‹ Mélanges de critique bibliqueChapitre 7 sur 106 · Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu'il · texte numérisé non relu

Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu'il

avait faite, et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il avait faite.

3. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia parce qu'en ce jour Dieu s'était reposé de toute son œuvre que Dieu avait créée, qu'il avait faite.

4. Telles sont les origines du ciel et de la terre lorsqu'ils furent créés, lorsque lahveh-Dieu (7) (lanven-ELo- HiM) fit la terre et le ciel.

NOTES

(1) v. 2. Nous traduisons par flots le mot hébreu rEndM, communément traduit par abime. Trnôm a les deux sens (voy. le Dictionnaire de Gesenius). C’est ainsi qu’en français on dit la mer et les abimes de la mer. Mais à cette place le mot abime employé isolément n'offre aucun sens clair. C’est bien, d’ailleurs, des flots qu'il s'agit ici; tant que les eaux supérieures n’ont pas été séparées des inférieures par le firmament ou ciel, tant que la terre n’a pas été séparée des mers, le tout ne forme qu'une masse confuse que les flots recouvrent.

(2) v. 11a. « Sur la terre. » Le sens de ces mots est obscur. Aucune explication n’en a été donnée jusqu'ici qui nous paraisse satisfaisante (voy. le Commentaire de Knobel).

(3) v. 14b. « Les fêtes. » Nous traduisons ainsi le mot Môapim (du singulier MôED) que les Septante ont rendu par xœpot, la Vulgate par fempora, et à leur suite les traductions modernes par temps. Môep signifie proprement un temps fixe, une époque bien déterminée, et, par suite, une fête solennelle. On le trouve fréquemment employé pour désigner les fètes mosaïques (voy. le D'e de Gesenius, le Commentaire de Knobel, et Lév., XXII, 2, #4, 37, 44; Nomb:, X, 10, etc.).

La traduction exacte du mot Môapim donne à ce passage un caractère hiératique, qui tend à confirmer le fait de son introduction récente dans le texte.

(#) v. 21 à. « Qui nagent » (RaMmAS). Littéralement « qui rampent ».

(5) v. 24a. « Les bêtes sauvages » (HAYAT HAAREC). Littéralement : les bêtes de la terre, celles qui vivent libres sur la terre.

(6) v. 26. « Et sur toutes les bêtes sauvages ». Le texte hébreu

porte : «et sur toute la terre ». La version syriaque admet le premier sens, qui est en effet convenable à cette place, et qui repose sur une restitution du texte hébreu (voyez la note 5, ci-dessus, et le

Commentaire de Knobel).

(7) Ch. I, v. 4. Sur le nom lanven (Ienovan), voÿez notre travail,

même vol. p. 351.

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