III. — LOIS CIVILES
Nous avons dit précédemment que nous nous abstiendrions d'entrer dans l'examen et la discussion des lois qui composent la deuxième partie du recueil deutéronomique. Ce travail, en effet, ne pourrait se faire sans entreprendre rétude complète de la législation dite mosaïque : nous nous bornerons donc à signaler l'extrême, diversité et le singulier mélange des prescriptions comprises dans cette seconde partie. Un simple coup d'oeil, jeté sur l'ensemble, en apprendra plus à cet égard que tout ce que nous pourrions dire ; ajoutons que ce simple coup d'œil suffit encore à montrer le caractère profondément humain, généreux, libéral que dès longtemps on a reconnu à ces prescriptions. Ce caractère même prouve qu'elles ne peuvent appartenir à une époque très ancienne, mais * aux temps qui ont immédiatement précédé ou qui ont
suivi Texil. On consultera avec intérêt sous ce rapport la prophétie de Jérémie , qui reproche aux Juifs de violer la loi qui prescrit la mise en liberté des esclaves en Tannée sabbatique, (XXXIV, 8-22) et les reproches analogues adressés par Néhémie aux créanciers qui dépouillent leurs débiteurs, les réduisent en servitude, et les mettent en vente.