Cf. page 40 et siiiv
DATES DU MVNUSCHIT ET DATES DE l'ÉDITION ^| "T
1. 1. 25. Pièce écrite sur piipier blanc, avec la grande et droite écriture, dont Victor Hu^o ne commence à user qu'en juillet i853. Cette pièce a donc été écrite en décembre i85/i ou en décembre i855, sans qu'il soit d'ailleurs possible de préciser davantage.
/. 3. 2. « Melancholia. » Cette pièce a été écrite en deux fois. La première partie, jusqu'à « Que ce travail haï des mères soit maudit «, est écrite en fine écriture et sur papier bleu, parfaitement identiques au papier et à l'écriture des pièces I. i. l\ ; I. i. 6, toutes deux datées de 1846. Pour la deuxième partie, le papier (bleu foncé) et l'écriture (plus grande, bien qu'inclinée) sont assimilables au papier et à l'écriture de la deuxième partie de « Magnitudo parvi» (de « 0 contemplation splendide » à la fin\ qui est datée de i855.
/. 3. 6. « La source ». Cette pièce est écrite en grande et droite écriture. Elle est donc postérieure à juillet i853.
/. 3. i3. « La Chouette. » Idem.
/. 3. 22. « La clarté du dehors » Idem.
/. 3. 23. «Le revenant. » Idem.
/. 3. 25. La pièce étant écrite en droite et grande écriture, ne peut être de i843 ; elle est de i854 ou i855.
7. 3. 3o. «Magnitudo parvi». Deux parties: la première partie, jusqu'à « 0 contemplation splendide », fine écriture et papier bleu analogues au papier et à l'écriture de la pièce 1.2. 28, qui est datée de i846.
//. 4. 4- « Oh ! je fus comme fou n
Ecriture et papier analogues à ceux de la pièce I. 2. 10, qui est datée de i846.
//. 4- 17- « Charles Vacquerie. »
Grande et droite écriture. Donc, postérieure à juillet i853.
//. 5, 19. « Au poète qui m'envoie une plume d'aigle. »
On ne trouve point de papier ni d'écriture absolument analogues. Cependant, l'écriture, presque droite, de cette pièce invite à l'attribuer approximativement à 1802.
//. 6. 4. « Écoutez, je suis Jean. »
Même papier et même écriture que les pièces II. 5. 10 ; 1. 3. II ; I. 2. i3 ; I. I. 24, toutes datées de i8'i(3.
//. 6. i4- « 0 goulTre!... »
Pièce écrite en grande et droite écriture. Donc, postérieure à juillet i853.
Les deux hypothèses possibles.
Il est un certain nombre de cas où la date de l'édition peut être h première vue considérée comme fausse : ce sont les cas où la date de l'édition est postérieure h celle du manuscrit ; il n'y a pas, en effet, d'autre manière de s'expliquer le désaccord \ Au contraire, dans les cas, de beaucoup les plus nombreux, où la date de l'édition est antérieure h celle du manuscrit, il y a une autre hypothèse possible : la date de l'édition pourrait représenter la conception et une première élaboration de la pièce, et le manuscrit ne serait qu'une dernière retouche, une copie, une mise au net. Selon cette hypothèse, les deux dates différentes du manuscrit et de l'édition seraient vraies chacune d'une certaine vérité; et l'on comprendrait que Victor Hugo eût donné dans son édition la date de la conception et du premier jet, qui est, en effet, la date intéressante.
Cette hypothèse n'a rien d'inadmissible a priori. On pourrait même tirer de l'examen du manuscrit certains arguments qui paraîtraient la confirmer. Mais on ne tarde pas l\ s'apercevoir que ces arguments n'ont rien de décisif; nous les donnerons successivement et nous les réfuterons à mesure.
1° Victor Hugo déclare lui-même que le manuscrit de « Ecrit en i8/|6 » n'est qu'une copie. On trouve, en effet, dans le manuscrit, à la fin de cette pièce, la mention «recopié le 12 novembre i85/( ».
Sans doute, mais rien ne nous oblige à ajouter foi à cette déclaration. 11 est certain que, dans le cas des pièces postdatées, les dates de l'édition sont fausses. Cette simple constatation ne sufhtelle pas à autoriser notre doute au sujet de la note « recopié le 12 novembre i85/i ». Il faut d'ailleurs remarquer qu'il y a un assez grantl espace dans le manuscrit entre les deux parties de cette note « recopié le... » et « 12 novembre i854 » ; « recopié le... » semble avoir été écrit après coni).