‹ Mélanges de critique biblique: Le texte primitif du premier récit de la création, le DeutéronomeChapitre 9 sur 99 · SEPTIÈME JOUR · texte numérisé non relu

SEPTIÈME JOUR

Chapitre II, 1. Et le ciel et la terre furent achevés, avec toute leur armée ; 2. Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu'il

avait faite, et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu'il avait faite.

3. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia parce qu'en ce jour Dieu s'était reposé de toute son œuvre que Dieu avait créée, qu'il avait faite.

4. Telles sont les origines du ciel et de la terre lorsqu'ils furent créés, lorsque lahveh-Dicu (7) (Iauveh-Elqhim) fit la terre et le ciel.

NOTES

(1) V. 2. Nous traduisons par flots le mot hébreu tehôm, communément traduit par abîme. Tehôm a les deux sens (voy. le Dictionnaire de Gesenius). C'est ainsi qu'en français on dit la mer et les abîmes de la mer. Mais à cette place le mot abîme employé isolément n'offre aucun sens clair. C'est bien, d'ailleurs, des flots qu'il s*agit ici; tant que les eaus supérieures n'ont pas été séparées des inférieures par le firmament ou ciel, tant que la terre n'a pas été séparée des mers, le tout ne forme qu'une masse confuse que les fiots recouvrent.

(2) V. 11*. « Sur la terre. » Le sens de ces mots est obscur. Aucune explication n'en a été donnée jusqu'ici qui nous paraisse satisfaisante (voy. le Commentaire de Knobel).

(3) V. 14 b. « Les fêtes. » Nous traduisons ainsi le mot Môadim (du singulier môed) que les Septante ont rendu par xatpol, la Vulgate par tempora^ et à leur suite les traductions modernes par temps. MÔED signifie proprement un temps fixe, une époque bien déterminée, et, par suite, une fête solennelle. On le trouve fréquemment employé pour désigner les fêtes mosaïques (voy. le D" de Gesenius, le Commentaire de Knobel, et Lév., XXIII, 2, 4, 37, 44; Nomb., X, 10, etc.).

La traduction exacte du mot Môadim donne à ce passage un caractère hiératique, qui tend à confirmer le fait de son introduction récente dans le texte.

(4) V. 21 ». M Qui nagent » (ramas). Littéralement « qui rampent ».

(5) V. 24*. «( Les bétes sauvages » (hayat haareç). Littéralement : les bétes de la terré, celles qui vivent libres sur la terre.

(6) V. 26. tt Et sur toutes les bétes sauvages ». Le texte hébreu

porte : « et sur toute la terre ». La version syriaque admet le premier sens, qui est en effet convenable à cette place, et qui repose sur une restitution du texte hébreu (voyez la note 5, ci-dessus, et le Commentaire de Knobel).

(7) Ch. II, V. 4. Sur le nom Iahveh (Iebovab), voyez notre travail, même vol. p. 351.

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