‹ Mélanges d'histoire religieuseChapitre 35 sur 109 · Tucenàa quxdam [Melam., xi · texte numérisé non relu

Tucenàa quxdam [Melam., xi

hitions qu'une naïve admiration de la nature. Labime entre les cultes orientaux et le christianisme se découvre précisément en ceci cju'aufcune im^ag'ination chrétienne n'irait chercher là un insigne du divin.

Ce grossier naturalisme n'était pas le seul péché de la religion isiaque. M. Lafaye en a relevé d'autres. L'Egypte était le pays de la magie; les isiaques s'adonnèrent à la divination sous toutes ses formes, astrologie, interprétation des songes, chiromancie, évocation des morts. On ajoute qu'avec le temps la religion devint plus spirituelle ; qu'à force de pratiquer les purifications rituelles, les prêtres conçurent l'idée d'une pureté intérieure, — au quatrième siècle, sans doute, lorsi^ue partout on sentit la nécessité de se hausser quelque peu au niveau du christianisme. Et il est vrai qu'au deuxième siècle Apulée parle des continences prolongées ' qui permettent de pénétrer dans l'intimité de la déesse. Mais tous les cultes, même ceux des sauvages, o-nt connu ces abstinences rituelles. Elles n'ont rien de commun avec les exigences d'une morale qui règle toutes les actions, toutes les paroles, toutes les pensées, et Apulée lui-même n'a vu aucun inconvénient à faire du panégyricpie de la déesse le dernier acte d'un roman licencieux. Et qu'on n'allègue pas que la déesse a tiré son héros du vice ! S'il

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