ARMÉNIENS
Les Arméniens, qni eurent des relations si suivies avec les Grecs de Constantinople, d'Athènes et d'Alexandrie, et qui transportèrent dans leur langue un si grand nombre d'ouvrages grecs, en reçurent la connaissance des romans sur Alexandre. Moïse de Chorène, célèbre historien et Uttérateur arménien, qui vécut au cinquième siècle, raconte que plusieurs auteurs prétendaient que Nectanèbe avait été le père d'Alexandre ' .
Les Arméniens traduisirent en leur langue un des romans grecs sur Alexandre ^, et il en existe encore des exemplaires.
* Moses Choren. lib. II, cap. 1"2, p. lO.o éd. W'histon.
2 Ang. Mai, de Philonis et Euseb. script, inédit, aliorumqiie libris ex Armeniac. ling. convertendis, p. LXXI : « Denique monstrabat mihi Zohrabus historiam quamdam magni Alexandri, valde tamen fabulosam, adeôque parùm optabilem, sive ea publico usui jam apud aliquam gentem prostet, sive secus.» — La version arménienne a été publiée à Venise 1842, in-S" (V. Geier, p. xxxv, not. 8; p. 230, not.) : " La biographie arménienne est, comme vous l'avez très-bien supposé, le Pseudo-Callisthène, mais dans la plus ancienne forme, ou du moins dans la forme la plus voisine de l'ancienne, dépouillée de ces adjonctions postérieures, la plupart si absurdes, quoiqu'elle contienne aussi bien que toutes les autres recensions de cet auteur beaucoup de merveilleux. Du reste cette biographie, comme le remarquent expressément les éditeurs arméniens dans la préface (et nous devons reconnaître dans ces savants méchitaristes les juges les plus compétents sous ce rapport) a été traduite dans le cinquième siècle de notre ère ; ils soupçonnent aussi que Moïse de Chorène, le plus fameux historien arménien, en est le traducteur, de même qu'ils pensent que ce même auteur doit aussi avoir traduit la Chronique d'Eusèbe en arménien. A la page 73 (le tout a 198 pages) se trouve l'apostille : « Ici finissent la naissance et les actions d'Alexandre , « Macédonien, par le sage Aristote ; nous commençons maintenant à parler aussi <■ de son expédition contre Platée, ville des Athéniens. » A la page 186 se ter-