Huit chevaux blancs tiraient le chariot divin
De Jupiter devant lequel le clairon sonne.
El dont le cocher marche à pied, vu que
(personne IS'a le droit de monter au char de Jupiter.
i85 cl le grand char d'ébènc
.\vait, sur son limon de structure thcbaine, Pour cocher un seigneur nomme Patyram-
[phus
20(». F^'arnic'e ainsi partit de Lydie, observant Le nièinc ordn' jiiscju'aii Cnice, cl, de ce
[fleuve...
SaLIAT
Il poursuivit son chemin, et passant a ville de Phrygie nommée Anava, et un lac où sel s'engendre, il arriva en Colosses, qui « grande ville de Phrygie, où le flein'e Lmis perd sous terre dans un grand gouffre...
L'armée, tirant de Colosses es frontièrr^ 1 Phrygiens et Lydiens, arriva en la ville d. ( drara. . .
... où certains hommes artisans font miel fleurs de brières et de blé.
Au second jour, il arriva à Sardis.
... ; et faisaient les Phéniciens celui dont le c dage était de filasse, et les Egyptiens celui ci était de joncs.
Cette exécution faile, l'armée s'achcmi marchant le bagage le premier avec les bètei somme. Après suivaient pèlemèle des tro de toutes les nations sans aucune distinction unes d'avec les autres, trop bien se laissais elles environ le milieu**, et se fendaient poui se point mêler parmi la maison du roi. dei lequel marchaient premièrement mille hom de cheval choisis entre les Perses, lesquels naient leurs lances renversées.
A leur dos suivaient dix coursiers sacrés pelés Niséens...
Après marchait le chariot de Jupiter tiré huit chevaux blancs, qu'un charlier {i^ouvei à |)ied, pour ce qu'il nosl licite de monter de«
Et son charlier était Paliramphès, fils d' nés, seigneur Perse, lequel marchait dcvan
Cet ordre fui lemi De Cayco..., clc...
jusipi'au fleuve
Caj
• N. B. — Cette version et cette note siiiTiraicnt pour faire rejeter U traduc-tion de Larclier. D'aprè» elle, ^
•• N. B. — Cette plirasr (XL) do la tradiictinn de Saliat e»l iniiitollif(il>le ; les dcui idées disliiirlcs : « la moi
dans sa n'iinprcsnioii do Saliat (i8fi1) reproduit roiiscieiirieuacinciit cette plirase avec s.i ]iniictuati(in. — Cette {
LVRCIIER
passa près d'Anava, ville de Plirygic, et près étang d'où l'on tire du sel, et arriva à •ses, grande ville de Phrygie. Le Lycus y raît et se précipite dans un gouffre... irméc, étant partie de Colosses, arriva à ra, sur les frontières de la Phrygie.
où des confiseurs font du miel avec du myet du blé.
u mot « myrica » une note portant : « Le ;a des anciens est certainement notre tama-
peine fut-il arrivé à Sardis.
les Phéniciens en attachant les vaisseaux des cordages de lin, et les Egyptiens en se nt pour le même effet de cordages d'écorce blos.
rmée passa entre les deux parties de ce corps ; gage et les bêtes de charge les premiers, de troupes de toutes sortes de nations, mêle, sans distinction, et faisant plus de la é de l'armée. Elles ne se trouvaient pas avec ■ps d'armée ofi était le roi. Un intervalle dcrable les en séparait. A la tète de celui-ci it mille cavaliers choisis entre tous les s, suivis de mille hommes de pied armés ifjiies, la pointe en bas ; troupe d'élite, ne la précédente.
naient ensuite dix chevaux sacrés nisécns des harnais superbes...
Trière ces dix chevaux paraissait le char sacré ipitcr, traîné par huit chevaux blancs, et ère ceux-ci marchait à pied un conducqui tenait les rênes ; car il n'est permis à nnc de monter sur ce siège
Après avoir passé une ville de Phrygie appelée Ariane, et un étang où se fait le sel, il arriva à Colosse qui est une autre ville de Phrygie, où le fleuve Lycus se cache sons terre... L'armée de Xerccspartantde cette ville alla kCydre, qui est sur les frontières des Phrygiens.
... où l'on fait du miel avec de la fleur de bruyère et du bled.
Le jour d'après il arriva à Sardis.
Les Phéniciens avec des cordages, et les Egyp tiens avec des Joncs.
Le bagage marchait le premier, il était suivi de troupes composées de diverses nations, qui marchaient confusément, et qui faisaient plus de la moitié de l'armée. Entre ces troupes et le corps où était le roy, il y avait quelque intervalle.
On voyait marcher devant lui premièrement mille cavaliers d'élite, tous Persans, suivis d'autant d'autres, tout de même d'élite, qui portaient des javelines, mais la pointe baissée.
Après marchaient dix grands chevaux sacrés qu'on appelle A'iséens...
Ces dix chevaux étaient suivis du chariot sacré de Jupiter, qui était traîné par huit chevau.r blancs, que le cocher conduisait à pied, parce qu'il n'est permis à personne d'y monter
conducteur allait à côté : il était Perse, et elait Paliramphès, fils d'Otancs.
sortir de la Lydie, l'armée fit roule vers ique, entra en Mysie, et, laissant ensuite à gauche le mont Cane, elle alla du Caïquc .\tarnée à la ville de Carène.
Et son cocAer était un seigneur Persan nom mé Patyramphe, fils d'Otanes.
Ainsi l'armée partit de Lydie et observa le même ordre jusqu'au fleuve de Gayce... Et du fleuve (Lvïce.
eût parlé de niyrica ou de tamaris, non do fleur de bruyère.
'c » — et « l'intervalle q>ii sépare deux parties de cette armée » ont été confondues en mno abaolumenl la traduction de Saliat : ce n'est pas celle dont s'est servi Victor Iluffo.
une seule phrase. T.ilbot
Nous avons choisi ces passages comme groupant un grand nombre des emprunts de Victor Hugo; mais nous noterons au fur et h mesure des preuves tout aussi fortes en faveur de la traduction de Du Ryer. Les phrases prises telles qu'elles abondent : par exemple : « Quand Vannée eut passé le jlenve 'Haljs... » (vers 208). Au vers suivant (209), Hugo dit : a ... et l'on vit les sources du Méandre » ; Du Rjer porte : « ... où l'on voit les sources du Méandre. »
L'orthographe des noms propres aussi est significative. Nous avons déjà vu « Anane » dans Du Ryer, les autres donnant Anava. C'est encore (( Halrs » écrit avec un y ; Saliat l'écrit avec un i.
Les autres traductions donnent INIosches ou Moschiens, ou Moschois ; Myces ou Myciens ; Sogdiens ou Sogdois. — Du Ryer donne comme Victor Hugo : Moscjues, Micois, So^^des. Masange que pendant longtemps nous ne pouvions découvrir est en toutes lettres dans du Ryer; les autres portent Massages, etc., etc.
Ajoutons enfin que certains traits empruntés par Hugo à Du Ryer n'existent en aucune façon dans les passages correspondants des autres traductions : par exemple (vers 43) les doux aux bottines des Paphlagtmiens.
Ce serait toute Fédition qu'il faudrait citer d'avance ! On trouvera le reste dans nos notes.
n. — Mode d'exposition.
Pour éviter des groupements artificiels, et pour pouvoir être plus complet, nous avons réuni nos renseignements sous la forme d'une édition annotée. Lorsqu'une note se rapporte à plusieurs vers, nous l'avons rattachée, en principe, au dernier. Ainsi les notes se rapportant à l'ensemble de la première partie des Trois Cents ont été aflectées au vers 3o ;
« Et l'énorme noirceur cherche à tuer l'étoile ».
Sous cette rubrique : « vers 26-3o », à la suite des notes particulières aux vers 26-3o.
Pour tous les rapprochements avec Hérodote, nous nous sommes astreints à citer toujours le texte de la traduction Du Ryer. Les deux exemplaires que nous avons eus entre les mains, ceux de 1660 et de 1713 sont identiques, sauf sur un point : l'édition de 1-713 donne Anane; celle de 1660 donne Anava;