie, qui fut condamné, en 1446, k être jeté dans le lac de Genève. Notre roman fut donc composé au quinzième siècle. Le poème qui a été mis en prose dans la seconde partie existe encore sous le nom de Roman de Fierabras d'AUxandre ', et MM. Depping et F. Michel en ont cité quelques vers\ Le même poème en langue provençale a été découvert et publié par M. Bekker '. Il est composé de 5084 vers de douze pieds, disposés en tirades monorimes, forme qui se retrouve dans beaucoup d'anciens poèmes provençaux et français.

M. de Chateaubriand '^ remarque avec raison que, dès le neuvième siècle, on écrivit sur Giarlemagne des histoires prodigieuses et dignes des romans de chevalerie. Mais les récits du pieux Adalbert, qu'il extrait du moine de St-Gall ^^ n'ont aucune ressemblance avec ceux du faux Turpin, qu'on regarde comme la source des romans de Charlemagne et qui paraissent avoir été écrits vers l'an 1100.

Quelques auteurs qui ont traité des romans de chevalerie, et en particulier Quadrio * et Ferrario '' citent un livre de la conqueste que fi$t le grand ray Charlemaigne des Espaignes et les vaillances des douze pairs de France et aussi celles de Fierabras» . .

< Ms» de la Bibl, du roi, sapplém. franc, n» 180.

* Véland U Forgeroti, 1833, p. 84, not. 10.

s Der Roman von Fierabrat, provenzalisch... dans le tome X des Mémoiret de l'Académie de Berlin, 1839, iii-4o.

* Eludée historiques, III, p. 399.

s Canisii Leetion.antiq, t. II, part. III, p. 73, édit. Basnage.

6 Storia d'ogni poesia, VI, p. 548.

^ Stor. ed analis, degli romanzi eavaler. d'italia, II, p. 180.

comme un des plus anciens romans français, et ils en font dériver un poème italien du quatorzième siècle, intitulé : la Sfogna tsUniata. Nous pensons qu'ils se trompent, car le roman français qu'ils désignent n'est autre chose que le roman de Fierabras, tel qu'il est dans l'édition de Genève et tel qu'il fut rédigé par ordre de H. Bolomier. Cette origine est formellement rappelée dans la Conqueste (édition de Lyon, 1501) et précisément dans les mêmes termes que dans le manuscrit de notre bibliothèque et dans l'édition de Genève*. A la vérité, M. Raynouard a rappelé un passage remarquable d'un ancien auteur provençal publié par Catel, qui, après avoir parlé des guerres de Charlemagne en Espagne, renvoie à son libre de las Conquestas * ; mais cet ouvrage, qui n'a laissé que cette unique et faible trace, ne peut être celui dont Quadrio et Ferrario ont fait mention. Ils ont donc eu le tort de voir la source d'un poème du quatorzième siècle dans un roman qui n'a été rédigé qu'au quinzième.

Ce roman a été imprimé plusieurs fois au quinzième et au seizième siècle, tant sous le titre de Fierabras^ que sous celui rapporté par Quadrio. Il a été traduit en allemand, et Panzer ^ indique encore un livre italien intitulé : Cantare di Fierabraccio e Ulivieri. Mais j'ignore si ce dernier ouvrage est une version du roman imprimé à Genève, ou si ce chant ne serait pas plutôt tiré directement du poème provençal ou du poème français dont j'ai précédemment parlé.

Un catalogue publié en Belgique a annoncé une édition de Fierabras imprimée par Symon du Jardin à Genève; il en est question plus loin (Voyez n® XXXII).

L'imprimeur des quatre livres qui viennent d'être décrits est le même Adam Steinschaber^ qui est nommé à la fin du roman

• Branet, Nouv. reeherckei hihliogr, I, p. 365

* Journal des Savants, 1833, p. 518.

s Annal. Typôgr. p. 105.

de Mélusine, et le P. Laire * avait déjà remarqué que les caractères du livre des Saints Anges et ceux du Fierabras étaient les mêmes que ceux du Manipulus Curatorum, Genève, 1480 (Voyez ci-après le n^ Y), qui porte le nom de cet imprimeur.

L'HORLOGE DE SAPIENCE. — Genève, 1478, in-folio.

Je n'ai trouvé aucun renseignement sur cette édition, et je pense qu'elle n'existe pas. Senebier l'a indiquée dans des notes manuscrites sur les livres de la bibliothèque de Genève, et en décrivant un manuscrit de cet ouvrage, daté du 17 avril 1417, il ajoute : a On l'imprima à Genève en 1478'. » J'ignore si cette assertion résulte de quelque confusion avec le Lhre de Sapience.

Henri de Sews (Henricus Suzo) est l'auteur de cet écrit, dont la version française ne fut imprimée qu'en 1493. Voyez Quétif et Echard, Script, ord. prœdiccU. I, p. 653-659. — La Monnoye, Not. sur Du Verdier et add. t. lU, p. 138. — Van Praet, Vélins du roi, I, p. 341.

Je ne connais aucun livre imprimé cette année à Genève.

« Index Hbrorum, II, p. 443 et 449.

« Caial. des Mt. p. 308.

1480.— No 1.

V. Liber qui MANIPULUS CURATORUM inscribitur in quo pernecessaria ofBcia eorum quibus animarum cura commissa est breviter pertractanlur. — Féliciter incipit Actoris epistola.

everendo in Christo patri

ac Domino Domino Raymun

do divina providencia sancte

sedis Yalentie episcopo : suo

rum devotorum minimus

jGuido de monte rocherii cum

devota et humili recommendacione se totum suis

obsequiismancipatum. Fons sapiencie dei verbum

dispositione mirabili

Ve

stram reverendam personam conservet Dominus cui me humiliter recommendo. Scriptum Caroli anno Domini millesimo tircentesimo tricesimo lercio.

Prologus.

Quoniam secundum quod dicil propheta Malachias etc.

On lit à la tin de l'ouvrage :

Doctissimi viri Domini Guidonis de monte rocherii liber qui Manipulus Curatorum inscri bitur : finit féliciter. Impressus in civitale Geben : per magistrum Adam Steynschauwer de Schuinfordia. Anno Domini Millesimo qua

dringentesimo octuagesimo. Die vero vicesima nona Mensis marcii.

Le volume est tenniné par une table des traités et des chapitres en 9 pages. Le livre a en tout 241 feuillets, dont le premier et le dernier sont blancs.

In-4**. — caract. goth. — à longues lignes — 23 lignes à chaque page, sans chiffres, réclames, ni signatures.

L'auteur de cet ouvrage est appelé Guy de Montroeher, de monte Rochen, de MantroUter^ et enfin du mont du rocher. On peut consulter sur ce théologien : Fahric. Bibl. tn/Em. kuinii. m, p. 133. — Weislinger, Armament. CcUhol. p. 90, 91.— La Monnoye, Not. sur du Verdier^ IV, p. 161. Ce dernier critique prétend, d'après Tabbé Le Clerc, que le Raymond k qui ce livre fut dédié fut évéque de Vence et non pas de Valence, et il se fonde sur ce que, vers 1333, il n'y a eu aucun évéque de Valence de ce nom, tandis qu'un Raymond, d'abord cordelier et pénitencier du pape Jean XXII, devint évéque de Vintimille, en 1320, et passa au siège de Vence en 1328 '. Cependant les éditions et les manuscrits, dont deux se trouvent à la bibliothèque de Genève, donnent à Raymond le titre d'évêque de Valence. Notre édition date de l'épltre dédicatoire d'un lieu appelé Caroli. L'abbaye de Chaalis ou Chailly, près de Sens, a porté le nom de Caroli locus ^, mais je n'oserais décider que Guy de Montroeher ait composé son livre dans cette abbaye. Fr. Ferez Bayer ' cite un manuscrit de Madrid, dont la dédicace est datée de Turoli, qu'il interprète par Teruel, ville d'Aragon, près des frontières de Valence. Il affirme que Guy de Monterochen était Espagnol, et qu'il fit hommage de son ouvrage k Raymond Gaston^ évéque de Valence, en Espagne.

< Gallia christ. III, p. 12ii.

« Valesias, ^oltl. Galiiar. p. 131.

s Not. ad Nie. Anton. BibL vet. Hispanic. II, p. 155.

Le Manipulus Curatorum a eu plus de cinquante éditions dans le quinzième siècle. Deux de ces impressions se disputent la priorité. Elles sont sans date et sans indication de lieu, mais l'une d'elles porte les noms de Christophe Beyam et Jean Glinmi, qui travaillaient à Savigliano\ La plus ancienne édition avec date, mais sans autre indication, est de 1470*, et la première où se lisent le nom de l'imprimeur et la date, fut imprimée ^ Augsbourg en 1471.

L'ouvrage de Guy de Montrocher fut traduit en français et imprimé à Orléans, Matth. Vivian, 1490, in-4^, et c'est la première production typographique de celte ville. Il fut aussi traduit eu grec par George du bourg de Coreliano, près d'Otrante^

Guy de Montrocher rendit par son livre un très-grand service aux ecclésiastiques, et son Manijndus fut regardé comme un des ouvrages les plus nécessaires. On en trouve la preuve dans le nombre prodigieux de ses éditions et dans les recommandations des évéques. Les constitutions synodales, publiées à Genève en 1493, exigent que les prélres possèdent le Manipulw et l'ouvrage de Guillaume de Paris. Celles de la ville d'Âcqui, promulguées, en 1499, parTévêque, contiennent un ordre positif que je citerai textuellement : Sancimus ut quisquis rector vel sacerdos confessianem audiens habere debecU summam Domini Archiepiscopi FlorerUinh vel aliam, vel Manipulum Curatoruniy intra annum publicationis hujus nostrœ constilutionis et in tUis studeat diligenter '^.

Le papier sur lequel l'édition de Genève est imprimée a pour marque une tête de bœuf avec un petit cercle au-dessus.

« Cat. de la Vallière, no 615. — La Serna, Dict. bibliogr. 111, p. 193. — Vernasza, Osserv, supra i Ubri impresêi in Piemonte, p. 60. — Dibdin, Deeam, II, p. 6. — Dibdin, Bihl. Spencer, Supplém. p. 141.

« Panzer, Ann, Typ. IV, p. 4.

s Allatias, De Gearg. 58, in Bibl Grœc, Fabric. et Uarles. \1I, p. 114.

* Vernazza, Osserv. p. 76.

Yernazza fait observer qu'une marque à peu près semblable se trouve dans les papiers fabriqués en Piémont au quinzième siècle, et il est naturel de croire que Genève en faisait usage dans son imprimerie.

1480. — No 2.

VI. Incipit prologus super LEGENDAS SANCTORUM quas coUcgit in vnum frater Jacobus natione Januensis ordinis fratrum predicatorum.

Ce titre se trouve en tête du prologue, et au commencement de l'ouvrage on lit :

c< Incipit legenda sanctorum que Lombardica nominatur hystoria ; » et à la (in :

c< Anno Domini M. cccc. Ixxx. die vero xxv mensis octobris. permagistrum Adam Steynschaberde Schuinfordia. magna cam diligencia impressum majorique correctum. in florentissima 6ebenn. civitate. Reverendissimo ac illustrissimo domino dompno Jeanne Ludovici (sic) deSabaudia. féliciter supra dicte ciuitatis episcopatum gubemante. »

In-folio — caract. goth. — à 2 col. — sans chiffres, réclames, ni signatures. — 184 feuillets.

L'auteur vécut au treizième siècle. D est appelé Jacobus de Vnragine parce qu'il était né à Varagio dans l'État de G^nes. n fut d'abord moine dominicain , et ensuite archevêque de Gênes. Ses Vies des Saints furent surnommées la Légende do^ rée^ et il en fut fait un grand nombre d'éditions. La plus ancienne est de 1474, sans nom de lieu. Cet ouvrage a été traduit en plusieurs langues.

DAMS LB XV® SiéCLB. 329

V. Quétif et Echard, Script, ord. prœdicai. I, p. 454-459. — Cave y Script. Eccles. hist. litter. p. 749. — Tiraboschi, Star, délia Utt. ùal. lY, p. 163 et 350. — Bolland, Pmfat. ad Act. Sonet, p. 19. — Fabricius, Bibl inf. lot. IV, p. 20.

Il y a trois exemplaires de ce livre rare dans la bibliothèque de Genève.

Jean-Louis de Savoie, évoque de Genève, dont la souscription fait mention, était frère d'Amédée IX, duc de Savoie. Son administration fut ruineuse pour la ville de Genève, et c'est bien gratuitement que l'imprimeur lui donne le titre de fhrentissima.

VII. Thomas de Aquino, TRACTATULUS DE ARTE ET VERO MODO PREDICANDI.

Petit in-folio de 22 feuillets — sans chiffres, réclames ni signatures — caract. goth. — 31 lignes, dans toutes les pages complètes. — Trois grandes lettres initiales (p. 1 , 2 et 3) portant dans leur encadrement i^\^ (magister Ludovicus Garbinus) .

Le titre :

«r Tractatulus solemnis de arte et vero modo predicandi ex diuersis sacrorum doctorum scripturis. et principaliter sacratissimi christiane ecclesie doctoris. Thome de Aquino ex paruo suo quodam tractatulo recollectus. ubi secundum modum et formam materie presentis procedit. »

A la fin :

c<Explicit tractatusfamosissimus de arte et vero modo predicandi. sanctissime christiane ecclesie doctoris Thome de Aquino. Jn ciiiitate Gebennensi Jmpressus per M. Ludovicum Cruse alias Garbini. Anno DominiM^. cccc°. Ixxxi®. x scptembris.»

Cet opuscule fut imprimé pour la première fois en 1473, sans nom de lieu, mais, à ce qu'on croit, à Nuremberg. L'édition de Genève est citée par Maittaire {Ànn. Typ. part. I, p. 427), et Panzer l'indique comme étant au couvent de Buxheim.

Louis Cruse, surnommé Garbini, est le second imprimeur de Genève. D succéda k Steynschaber, et imprima encore en 1482 et en 1495 (Voy. page 332).

Vin. fflSTOIRE D'OLIVIER DE CÂSTILLE ET D'AR- TUS D'ALGARBE ET DE HELLEYNE FILLE AU ROI D'ANGLETERRE ET DE HENRY FILS D'OLIVIER QUI GRANDS FAITS D'ARMES FIRENT EN LEUR TEMPS.

Brunet (Manuel^ tome III, page 558) donne ainsi le début de ce volume :

« Cy commence le liure de Olivier de Castille et de Arlus Dalgarbe, son très royal compaignon (translate du latin en françois par Ph. Camus). »

A la fin :

a Cy fine (?) listoire Dolivier de Castille.... imprimée i Genesve lan mil. cccc. Ixxxij. le iij jour de Juing. »

Sans nom d'imprimeur — avec des signatures A-1 3 — if folio — 67 feuillets.

V. Nie. Antonio, Bibl. Hisp. nov. t. II, page 251. — Br net. Manuel^ t. III, p. 558. — Denis, Suppl. Annal. Maitta page 146. — Ebert, II, page 230. — De Bure, BibL tVw n<> 3879 et 80.

ares

Celle éditioii, excessivement rare, est la seule avec date que Ton connaisse de ce roman au quinzième siècle ; mais il parait qu'on en fit à Genève une seconde édition sans date (Voy. n^ XXXI). On prétend que cet ouvrage fut traduit du latin en français par Philippe Camus, auteur fort peu connu, qui parait avoir rédigé quelques autres romans. Ils furent ensuite traduits en espagnol, et imprimés en désignant Philippe Camus comme en étant l'auteur. Il mit aus^ des romans espagnols en français'.

Olivier de Castille fut plus tard traduit en espagnol, en italien, en allemand et en anglais. On en trouve des extraits dans la Bibliothèque des Romans, 1781, t. U, 128 k 175, et dans les Mélanges tirés d'une grande bibliothèque, t. E, p. 78.

\slî 1482. — N» 2.

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