Romania , XXXVIII
3. La plus ancienne source orientale accessible est le dictionnaire turc de Meninski ( Thésaurus linguarum orientalium, turcicae , arabicae , persicae..., Vienne, 1680, col. 5079), qui traduit maïmoun par : « Cercopithecus, simius, simia », en indiquant que le mot est usité dans ce sens en turc, et qu’il en existe un dérivé majmungi (c’est-à-dire maïmoundji ), « Simiarum rector. Chi tiene e fà giuocare i gatti maimoni » .
4. Simonet (Glosario de vous ibéricas..., Madrid, 1888, p. ccxx), parle de « Fray Bernardino Gonzalez, misionero Franciscano y lector de Arabe en Damasco », comme auteur d’un « Intérprete Arâbico-Castellano, escrito â fin del siglo xvn ô principios del xvm, cod. ms. ». Canes ( Dicciotiario Espanol Latino-Ardbigo , Madrid, 1787), qui pendant son séjour à Jérusalem en
maïmoun par « gato paus * 1 6 maimon ». Or Pedro de Alcalâ2 traduit gato paus par « quérd al yemén, curûd al yemén 3 », de même que4 mona concola « querd yemén ( sic ), curud al yemén », et 5 mono con cola « quérd al yemén, curud al yemén ». Les Arabes espagnols ont donc désigné une espèce de singe semblable à celle qu’on appelait maimon par le nom de « singe de l’Yémen 6 7 », l’Yémen étant, naturellement, l’Arabie du sud, rt E’jàoup.tov ’Apapia, YArabia felix des anciens. On sait que les singes se trouvent en Arabie presque exclusivement dans l’Yémen 7,
1755-57 (op. cit ., vol. I, p. 111), paraît avoir vu le manuscrit dans « la procuracion del convento de S. Salvador de Jerusalen », nous dit que le dictionnaire de Gonzalez a été fini à Jérusalem en 1709; sa composition a été commencée à Séville et continuée à Damas (Ibid., pp. xviii-xix). Des communications obligeantes de M. F. Guillén Robles, bibliothécaire de l’Université de Grenade, de M. Antonio Paz y Melia, de la Bibliothèque nationale de Madrid, et du R. P. Pedro Blanco, de l’Escorial, me font savoir que le ms. ne se trouve à présent ni à Grenade, ni à Madrid, ni à l’Escorial. Gallardo ( Ensayo , III, col. 82, n° 2373) enregistre comme se trouvant en manuscrit à l’Escorial un Epitome de la Gramatîca Arabiga de 1719 de Gonzalez, à cette époque-là « Lector de Lenguas en el Real Convento de Segovia ».
1. Covarrubias (1611, 1674) dit que Gatopaus signifie « una especie de mona con cola ». L’Académie espagnole (1734) ne donne que la forme Gato paul ; ce mot, donné dans les éditions successives du dictionnaire jusqu’à 1803, a été omis depuis 1817.