CHRONIQUE
Les prochains numéros contiendront :
J. Anglade, Nostrad arnica.
J. Bédier, E)e l’autorité du manuscrit d’Oxford pour l 'établissement du texte de la Chanson de Roland.
L. Brandin, Le Livre de preuve attribué à Rigaut, livre de bonne aventure du xme siècle.
G. Cohen, La scène de l’aveugle et de son valet dans le théâtre français du moyen âge.
G. De Gregorio> Note etimologiche italiane.
E. Faral, Le débat du clerc et du chevalier dans la littérature du xne siècle.
G. Huet, Le Lancelot en prose et Mèraugis de Portlesgue %.
A. Piaget, Les Princes de Georges Chastellain.
P. Rajna, L' Attila di Nicolô da Càsola (suite).
H. Suchier, La « Fille sans mains » (suite).
A. Thomas, Guillaume de Machaut et Y Ovide moralisé.
— Opuscules latins inédits d’Alain Chartier.
MAIMON
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tLPAame:
Dans l’étude qu’il a consacrée aux mots maimon et maimonet en ancien français, M. Thomas a consraté que maimon est d’origine arabe I. L’objet de la présente note est de jeter un peu plus de lumière sur l’histoire du mot arabe.
M. Thomas 2 rapporte une hypothèse de M. Barthélémy, d’après laquelle l’arabe vulgaire maïmoun « singe » ne représenterait qu’un usage métaphorique de l’arabe littéral maïmoun « heureux ». Les faits suivants m’ont amené à ne pas partager cet avis entièrement.
La plus ancienne source arabe de maïmoun qui me soit connue 3 est le dictionnaire arabe-espagnol de Bernardino Gonzalez, franciscain espagnol qui a vécu au commencement du xvme siècle. D’après Eguilaz y Yanguas, qui s’est sans doute servi du manuscrit décrit par Simonet 4, Gonzalez explique