I VV NORWÉGIEN . SI ÉDOIS
puis les amours de Nectanèbe avec Olympias jusqu'à l'ascension d'Alexandre dans les airs et sa descente au fond de la mer*.
* A la fin de mon exemplaire de l'histoire d'Alexandre en vers suédois par Boo Jonsson se trouve une dissertation intitulée :
Dissert. Acad. de Ilistoria Alexandri Ma(jni a Boëtio Jonœ filio suecicis rythmis composita. — Prœside Joh. Lundblad, respond. Jonas Bekin. — Lundse 1802, in-4o.
L'auteur expose qu'au temps du roi Albert (136o-1388) Boo Jonsson, par son rang de Drotz- du royaume et son immense fortune, avait plus de puissance que le roi lui-même. (V. Petr. Elav. Strangh, Dissert, de Guhernatoribus regni Siieciœ, Upsal. 17oo, in-4o, p. 25.) Il cultivait les lettres et traduisit du latin en vers suédois V Histoire d' Alexandre. Elle contient tant de fables qu'elle n'a été tirée ni de Q. Curce, ni d'aucun autre historien latin.
L'auteur que suit l'illustre Suédois, dans plusieurs passages, se donne pour témoin oculaire des faits qu'il raconte, et il a voulu se faire passer pour un des personnages qui accompagnaient Alexandre, et l'auteur de la dissertation énumère les historiens compagnons d'Alexandre, ceux qui écrivirent ou ajoutèrent des fables à ses expéditions. Il cherche à découvrir quel est le modèle qu'a choisi Boo Jonsson, et d'après Fabricius, Barthius et d'autres critiques, il parle du faux Callisthène, qu'il croit avoir été traduit du persan par Siméon Seth, d'/Esope, de J. Valerius, du rhythme de .Saint-Annon et du poëme de Qualichino.
II n'a vu aucun de ces ouvrages, et il n'en parle que d'après ce qu'en ont rapporté d'autres littérateurs. Il conclut que Boo Jonsson a suivi J. Valerius, et il compare quelques-uns des récits fabuleux du poëme suédois avec les écrits des auteurs précédemment cités. S'il les avait mieux connus , il aurait vu que la descente d'Alexandre dans la mer et son vol dans les airs, deux fables qu'il allègue, ne se trouvent pas dans .Esope, ni dans son traducteur J. Valerius ; elles ne sont pas non plus dans le faux Callisthène, et il aurait dû conclure que Boo Jonsson ne l'avait pas suivi. C'est V Ilistoria de Prœliis qui a été son modèle; il cite de cette dernière l'édition de Strasbourg 1 489 , mais il croit que c'est une translation en prose du poëme de Qualichino, tandis que VHistoria de Prœliis a été la source de ce poëme, de celui de Boo Jonsson et de beaucoup d'autres récits fabuleux.
Il fait l'éloge du style du poëme suédois, et justifie les fables qu'il renferme en montrant qu'il en avait reçu l'exemple, et à cette occasion il indique l'Histoire de Joseph ben Gorion, dont le second livre ressemble tellement au poëme suédois, " ut ovum ovo non sit similius " (p. 13, note t]. .Si l'auteur de cette dissertation avait eu connaissance de l'édition qu'en a donnée Gagnier, il aurait pu juger par la comparaison que fait ce savant avec un manuscrit de VHistoria de Prœliis que cette ressemblance était fort naturelle, puisque l'auteur hébreu et le poëte suédois avaient suivi l'un et l'autre d'une manière libre des exemplaires peu différents de VHistoria île Prœliis.
HISTOIRES FABULEUSES u'aLEXAXDHE. 1 4Ô
Les aventures fabuleuses d'Alexandre, dont Torigine est ancienne, et qui ont été répétées sous tant de formes et en tant de langues, méritaient de former une classe de romans aussi bien que les hauts faits d'Artus, de Charlemagne et du Cid. Il semble que M. Villemain* ait considéré Thistoire fabuleuse d'Alexandre comme une suite du roman de Charlemagne, comme une nouvelle application des faits de la prétendue chevalerie fondée par ce dernier prince. Mais il faut reconnaître que le roman d'Alexandre, dans sa source alexandrine, est bien plus ancien, et qu'il l'emporte sur les autres classes de romans par le nombre de ses branches. On ne peut donc y voir un développement de la chevalerie telle qu'elle résulta de la renommée de Charlemagne. Les écrits romanesques sur Alexandre forment une classe a part , et c'est à en faire entrevoir l'origine , à en indiquer les ramifications que ces recherches sont destinées,
' Hist. du moyen âge, t. I, p. 249, 250.
Nous reproduisons ici un Iragmenl d'une lettre adressée par M. Berger de Xivrey à M. Favre-Bertrand : elle est en date de Paris, 25 janvier 1 830.
« Travaillant depuis deux ans à la publication du faux Cal-
lisihène, je le ti'ouve, comme vous, malgré sa fiivolité apparente, cui'ieux et important. Il avait paru tel à M. Boissonade qui eut un moment l'idée de le publier, ainsi qu'il me l'a dit lui-même, en m'encourageant à cette publication. Je l'ai entreprise d'après les conseils de M. Hase
« Comme l'a prouvé M. Letronne dans son examen deJulius
Valerius (Journal des Savants, oct. 1818), cette histoire romanesque d'Alexandre, qui a fait les délices de l'Orient et de l'Occident pendant tout le moyen âge, remonte, par une succession non interrompue, au temps même du conquérant macédonien. Le texte primitif, écrit à cette époque eu Egypte, nous est arrivé de transcription en transcription, altéré, brodé pai' la plupart des transcripteurs, tel enfin que nous le présente une dixaine de manuscrits grecs existants aujouid'hui eu Europe. D'Egypte le faux Callisthène passa chez les peuples orientaux, dont l'imagination ne pouvait manquer de l'accueillir avec empressement. Il est en effet trésr(*pandu parmi eux. L'Occident le produisit en lalin, puis dans les langues modernes avec une quantité de variations curieuses pour l'observaleur par la bigarrure de leurs couleurs locales qu'elles portcul là connue une date et un signalement. J'ai compté jusqu'à vingi-(|ualie manuscrits latins; ceux de la Bibliothèque du roi ont entre eux les plus grandes différences et sous le rapport du style et sous (!elui des récils. Les Grecs eux-mêmes ne se sont pas con-
1 'l8 APPENDICE.
tentés de l'ancien texte, et le Callisthène en grec moderne, dont M. Boissonade m'a communiqué une édition imprimée à Vienne en 1810, est encore un des livres le plus lus parmi le peuple de la Grèce.
«Je publie trois textes : le grec ancien, le latin elle vieux français. Je cite les autres textes, soit dans les notes, soit dans la dissertation qui précède ce long travail. Il paraîtra, j'espère, dans le courant de cette année »
M. Berger de Xivrey a renoncé à publier cette édition. Il a donné dans le tome XIII des Notices et Extraits des ins. un mémoire et des extraits du faux Callisthène. Cependant ce même savant a publié en grec avec traduction française :
La lettre d'Alexandre à Olympias et à Aristote, d'après le ms. de la Bibliothèque du roi, n" 113 du supplément, du folio 148 verso au folio 151 recto. (Tradit. tératol. p. 334-345.)
La lettie à Olympias, en grec, avec traduction fiançaise, d'après le ms. 1675 de la Bibliothèque du roi, du folio 35 verso au folio 38 verso. {Ihid. p. M9-S11.)
Avec la lettre de M. Berger de Xivrey nous en avons trouvé une autre, que M. Favre-Berlrand avait adressée à M^"" A. Mai. Nous la reproduisons également avec les notes d'A. Mai dont elle est accompagnée.
« Puisque Monsignor Mai veut bien avoir la bonté d'examiner, à son grand loisir, le roman grec du faux Callisthène, M. Favre- Bertrand prend la liberté de lui remettre une liste des principales traditions fabuleuses sur Alexandre, et il serait bien reconnaissant si Monsignor Mai voulait bien marquer en marge si ces traditions se trouvent ou ne se trouvent pas dans le Callisthène.
Histoire de Nectanèbe et d'Olympias.
Esisto nel codice questa istnria fol. 1 et seq.
Nectanèbe précipité par Alexandre.
Si teggc nt fot. 1 i.
APl'EMUCK. Ii9
Alexandi'e doiiiple Bucéphale.
Fol. 16.
Querelle d'Alexandre avec le prince Nicolas.
Fid. 18.
Alexandre en Lucanie on Lycaonie. Sminiission des Homains.
Non dire Lucania, ma irx/.ix.rv y/opav. / Romani si sottometlono fol. iH.
Alexandre trouve en Egypte la statue de Neclanèbe.
Fol. 54.
Alexandre déguisé pénètre dans la tente de Darius. — Il traverse un fleuve congelé.
Tntto cid è nel codice fol. 23 sq.
Honneurs rendus en Phrygie par Alexandi'e aux niànes d'Hector et d'Achille. Les vers qu'Alexandre adi'esse à Achille et qui contiennent la généalogie des rois d'Epire sont-ils dans le Callisthène?
Fol. 47. Onora solamente Achille. Mancano i versi délia genealogia dei re d'Epiro.
Alexandre emploie des statues d'airain rougies au feu pour repousser les éléphants de Porus.
Fol. 93.
Arbres qui sortent de terre au lever du soleil et qui y l'entrent à son coucher.
Oiseaux qui lancent du feu.
Montagne de diamant. Chaîne d'or. Palais du Soleil. Le Phénix.
Mancu nel ms.
Les arbres du Soleil et de la Lune.
Fil. 101-102.
Aventuie chez la reine Candace.
Fol. 104 sq.
Alexandre transporte au nord une nation de Scythes : à sa prière deux montagnes se rapprochent et il en ferme l'entrée avec des portes de fei-.
Mnnra nel ms-.
La caverne des dieux.
Fol. m.
Lettre d'Alexandre à Olympias où il raconte son voyage ' aux colonnes d'Hercule, chez les Amazones, les Troglodytes et l'île du Soleil.
Fol 118. — ' rnancfi.
Ascension d'Alexandre au ciel par des griffons. Descente d'Alexandre au fond de la mer.
Recherche de l'eau d'immortalité par Alexandre dans le pays des Ténèbres (tradition persane).
Manca ml ms.
Y a-t-il dans le faux Callisthène quelque chose qui puisse autoriser à croire que cet ouvrage ait été traduit du persan en grec par Siméon Seth, comme le dit Fabricius, Bibl. grîEC. t. III, p. 36, éd. Harles?
Non trovo iiienle net ms. clie ronfermi tal- sospetto.
Quelques lignes du commencement du roman en grec pour pouvoir juger du style.
Lo stile è molto deho'.e e rozzo.
De quel temps est le manuscrit?
Codice vaticano 1536 cartaceo, in-i" piccolo, récente, del sec. XV o XVI. Comincia : KaXXiTÔivr,? E(ïTcp'.c"^'pâcio; 'EAAvivojv tricj-j-f «tJ<àa£vo; • cûro; torrooEÎ jtat Xé-j'eTai 'aoltÔ. tùv fixaù.éx 'AX£;a.v^pov. — 'ÀfiaTo; â'oy.st -j'Evsaôai x,cù "ysvvatoTa- To; 'ÂXc'^avS'poç o twv Ma/.E'S'ovwv jBactXcû; • î^'ito; Trâvra 7;oir,cr3C}/.£vo;, cuvap-j-oùdav aÙTM EÛpùv Taîî àpsTal; ty)v Trpovoiav • tocoûtov -^kç sv IxâcTto tûv IÔvwv iroXêfAâv xai iLa.-/^6iLVtoç Sir,-^t y povov Sffov oùx T.px.si toIî PouXojae'vsi; rà; wo'Xsi; àj^pt^w; Igtoçriaxi • ràî ^à 'AXs^âvS'pou wpâ^êtç xal ràç àpsràç toû cwu.aT&î aùroi» xal tt; 4'"X''îî îcsol TYiv ToT; êpi'oiç EÙTU/^fav, xaî ttiv àvjptav rS'ïi XE'-yop.Ev, tt.v àpx^Tiv àirè tcù "yE'vouç aÙTOÙ TCOioûaEvoi, y.at rivo; rv warpo; u'tb? • àTCarwvTon "j'àp &>. ttoXXcI Xe'-j'ovteç aùtÔv aîvai Toù <I>iX£ir-;7CU y., t. X.
Fol. 130. Finisce l'opéra cosi: 'ErsXEÛT/.ffe XXc'^xvS'poç èv -rôj E poç etei toù xou- (j.5'j (6176) Èv TÛ te'Xei tyî; i/.y.T(ja-r,i Tsi«y,C(TTïi? ÈwaTr,; ôXuaTîiâ^o; • rrn 8ï ôXuL/.TTià; i'5icj ÉVïi ùo'. û. sic , tÔ 3'è TE'zapTOv ty;; ^aaiXEia; "Ay^a!^ fstC; TvpÛTr, èXui;!.- Tftàr rls^aTO ■ àrb S'a tyî; teXeutt,; AXE^àvS'po'j eu; t:^; tcj 0ecù X'J-vc'j e/. Trasôc'vo-j oaf/coiaêcoî ÉVr, Tx.â' (324'.
Cod. Ms. Diblwth. pull. Basil. A. //. 34.
Cod. chai'tac. fol. saec. XV exeunt. — Multi insunt iractalus théologie!, num. XXIV, quos enumerare longum est. — Extremi sunt : Articuli magni Joa. Huss. — Passio magni Joa. Huss. — Dialogus de haeresi Boheniita?, tractatus Eustaiii Cardinalis. — CoUatio magni Joa. de Ragusio in concilia Romana in exequiis.
Liber est a Joa. de Lapide, eujus nomen prœscriptum est, Bibliothecte Fratrum Cartliusianoruni dono datus.
Incipiunt excerpta de vita Alexandri M. fol. 309.
« Sapientissimi nanique Egyptii scientes mensuram terrse atque undis maris dominantes, et cœlestium ordinem cognoscentes, iidem stellarum cursus putantes, tradiderunt eum universo mundo per altitudinem doctrinte et per magicas
Fol. 318, p. 2, fm.
« Deinde amoto exercitu venit in campuni, in quo erani aiboies mira? celsitudinis, quîc cum sole oriebantur et cum sole occidebant, et ab hac hora diei prima exiebant de sub terra et usque ad horam sextam ; ab hora autem sexta usque ad occasum solis descendebant de subtus terra. Ist* autem aibores ferebant fruclum odoriferum. Et stalim ut vidil eas, prœcepit cuidam militi suo ut auferret ei de fructu illarum et mortuus est. Et continuo audierunt vocem dicentem, ut ne unus accédât et quidam ad ipsas propius arbores, quia quisquis propius accesserit , statim morietur. Erant autem in ipso campo aves mitissimie : qui autem volebat eas tangere, exiebat ignis ex iis et incendebat eum. Amoto post hoc exercitu venerunt ad quendam montem adamantinum , in cujus ripa pendebat catena aurea, habebatque ipse nions gradus ex lapide sapphiri duo milia quingentos, per quos ascendebant homines in ipsum montem. Et invenit ibi palatiura mirabile nimis, habens luminaria ex fenestris et regias ex auro, et vocabatur domus solis, et erat ibi templum lotum aureuni, ante cujus fores erat vinea aurea ferens botros ex margaritis et unionibus, et ingressus in eum cum principibus suisinvenerunt quemdam hominem jacenlem in leclo aureo ex pallis ornato cl auro textibus, qui tims vescebatur et opobalsamum bibebat, et eiat corpore magnus et spe-
i 52 APPENDICE.
ciosus valde , barbam et caput habebat album sicul iiix, indulus banibancinea isio veste. Quem cum vidisset, adoravit ipse et principes sui, quibus senex dixit : Forsitan videre cupitis sacratissimas arbores solis et lunae, quae annuncient ventura. Quo audito Alex, repletus gaudio niagno dixit illi : Eiiam, Domine, volumus videre illas. Ait senex : Si mundus es lu et principes tui, licettibi in ipsum locum intrare, quia Deoruni est. Alex, respondit : Mundus sum a masculi et femin;e commixtione. Tune erigens se dixit illis : Ponite anulos et vestimenta et calciamenta, et sequimini me. Alex, jussit principes suos stare , et posuit anulos et caetera cum Ptolemîeo et Antigono et Perdica et secuti sunt eum, Igitur iugressi sunt silvamqu.T erat intra majusedificium, erantque arbores ipsius silva? similes lauro et olivie. Ex quibus currebant largissime thus et opobalsamum, et erant altœ ipsse arbores pedes C. Deinde ambulantes viderunt arborem excelsam niniis quit nec folia uec fructus habebat, et sedebat in ea avis magna habens in capite cristam similem pavonis et fauces cristatas circa coUum fulgentes ut aurum. Postea purpurea extra caudam roseis pennis in qua erat ceruleus nilor. Dixitque ei senex : Ha^c avis quam admiramini, et fenix (sic). Deinde venerunt ad arborem solis et lunte, et dixit ei senex: Surge, respice et si quid interrogare volueris, cogita et palam nolidicere. Dixit ei Alex. :Qua lingua dabunt responsa in (sic) arbores. Gui senex : Arbor solis indico sermone incipit loqui et grœce finit; arbor vero lunœ graîce incipit et indice finit loqui. Tune Alex, osculatus est propius arbores et cogitavit, si triumphans reverteretur Macedoniam. Tune arbor solis respondit indico sermone dicens : (Quia) interrogasti nomen meum, Alexander, dominus eris orbis terrarum, sed Macedoniam nuUo (?) videbis, quia fata tua sic finierunt de te. Deinde dixit ei arbor lunœ : Alexander jani plénum finem ;etatis habes et decipeie te habet {sic) quem minime speras. Gui Alex. : Die mihi, sacratissima, quis me decipere débet? Gui arbor : Si dixero libi, illum occides et jam mutabitur quid fata de te ordinaverunt, et irascentur mihi ti'es sorores, qua- sunt Dese fatoruni, id est, Clotho, Lachesis et Atropos. Igitur non morieris feiro sicut speras, sed veneno, et in parvo tempore dominus eris terrœ. Inter lifec dixit senex, qui ducebat eos : Alex, noli amplius vexare arbores interrogando, sed revertanms : et inde reversus est unde venerat cum Alexandre et comitibus suis. »
Le roman de Julius Valerius a été, comme nous l'avons vu (page 54), l'origine des reclierclies de M. Favre-Bertrand sur les traditions fabuleuses d'Alexandre : nous reproduisons ici l'introduction dont M. Favre-Bertrand lit précéder l'examen de Julius Valerius dans la Bibliothèque Universelle de Genève (1818) qui est consacrée à l'élude de V Itinéraire d'Alexandre.
Itinerarium Alcxaiidri ad Conslantïum Augustiun Constanlïnï M. filhtm, edente itiinc priiniim ciini notia AnfjeJo Mai. — Med'iolunï 1817» in-8° et in-4, p. xvni et 82.
Les conquêtes d'Alexandre offraient le plus beau sujet historique, et de nombreux auteurs le saisirent avec empressement. 11 ne nous reste presque rien des écrits contemporains, et c'est dans des auteurs postéi-ieurs de plusieurs siècles à Alexandre qu'il faut lire ses exploits, examiner ses vues et chercher les débris de ses premiers historiens. Non-seulement plusieurs des généraux d'Alexandre avaient composé des mémoires, mais il avait encoie à sa suite des philosophes qui devaient écrire ses actions. Les uns, tels que Cullisthène et Onésicrite, remplirent leurs écrits de fables, dans le but de flatter leur héros, tandis que d'autres altérèrent la vérité, parce qu'ils ne surent pas résister à la tentation de mêler du merveilleux au récit d'une expédition lointaine et étonnante. Un petit nombre résista à la corruption et à la faiblesse. Ces historiens, et ceux qui les suivirent, ont été appréciés avec beaucoup d'érudition, de critique et de talent dans le grand ouvrage de M. de Sainle-Ci-oix. Fabricius a aussi donné une liste raisonnée des historiens d'Alexandre. Ni l'un ni l'autre ne parle de Vllinéraire que M. Mai vient de publier, et qu'il a découvert dans un manuscrit de la bibliothèque Ambrosienne , à la suite d'un autre ouvrage qui forme la seconde partie du volume dont j'entreprends de rendre compte. Le manuscrit qui les renferme paraît être du neuvième ou dixièuM' siècle. L'auteur de cet itinéraire est inconnu, mais il
vécut au quatrième siècle, puisqu'il dédie son ouvrage à l'empereur Constance, fils de Constantin le Grand.
]M. Mai, dans sa préface, jette un coup d'œil sur les actions d'Alexandre et fait l'éloge de ce héros. Il montre que la rapidité d'un itinéraire historique semble s'accorder avec celle des conquêtes et de la vie du fils de Philippe, et que plusieurs écrivains contemporains adoptèrent cette forme et ce titre. Notre anonyme vivait dans un temps où les monuments primitifs de l'histoire d'Alexandre n'avaient pas tous péri, et son accord avec Arrien paraît à M. Mai une preuve de sa véracité. Cependant il diffère de cet historien sur un assez grand nombre de points, pour qu'on ne puisse pas l'accuser de n'être que son abréviateur. Il s'énonce avec plus de modestie qu' Arrien, et l'on doit lui savoir gré de rejeter les traditions fabuleuses dont tant d'historiens d'Alexandre, dans tous les âges et chez toutes les nations, ont taché leurs écrits.
A la fin de la préface, M. l'abbé Mai remarque que quelques critiques, qui ont connu cet ouvrage , paraissent l'attribuer à Julius Valerius, traducteur de la vie d'Alexandre, qui fait la seconde partie de ce volume. Leur opinion ne semble fondée que sur la réunion de ces deux écrits dans les mêmes manuscrits, et cette preuve est si faible , qu'il vaut mieux ne pas chercher à la faire valoir.
L'ouvrage anonyme commence par une assez longue dédicace à l'empereur Constance, alors occupé de la guerre contre les Perses. On y apprend que l'auteur avait aussi composé un Itinéraire de Trajan. Il compare Constance aux deux princes sur lesquels il a écrit, et l'encourage par l'exemple et l'éloge des grands personnages de sa famille'. Il donne ensuite l'abrégé de la vie d'Alexandre , depuis sa naissance jusqu'à sa mort , et j'ai déjà remarqué qu'il ne se mêle presque aucune fable à son récit ; il se borne à dire qu'il est incertain si Philippe ou Jupiter Ammou était le père de son héros. Avant de raconter la grande expédition en Asie, il
* Gap IV. « Quamquam scio majora longe felicioraque quœ profecto sint vobis exempla de maximis Constantinis pâtre et fratre ; certe ( quœ priera sunt tempera etiamsi meritis secuiida tu feceris") ipsos illis, si quis functis est sensus, voto accessuros existimo. ■■ — J'ai cité ce fragment comme échantillon de l'embarras et de l'obscurité que l'anonyme est capable de mettre dans son style. Aussi M. Mai at-il jugé convenable d'ajouter en note une espèce de paraphrase (le ce passage. Si l'on lit tempore au lieu de tenipora, la période devient plus claire et plus symétrique.
donne un précis Irès-abrégé et peu exact des conquêtes d'Alexandre en Europe. Il dit qu'il parvint au delà du Mseotis, qu'il soumit les Coths, les Dahes, les Mœsiens, les Illyriens , les Dalmates, et qu'il ruina Thèbes. Notre anonyme n'attribue point la mort d'Alexandre au poison, mais aux excès qu'il flt à un repas chez Médius, où il vida la coupe d'Hercule'. La fin de ['Itinéraire manque, et les deux derniers chapitres sont les seuls qui présentent quelque chose de fabuleux. L'auteur y raconte le voyage d'Alexandie aux colonnes d'Hercule. On sait que les anciens ont placé ces monuments, non-seulement au détroit de Gibraltar, mais encore dans le Pont et dans l'Inde. La flatterie cherchait toujours à faire marcher le roi de Macédoine sur les traces de Bacchns et d'Hercule -, et notre auteur raconte, sans paraître y ajouter foi {si quis aiirem ad fidem dicenlifi indinet) que son héros parvint jusqu'à ces monuments. Ces colonnes étaient hautes de douze coudées : l'une était d'or, l'autre d'argent. Alexandre fit sonder la première, et cette opération fournit assez d'or pour eu faire quinze cents pièces. Il passa ensuite par des lieux extrêmement obscurs^, et parvint aux rives du Thermodon Ici finit le manuscrit incomplet de la bibliothèque Ambrosienne.
Je ne ferai point un extrait suivi de cet itinéraire, qui, ainsi que je l'ai déjà dit, suit assez généralement Arrien. Je me contenterai d'en rapporter quelques passages.
Les historiens ont donné des détails sur la figure d'Alexandre ; l'abbé Harthélemy et M. de Sainte-Croix ont tracé le portrait de ce prince, et la découverte d'un hermès portant son nom a fourni le moyen de le reconnaître dans plusieurs autres monuments antiques*. On peut comparer ces renseignements avec ceux que donne notre itinéraire : < Il avait, dit-il, le regard pénétrant, le nez légèrement aquilin, le front découvert, quoiqu'il eût beaucoup de cheveux, qui, par la violence de l'exercice du cheval, avaient pris une
' l>'auteur ajoute ici au récit d'Arrien des détails tirés de Diodore. (V. Sainte- Croix, Examen des Hist. d'Alexandre, p. 498,499.) Sur la maladie d'Alexandre, voyez la trad. d'Arrien par Chaussard, t. II, note, p. 41 1, 412.
2 Stràbon, t. XV, p. 688.
■' Les romanciers persans parlent de la région des ténèbres (ju" .Alexandre voulut traverser pour chercher la fontaine de l'immortalité. Il en est aussi question dans l'Histoire du .luif .losepb, fils de Gorion.
* V. Visconti, Ivonwiraphic grecq. pi. 39 et t. Il, p. 38, 39.
direction en aiiièn; '. )- Ce dernier caraclèi-e se trouve dans les (tHes antiques d'Alexandre, et le passage que je viens de citer confirme la manière dont le célèbre Visconti a interprété l'expression par laquelle Élien le désigne'-. L'anonyme continue le portrait d'Alexandie dans les deux chapitres suivants (XIV et XV), et le termine par un trait de flatterie , en annonçant une ressemblance frappante entre Alexandre et Constance '\
Je citerai encore la description du pays d'Ammon. Callisthène, Aristobule, Diodore et Quinte-Curce avaient écrit que des corbeaux servirent de guides à Alexandre à travers le désert. Ptolémée racontait que deux dragons le dirigèrent. Notre auteur rappelle ces secours merveilleux en alléguant le récit de gens qui , dit-il, étaient ennemis des fables. Il peint ensuite l'aspect de cette région : « Au milieu d'une immense mer de sable, le pays d'Ammon offre un aspect cultivé; les arbres le parent de leur verdure, des bois l'ombragent, le soleil n'y pénètre pas et de belles eaux y coulent. Cette région est riche par l'abondance autant que par son Dieu. On y remarque la beauté des prairies, l'émail des fleurs, la teinte verdàtre des oliviers, les présents enivrants de Bacchus, les fruits et la chevelure des palmiers, les eaux qui tombent en cascades et le murmure des ruisseaux'*. » Il ajoute qu'on y voit des sources dont l'eau est chaude pendant la nuit et fraîche pendant le jour, et qu'on y tiouve des morceaux de sel que la nature a façonnés en forme d'œuf. Cette description est tirée en partie d'Arrien, de Diodore et de Quinte-Curce. Ces auteurs donnent le nom de Fontaine du Soleil à celte eau, qui était alternativement froide et chaude , et suivant le rapport des voyageurs modernes , elle existe encore avec la même propriété dans l'oasis qui fut appelée Santaryah par les Arabes du moyen âge, et qui porte maintenant le nom de Sioiiah. On y voit encore le sel dont parle notre auteur, ainsi que des pierres coquillières , alléguées par quelques physiciens de l'antiquité^,
1 Cap. XIII — « ex quo lecliuam comam jacere sibi in coutrarium fecerat. •
' yElian. Var. Hist. XII, 14. 7r,v [aÈv -j'kj) )ciariv àvxasuùsSai aCi-M. — V. Viscouti, ibid, t. II, p. 38, note 2. Les histoires fabuleuses disent qu'Alexandre avait un œil noir et l'autre pers, etc.
^ Cap. XV. " Quippe ego tibi Alexandrum dixerim, tu te videto. Nam nec blandiri proposui, et nolo videri auribus gratiosus, ubi oculis judicare de te tuis omnibus lucet. " — M. Mai avertit que le manuscrit porte luccf et non licet.
* Cap. LI.
s .Str;tlo ci/iikI Strahon. t. I, |>. 10. — Olympiod. ((/)/((/ l'Iiot. l'Jl.
APPENDICE. l.")T
pour prouver (pu^ les oasis, lieux fertiles entourés de sables, avaient été une fois de la mer. Ce pays a toujours été célèbre par ses palmiers et ses eaux ', et vers le quatrième siècle c'était, comme les autres oasis, un lieu d'exil -.
M. Mai , dans sa préface, a remarqué que Du Gange et Chifïlel avaient probablement connu Vlliiicraire d'Alexandre. Il aurait pu , avec plus de certitude encore, ajoutera ces deux noms celui du célèbre jMuratori, qui, dans sa jeunesse, en copia un morceau contenant les 32 premiers chapitres de l'édition de M. Mai, et le publia ensuite dans ses Aitllquilés itaHiiues^. Le manuscrit dont il se servit était à la bibliothèque Ambrosienne; il était incomplet comme celui de M. Mai, mais il y a tant de différence entre les imprimés, qu'on ne peut croire que les deux éditeurs aient fait usage du même manuscrit. D'ailleurs, Muratori ne parle pas de l'ouvrage de Julius Valerius, qui est si intimement uni à l'Itinéraire dans le manuscrit de M. Mai. En comparant ces deux éditions, il faut se souvenir que Muratori avertit qu'en faisant sa copie, il s'est permis plusieurs corrections, dans le but de donner un sens à ce qui lui paraissait n'en avoir aucun. Le jugement de Muratori sur cet ouvrage peut intéresser, et j'en donne en note quelques fragments*.
L'histoire littéraire remarquera encore dans Vltliiémire d'AJea-nndre une courte notice d'un ouvrage de Varron, que l'on connaît sous le litre d'Ephéméride ^, et dont les grammairiens ont cité
• Diodor. Sic. XVll, 50. — .Strab. XVM, p. 838. — Saffiedin Abdalmoumen, cité par Schultens dans VIiul. georjr. in vit. Saladinis, au mot Thebais. — Abulfeda, Descript. jEfjupt. p. 4, édit. Jlichael.
2 V. sur l'oasis de Siouah ou d'Ammon le voyage de lîrown et ceux de Ilorneman, avec les remarques de W. Young et le mémoire de ^X. Langlès. s Dissert. XLIV, t. III, col. 937-962.
* " Atque heie fateor, me ancipitem diii olira stetisse, num inter historias a sciolo aliquo serius fictas recensendum esse opusculum cujus fragmenta mihi occurerunt inter Ambrosianse IJibliothecae codices manuscriptos cum hoc titulo :
Itinerarium Alexandri Vetustissimus erat simulque pervetustis characte-
ribus exaratus ille codex Doleo nunc , me caetera non descripsisse
Heic autem et stili vigor et prœfationis séries judicare videntur scriptorem non
alienum rêvera ab œtate Constantii Augusti et Latinuni potius quam Grœcum
Proindè in eam conjecturam abi, non esse forsan hoc opusculum imposturam sîpculorum subsequentium . . . . ■■
s Ephcmeris navalis. On peut croire que c'est le livre cité sous le nom de Litoialid, par Solin et Servius, et sous celui de Libri navales, par Végèce et Jean de Salisbury.
\')H APPEXEICE.
quelques mois. Notre auteur enseigne qu'il était destiné à Pompée, qui partait pour l'Espagne, et que Varron le composa dans le but de lui faire connaître la mer et les vents '. Cela est exprimé dans un langage presque inintelligible. Je remarquerai en passant que le grand Pompée demandait quelquefois des renseignements à Varron, eî que lorsqu'il fut consul pour la première fois, Varron composa pour lui, et à sa prière, une Introduction- pour lui rappeler comment il devait présider le sénat '.
M. Mai a indiqué quelques points d'histoire sur lesquels le récit de {'Itinéraire diffère de celui d'Arrien ; mais pour juger, sous ce rapport, de l'utilité de notre anonyme, il faudrait le comparer à tout ce qui nous reste sur Alexandre, examiner s'il renferme des faits nouveaux et rechercher leurs sourcesu Ce travail excéderait les bornes de cet article. Je ne déciderai donc pas si l'histoire gagne à la publication de l'Itinéraire d'Alexandre, et je me bornerai à dire quelque chose de son style. jNJ. Mai, tout en convenant de la dépravation que le langage avait subie au quatrième siècle, cherche, par un sentiment naturel dans un éditeur, à justifier la manière d'écrire de l'auteur qu'il a découvert. Il convient qu'il est inférieur à Symmaque, mais il le compare et l'égale à Ammien-Marcellin. Cela paraît à peine un éloge*; cependant la négligence, la dureté et l'obscurité d'Ammien peuvent être excusées par son état de soldat et sa qualité d'étranger. Ces mêmes défauts se retrouvent dans l'anonyme à un degré plus considérable encore. On le voit sans cesse embarrassé pour exprimer par des phrases entortillées des idées conçues avec prétention , et qu'il assujettit à grand'peine à la construction grammaticale. Les fautes qui fourmillent dans le manuscrit lui donneraient un air tout à fait barbare, si M. Mai n'en avait pas coiiigé un gi-and nombre, et malgré ce soin
« Cap. VI. u Igitur si ïerentius Varro Gneo Pompeio olim per Hispanias militaturo librum illum Ephemeridos sub nomine laboravit, ut iu bal)iles res eidem gvessuro scire esset ex facili incliuationem oceani, atque omnés reliquos motus aërios prœscientiœ fide peteret ut (leg. aul) declinaret .... etc. » Muratori
a imprimé ■• ut res externas eidem gressuro aperiret, ne is oceatti peri-
cula peteret, utque omues reliquos motus aërios prœscientiae fide declinaret...»
2 Commentai iuin ciaa.-;o)-;".icov.
5 Aul. Gell. XIV, 7.
* Salmas. De Hellenist. pi œ fat. « Quis eompositione magis est iucouditus et lutulentus qiiam Ammianus Marcelliuus ? quis phrases umjuam usurpavit duriores, incouciuuiores ac rusticiores?. . . »
il (Ml reste encore dans son édition '. Il eût été à désirer que ce savant eî\l comparé à son texte le Iragnient que Mural ori a publié, et surtout qu'il lût parvenu à i-etrouver le manuscrit dont cet homme si laborieux s'était servi. On m'assure aussi que la Bibliothèque du roi de France aurait pu lui fournir des secours. Il aurait réussi par ces moyens à l'aire disparaître, non-senlemeiH rorthogi'ai)he vicieuse des copistes du moyen âge , mais encoie les leçons fautives qui déparent cet itinéiaire, et peut-être il aurait pu le compléter. La réputation que M. Mai s'est acquise par ses belles découvertes lui assure les plus grandes facilités pour les travaux de ce genre.
* J'ai cité plusieurs morceaux de l'Itinéraire, mais pour qu'on puisse mieux apprécier son style, je copierai encore ici un des morceaux que l'auteur paraît avoir soigne et orné avec le plus d'attention. 11 s'agit de la ville de Tarse et du fleuve Cydnus qu'Alexandre traversa à la nage (Cap. XXVIII) : « Ipse ubi Tarson invehitur, sudore etpulvere miles decens labore et honore regali, Gjduum amnem videt urbis ejus média pervadere, cœtu civium coronatum, nuindam facie, acutum frigore, nimium agmine, festinum mcatus (leg. meatu), ripis virenfem: delectatusque tali elemeuto seu flueuto, victus œstu ac desiderans frigoris , an ut fortitudinem sui intuentiiim civium theatro lactaret 'leg. jactnret], saltu pontem fluminis seandit ......
Dans quelques histohes fabuleuses d'Alexandre il est parlé d'oiseaux dont le regard amionçait si les malades guériraient.
Dans le Bealïaïre de Richard de Fuinival (Ms. franc, n" 7019"', in-fol. mediocri) tieizième siècle :
Delà Caleunire? — «Quand on U; porte devant un malade, s'il esgarde le malade emmi le vis, c'est signe que li malade garira, cl s'il s'en torne d'autre part qu'il ne le voelle regarder, on juge qu'il convient le malade morir. »
(Paulin Paris, Les ma. fninr. de la Bihl. du mi, [. IV, p. 24.)
Dans la vie de saint Macaire-Romain {Surii Vit. Sandor. 23oct.) on raconte que des moines, cherchant le paradis terrestre, parvinrent, à travers des solitudes ténébreuses, à une haute colonne placée par Alexandre à l'extrémité de la terre.
(Revue des Deux Mondes, 1842, t. III, 715.)
Surïi \\t. Sandor. 23 oct.
« Au sixième siècle trois moines orientaux cherchaient le paradis terrestre.... Un cerf, puis une colombe leur servirent de guides et ^
les menèrent jusqu'à une haute colonne placée par Alexandre à l'extré- "
mité de la terre. »
AXe^a'vSpou roû Maxe^svo; jSt'oç, TrôXeuot v.oà 9a:'vaToç. Venise, 1819.
(Prose grecque. — Grec moderne.)
Une courte description de la Macédoine.
Histoire de Nectanèbe et d'Olympias.
Naissance et éducation d'Alexandre.
Mort de Nectanèbe.
Le cheval Bucéphale.
Jeux olympiques.
Nicolas fils de Darius.
Après sa victoire sur Nicolas, Alexandre fait la guerre aux Cumani ; il les soumet.
En son absence, Anaxarque, roi de Pélagonie, insulte Olympias; Alexandre, à son retour, se venge d'Anaxarque.
Philippe nieiu'l. — Alexandre roi.
Lettre d'Alexandre à Darius.
Alexandre tait la guerre aux Athéniens, et les soumet. Les Romains font hommage à Alexandre.
Détail de leurs présents.
Alexandre entre dans Rome.
Conquête de l'Egypte.
Il va en Troade.
— enAnatolie.
Lettres de Darius à Alexandre.
Lettre d'Alexandre aux Juifs.
Ambassade des Juifs. — Discoui-s de Jérémie. Alexandre à Jérusalem.
Trait du médecin Philippe.
Rataille contre les Perses. — Fuite de Darius. Alexandre entre à Babylone.
Alexandre déguisé mange chez Darius. — Il est reconnu. Bataille contre les Perses. — Ils se soumettent. Mort de Darius.
Alexandre dans l'Ile des Bienheureux. (Très-grand chapitre. Guerre contre Porus. — Combat singulier. Mort de Porus.
Alexandre dans le palais de Porus.
Les Amazones.
Candace et ses deux fils Contauluses et Doryphore. Caverne des dieux.
Alexandre chez Candace.
Candace reconnaît Alexandre. Descente au fond de la mer.
Alexandre empoisonné.
Testament d'Alexandre. — Sa mort.
Mort de Roxane. — Leur enterrement.
Morale de l'histoire.
i62 APPENDICE.
YIÏl.
M. Favre-Bertrand avait réuni un assez grand nombre de notes extraites de quelques romans français du moyen âge, dans lesquels il est question d'Alexandre. Nous donnons ici celles qui nous ont paru compléter les Recherches qui précèdent.
Bibliothèque Protypograpkique ou Librairie des (ils dti roi Jean , publiée par Barrois, Paris 1830, in-i".
N" 1475. (Librairie de Bruges). — Le romani du roy Alexandre, commençant : « A gouverner mais. . » — finissant : « puisque pour la Boyne. »
N" 1478. C'est l'istoire du bon roy Alexandre, commençant : « Bonté et renomée... »
]Vo 1479. L'istoire du bon roy Alexandre, commençant : « Du pèi'e et de la mère... »
N'^ 1756. (Librairie de Bruxelles). — De Alexandre.
N" 1634. (Librairie de Gand) et n" 1287 (Librairie de Bruges). — Histoire de quels yens et de quele nacion descendit le très hault Empereur AUxandre le conquérant , commençant : « Temps conquit... »
N" 149. (Librairie de la Tour du Louvre). — Alexandre, en prose, translaté l'an 1341, par frère Jehan de Vignay.
N» 123. (Librairie de la Tour du Louvre). — Alexandre le Grand, rimé.
N" 167. Le restor du paon : et d'Alexandre, rimé.
N" 393. Le romani d'Alexandre et Ysopet.
N° 1778. (Librairie de Bruxelles;. — L'istoire Alexandre, Macchabeorum très libri, etc., tout en flamand, commençant : « Alexander Bucefael reed... »
No*9o5, 956, 957. Les Enseignemens que Aristote jist à Alexandre le Grand.