V. l'x. — L'écriture devient plus rapide et plus tourmentée
Aa mort est de l'amour le fond La tombe est de l'amour le fond [lugubre (lugubre
HARMONIES POETIQUES i8q
Deux vers inachevés qui ont été transformés dans l'édition :
chaque jour elle éclaire un chaque jour prend pour elle un
[humain [rêve de l'esprit
que l'homme adore un jour, dé- qu'un autre jour salue, adore, et
[trompé le lendemain [puis maudit
Str. lo.
croil adorer sa trace croit deviner sa trace
Dans la marge, en travers, une note en prose :
Note. Le miroir brisé. Chaque fragment est un soleil
Nous allons trouver tout à l'heure, à la str. ii le développement de cette image.
à la nue attaché à cette ombré attaché
dans ses rêves sans nombre dans ses reflets sans nombre
en croyant l'adorer, n'adore que en croyantl'embrasser, n'embrasse [son ombre
Str. II. F. i5 v°.
ose aspirer à ce divin miroir ose toucher à ce divin miroir
F. i6. — Au bas du 1° parmi les esquisses raturées de plusieurs vers une note en prose assez peu lisible:
Notes. Son regard en voit mille où l'esprit en cherche une (illis)
les rayons se brisent comme les systèmes se détruisent...
C'est bien l'idée des vers 21-22 sqq.
vérité, vérité, vérité, vérité système, opinion, mensonge, vé-
un jour éclatant sort de ces fraq- un jour foudroyant [rite
[ments F. 16 V.
criblé de vérités il s'écrie à cha- mais son œil partageant l'illusion
[cune [commune
mais l'atome en voit mille où le voit mille vérités où Dieu non
[Dieu n'en voit qu'une [a vu qu'une
brise à son tour son image brise à son tour son miroir
Str. 12. — En marge, note en prose pour la suite :
Nous le cherchons en vain et tu es la dernière erreur mais je t'abandonne aussi.
igO ETUDE SUR LES MANUSCRITS DE LAMARTINE
Str. i3. F. 17 v».
comme une goutte d'eau réfléchit une mer obscure où nage un disque [l'astre immense [immense
Le vers 9 : « Tout s'évaporerait « est inachevé sur le ms.
la matière, la vie et les êtres et la matière et l'esprit et les formes
[l'âme [et Tâme
F. 18. — Les vers suivants, d'une écriture tourmentée avec beaucoup de ratures et de surcharges. Puis un trait transversal barre la page et l'écriture reprend son cours limpide.
Le v. 12 reste inachevé :
comme Vapparence... à la réalité Ce qu'est la pâle image à la réalité
Str. i/i. — Les deux premiers vers manquent sur le ms. où Lamartine a écrit quatre rimes féminines de suite.
et me voilà louchant au bout de touchant au terme obscur de mes [mes années [courtes
qui, sortant de la terre surgi de la terre
d'où son flot est sorti dont il était sorti
où l'aquilon le roule où la vague le roule
Me fait payer la i>ie, au-dessus en variante: fait pitié de la vie. L'édition donne: fait horreur de la vie.
comme je le faisais dans ma folle comme je mesurais
[jeunesse m'envoie un des soleils qui me me retranche un de ceux [restaient encore
Un vers inachevé, non biffé, mais marcjué d'une croix en marge et qui n'a point passé dans le texte définitif:
Je ne les vois venir que comme un larcin.
11 est suivi de deux vers de même rime ce qui prouve (pi'il a été condamné aussitôt après avoir clé écrit (les v. a^-ati).
F. 19 v". — Quatre essais bai'iés à gros traits pour le v. 27: « Mais ternes, niais pâlis... »
Str. i5. F. 21.
s'évapore et fuit s'(''vapore et passe
sur ce moi fuqitif que je ne sais (jui doute de soi-même
qui regarde le ciel [si j'aime (pii regarde inic aurore