‹ Mélanges d'histoire littéraire (volume 3)Chapitre 24 sur 93 · CORRESPONDANCE. XCI · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE. XCI

Tainè et lui subordonaent ses deux frères, el cela est vrai sans doute, puisque les RooiainB ne parlent que de Gundicarius, comme chef de la nation. Je pense que dans la Loi Gombette il est nommé le dernier, parce que les deux autres ne laissèrent point de postérité, et parce que Gundahar était le père de son successeur Gundioch. Le premier périt par les Huns avec ^,000 Bourguignons, en i36; voyez Idatius. C'est là le sujet de la catastrophe des Nibelungs. Prosper dit qu'il périt avec sa race. Notre poème fournit encore une très-bonne explication de cela. Gundahar alla avec ses tères et Faite de ses troupes vers la résidence d'Attila, dans des intentions amicales; il y éclata une querelle sanglante, dans laquelle les Bourguignons succombèrent après la résistance la plus valeureuse. Nais il avait laissé chef lui un fîk en bas âge qui pouvait propager la race royale.

VArt de vérifier les date» a parfaitement raison. Le récit de Mallet ne se foode que sur un passage de VHUitoria nûscella , qu'on ne saurait opposer aux témoignages formels de Prosper et d'Idalius. Dans la fameuse campagne d'Attila eu 451, les Bourguignons ne combattirent pas contre Attila, quoi qu'en dise Jomandès ; Sidoine, qui était contemporain, les range parmi ses alliés.

J'oubliais un passage du poëme latin de Walthariua v. 115.

fnlereà Gibicho defUngilur, ipsequc regno Gunthariut successit.

Ce poëme me semble avoir été écrit dans le neuvième siècle d'après un original allemand.

Vous voyez que, quand on touche à un point de mes recherches, je prends le mors aux dents et il n'y a plus moyen de m'arrèter. N'existe-t-il aucun livre dans lequel Fhistoire si obscure de ce premier royaume des Bourguignons soit traitée à fond? Je crois qu'aucun passage des historiens ne m'a échappé, mais je n'ai pas encore compulsé en entier le texte de la Loi Gombette, ni les actes des conciles de ces pays-ci , pour voir si l'on y trouve quelques lumières.

Madame de Staël vous sera très-reconnaissante. Le temps est si beau que vous devriez bien venir passer un jour ici.

Mille amitiés,

SCHLEGEL

Coppêtt le 27 juin 4846.

Il y a un temps infini, Monsieur, que je n'ai pas eu le plaisir de vous voir et de causer avec vous. L'année dernière, l'ennemi nous coupa bien-

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