‹ Mélanges de droit romain- 1. -Histoire des sourcesChapitre 19 sur 60 · LA DATE DE L'ÉDIT DE JOLIEN · texte numérisé non relu

LA DATE DE L'ÉDIT DE JOLIEN

sa présence à Rome est attestée positivement en février et mars 127 \ il fait en 128 la brève excursion en Afrique 2 au cours de laquelle il prononce le 1er juillet l'allocution de Lambèse, le 7 celle de Zraia et le 12 ou le 13 celle d'Ain Foua 3, et il part définitivement de Rome pour son second grand voyage, à la fin d'août ou au début de septembre*.

Tibur, 1904, p. 15). On peut même remarquer que l'année 125 est un année pour laquelle Marini avait déjà signalé les travaux faits là par Tordre de l'empereur comme ayant dû être très actifs; car les briques ne s'employaient selon Pline et Vitruve, que deux ans après leur confection et les briques datées de l'an 123 sont d'une fréquence tout à fait saillante, soit dans l'ensemble des briques consulaires, soit parmi les briques de Tibur. M. Bourguet, considérant, avec la doctrine alors unanime, la présence d'Hadrien à Eleusis à la fin de 125 comme constante, a supposé qu'il serait simplement venu de Grèce un peu auparavant faire un court séjour en Italie. M. Weber, qui est au contraire parti du nouveau texte pour reviser toute la chronologie du voyage d'Hadrien, place l'initiation d'Eleusis en septembre 124 et considère la lettre de Tibur comme écrite par le prince après sa rentrée définitive. Pour notre raisonnement, cela n'a pas d'importance essentielle, puisque Hadrien peut avoir prononcé son discours en 125, dès lors qu'il a été en Italie, que ce fût à titre temporaire ou définitif. Mais l'interprétation de M. Weber nous paraît préférable. V. dans le même sens, Domaszewski. II, p. 200.

(1) Lettres auxhabitants de Stratonicaealladrianopolis en date du 11 février (il, III) et du 1er mars 127 (I) découvertes par M. Radet (Bull. corr. Hell., XI, 1887, p. 109-112; Lafoscade, De epistulis imperatorum Romaaorum, 1902, n°s 23-25).

(2) Vita, 13, 4: At que ex ea (Roma), in Africam transiit.

(3) V. la démonstration de M. Héron de Villefosse, Festschrift fur Hirschfeld, 1933, pp. 192-197. Cf. Weber, pp. 101-104, von Domaszewski, pp. 200-201, et, avant la révélation des dates précises, von Rohden,pp. 508-509.

(4) Vita, 13, 6 : Denique cum post Africain Romani venisset, statim ad Orientera profectus iter per Athenas fecit. Dûrr a cru trouver dans le sénatus-consulte Juventien proposé le 3 mars 129 et voté le 14 (p. 219, n. 2) la preuve qu'Hadrien aurait encore été à Rome au mois de mars 129 après lequel seulement il se serait mis en route pour son voyage dans les contrées helléniques attesté en 129 par une lettre aux Ephésiens écrite par lui au moment de son départ d'Eleusis (Lafoscade, n° 26) et par une lettre aux Astypalêens datée de Laodicée du Lycus (Lafoscade, n° 27). Mais le sénatusconsulte Juventien est précisément l'un de ceux où Yoratio principis est signalée en termes qui n'impliquent pas la présence de l'empereur (p. 227, n. 2), et, après v. Rohden, p. 509, M. Weber a relevé, pp. 205-210, différents faits qui nous semblent, comme à M. Peter, Berl. Phil. Wochenschrift, pp. 756-757 (v. aussi Domaszewski, p. 201) autorisera rapporter à la fin de 128 un témoignage assez faiblement daté de la chronique d'Eusèbe selon lequel il passa l'hiver à Athènes et assista alors pour la seconde fois

23 Enfin, en ce qui concerne son dernier séjour à Kome et

en Italie, Hadrien était rentré à Rome le 5 mai 134 1 el se retira bientôt à Tihur pour y être pris en Tan 136 de la l^rave maladie dont il mourut à Baia le 10 juillet 138 2. De ces trois séjours dans l'un desquels doit avoir été forcément prononcé le discours, celui de 134-138 est hors de cause, puisque l'édit de Julien existe avant l'an 129. Il ne reste donc en présence que les deai périodes de 118-121 et de 125-128 dans l'une desquelles il est en revanche absolument certain que la codification a été opérée et appu par le discours d'Hadrien.

Comme troisième instrument d'élimination permettant <l«' choisir entre elles, on est naturellement conduit à penser à Pinscription tunisienne 3 qui nous a donné sur

aux fêtes d'Eleusis (en septembre). Cela s'accorde parfaitement avec Texpi sion statim de la Vita, 13, 6.

(1) Lettre de Rome du 5 mai 134: Kaibel, Inscr. Graecae Italiae, 1054 b; Lafoscadc, n° 28. La date exacte de son retour est indécise; mais c'est pour nous sans importance; car, qu'elle se place au début de 134 ou, coraux on a conjecturé sans le prouver (cf. von Kohden, p. !>14; WVI..-I-, p. CTfl

la lin de 133, elle reste toujours de plusieurs années postérieure à l'an 129 où la codification de l'édit existe déjà (p. 219 et ss.).

(2) Retraite à Tibur : Aurelius Victor, Cacsaret, 14, 4; Vita, 23, 7. — Maladie de 136: Vita, 23, 1 «;t les autres textes cités par von Rohden, p. 515.. — Mort, p. 217, n. 5.

(3) L(ucio) Octavio Covnelio l'iublii) f{ilio) Salvio Juliano Aemiliano, decemviro, quaestori imp{eratoris) Hadriani, cui divos Iladrianus aoli salarium quaesturae duplicavit ob insignem doctrinam, trib{uno) ple(bis), pr[aetori), praef[ecto) aerar(ii) Sat(umi), item ..Àlitaris), co{n)s(uli \ pontifrici), sodali Hadrianali, sodali Antoniniano, curatori aedium sacrarum, legato imp(eratoris) Antonini Aug{usti) PU Germaniae inferioris, legato imp(eralorum) Anlonini Aug{usti) et Vert Aug(usti) Hispaniae citerioris, proco(n)s{uW provinciae Africae, patrono, d(ecreto) d(ecurionum), p(ecunia) p{ublica). L'inscription, découverte à Souk-el-Abiod enTunisiele 9 juin 1908, a été publiée et commentée par M. Gauckler, Académie des inscriptions* comptes- rendu*, 1899, pp. 367-374. Elle a fait depuis l'objet d'une série de commentaires parmi lesquels nous aurons surtout k citer ceux de Mommsen, Z. S. St., XXIII, 1902, pp. 54-60, aujourd'hui Gesammelte Schriften, II, 19C5, pp. 1-6; Cantarelli, Bullcttino délia comm. arch. corn, di Roma, XXVIII, 1906, pp. 136-138; L. Boulard, L. Salvius Julianus, thèse, Paris, 1902, pp. 9-37; Kornemann. Klio, VI, 1906, pp. :

LA DATE DE l'ÉDIT DE JULIEN. 233

la biographie de Julien tant de lumières nouvelles, à cette 24 inscription de Souk-el-Abiod qui nous a par exemple appris qu'il occupa le proconsulat d'Afrique sous Marc- Aurèle et Lucius Verus et qui a conduit par contre-coup, a raison de l'intervalle ménagé à cette époque entre le consulat etleproconsulat, à l'identifiera peu près forcément avec le consul Salvius Julianus de l'an 148 ', mais qui a aussi fourni d'autres informations également neuves sur le reste 2o de sa carrière, ainsi sur ses légations consulaires de Germa-

184; Fitting, Aller der Schriften, 2. Aufl., 1908, pp. 21, 23-27; P. de Francisco Rendiconti delVlst. Lombardo, série II, vol. XLI, 1908 pp. 442-464; Th. Kipp, Gesch. der Quellen, 3. Aufl., 1909, pp. 124-125.

(1) A la vérité, l'inscription pouvait, à première vue, sembler au contraire condamner matériellement l'identification du jurisconsulte avec le consul de 148; car elle donne au jurisconsulte le prénom de L{ucîus), tandis que le consul de 148 était considéré comme portant celui de P{ublius). Et tel fut en effet l'avis des premières personnes qui s'occupèrent du texte (Gauckler, p. 372; Gantarelli, pp. 136-137; Boulard, p. 10, n. 1; Girard, Manuel, 3e éd., 1901, p. 62, n. 2; Cuq, Institutions, II, 1902, p. 33, n. 8). Mais l'intervalle habituel qui sépare alors le consulat du proconsulat conduit à assigner au consulat du jurisconsulte une date si voisine de l'an 148 que l'illustre Mommsen, qui avait été l'adversaire le plus considérable de l'identification, a résolument déclaré qu'elle ne pouvait plus être contestée désormais. Et depuis elle n'a plus guère été révoquée en doute (une exception isolée est faite par M. de Francisci qui place toujours, sans argument décisif, pp. 453-458, le consulat de Julien entre 135 et 145). Reste seulement à expliquer la discordance des prénoms. Mommsen avait levé la difficulté en supposant que le prénom de P[ublius) attesté uniquement par une inscription perdue de transcription douteuse (C. I. L., VI, 375) serait faux. Cf. dans le même sens Kornemann, p. 180. Mais depuis il a été de nouveau attesté par le diptyque du musée du Caire découvert et publié par M. Seymour de Ricci, N. R. H., XXX, 1906, p. 485, qui est daté par les noms des consuls de 148 : l'exemplaire extérieur donne de nouveauau nôtre le prénom de P(ublius) et, si M. Seymour de Ricci avait, en signalant d'ailleurs les difficultés de déchiffrement et l'incertitude de sa première copie, présenté l'exemplaire intérieur comme lui donnant le prénom de G(aius), le second exemplaire l'appelle aussi en réalité Piublius), ainsi qu'avait déjà penché à dire un visiteur postérieur du musée du Caire, M. Fr. Zacker cité par Kalb, Iahresberichte de Bursian, CXXXIV, 1907, p. 119, et que M. de Ricci a bien voulu nous l'affirmer lui-même (novembre 1909) après un nouvel examen du titre. La divergence des prénoms de L(ucius) indiqué par l'inscription de Souk-el-Abiod et de P[ublius) donné par l'inscription C. I. L., VI, 375 et le diptyque du Caire, s'explique sans doute comme j'ai déjà admis sur le diptyque, N. R. H., XXX, 1906, p. 496, par une autre idée émise seulement en seconde ligne et en note par Mommsen et développée par M. Pallu de Lessert, Recueil du centenaire de la société des Antiquaires, 1904, p. 371, par Tîdée d'une dualité de prénoms venant par exemple d'adoption.

nie inférieure et d'Espagne citérieure, ainsi sur ses deux préfectures prétoriennes triennales du trésor du peuple et du trésor militaire, ainsi surtout sur celte questure du prince occupée sous Hadrien où il recul double salaire à raison de son rare savoir, où le prince ci soli salarium quaesturae duplkavit ob insignem doctrinam.

Je pense en effet q ue les données fournies pour sa biographie parce document comme par les sources plus anciennement connues ' se concilient mieux avec Tune des dates

(i) Naturellement on le connaissait par les textes cités, p. 214, n. 2, comme ayant rédigé l'édit sous Hadrien. Maison savait en outre déjà sur lui beaucoup de choses. Ainsi on le considérait en général comme originaire d'Afrique, en vertu d'un témoignage de la Vila Didi 1, 2: Avus

malemusex Hadrumetina colonia que confirme plutôt en définitive l'inscription dédiée par une cité à son patron et trouvée sur le territoire de Pupput qui n'avait pas encore alors acquis de statut distinct, qui ctaitalorsun vieus d HadrumMe (Mommsen, Ges. 6ekr. II, p. 2; Kornemann, pp. 179- 180; cf. Gauckler, p. 367; Boulard, pp. Il), et comme ayant été l'ancêtre de l'empereur Didius Julianus d'après deux généalogies discordantes contenues dans la Vila Didii Juliaai, 1. 1-2. 7, 2. 8, 10, et dans Eutrope. 8, 17 (p. 214, n. 2). On savait aussi qu'il avait été appelé à la direction des Sabiniens sous Hadrien, par un texte de Pomponius, D., 1, 2, 2,53 (p. 236, n. 2), qui prouve, même en outre qu'il y fût appelé avant de codifier l'édit (p. 236, n. 3). On savait par son propre témoignage qu'il avait été en Egypte avant d'écrire ses notes sur Urseius Ferox (Julien, 1 ad (Jrseium, D, 46, 3, 36 : Et hoc et in Aegypto a/firmatum est mihi) elles-mSmes publiées après l'avènement d'Hadrien sous lequel se place le fait dont il s'agit (/)., 34, 5, 7, 5, 4, 3) et probablement avant les digesta. comme sans doute ses autres œuvres de jeunesse, libri ad Minicium, liber de ambiguitatibus ; qu'il avait eu Javolenus pour maître (Julien, 42 dig., D., 40, 2, 5 : Javoïenum praeceptorem meum) et qu'il avait déjà été préteur et consul au moment où il écrivait le livre 42 de ses digesta (même texte : Et in praetura et in consulatu meo). Il était encore signalé comme ayant fait partie du conseil impérial sous Hadrien par un témoignage de la Vita Hadriani, 18, 1, qu'il n'y a pas de motif de révoquer en doute, mais qui acquerrait une importance plus grande pour la chronologie de son existence si on pouvait en déduire qu'il ait été préteur sous Hadrien, comme l'a écrit M. Kornemann, p. 180, n. 3, mais comme nous ne le pensons pas (ce ne serait même pas, s'il était vrai, comme a pensé M. Cuq, Conseils des empereurs, p. 341 et ss., que le conseil ait été composé de sénateurs sous Hadrien ; car on entrait au Sénat par l'occupation de la questure ; maif cette supposition même est contraire au témoignage de la biographie d'Hadrien, 8, 8-9, et à l'esprit de son gouvernement; v. Mommsen, Staatsrecht, II, 2, 990, 5. 991, 2 == tr. fr., V, 281,7. 282, 4, et Hirschfeld, Kaiserliche Verwaliungsbeamte, 2. Aufl., 1905, p. 340, n. 2). Une autre alhrmation plus suspecte de la Vita Didii Juliani, 1, 1, le présentait comme ayant

LA DATE DE l'ÉDIT DE JULIEN. 235

qu'avec l'autre; mais il existe à mon sens un autre élément 2(> de solution qui commande le choix d'une manière plus directe, plus brutale. Je l'indiquerai donc d'abord ; puis je 27 montrerai comment la date ainsi obtenue s'accorde avec ce que l'on sait de la vie de J ulien.

La considération positive, matérielle est tirée de ce que la codification del'édit est postérieure à un certain nombre de faits qui devraient tous être placés avant la fin de l'an 121

été consul une seconde fois et préfet de la ville. Enfin pour la chronologie de ses ouvrages, on savait notamment par les travaux de M. Fitting, qu'en dehors des œuvres de jeunesse citées plus haut, il publia en plusieurs fois ses digesta dont le livre 6 est, avons-nous vu, antérieur à l'an 129 (p. 220, n. 1), mais postérieur à la codification de l'édit (p. 221 et ss.), dont le livre 27 a encore paru sous Hadrien (D., 38, 2, 22), mais dont les livres 64 (Z)., 4, 2, 18) et 90 (D., 1, 3, 11) ont été écrits sous Antonin le Pieux. Gela donnait de sa vie un aperçu assez clair, mais assez dépourvu de dates précises, — surtout si l'on écartait l'identification avec le consul de 148 proposée par Borghesi, mais combattue par Mommsen par des raisons sérieuses, et d'autres identifications encore plus critiquables (ainsi l'attribution faite par Borghesi, Œuvres, VU, p. 531 ; TX, p. 305 et admise par MM. Cuq, Conseil, p. 341, n. 3, et Vignaux, Prsefectura urbis, 1896, p. 233-234, du second consulat et de la préfecture de la ville à Tan 162 à cause du martyre de sainte Félicité où le préfet n'est appelé que Fublius et dont on ne sait s'il a eu lieu en 162; v. Prosopographia, II, p. 143, n° 536 et III, p. 154, n° 102) : — naissance à Hadrumète ; études sous Javolenus ; voyage en Egypte avant ou après; publication des premiers ouvrages et des livres 1-6 des digesta avant 129; nomination à la direction de l'école sabinienne, avant ou après, sous Hadrien ; rédaction de l'édit encore sous Hadrien, mais ensuite; rédaction des livres 7-27 des digesta toujours sous Hadrien ; occupation delà préture et du consulat sous Hadrien ou Antonin le Pieux, mais au plus tard sous Antonin le Pieux à cause du livre 42 des digesta qui est antérieur à la mort d' Antonin le Pieux ; achèvement des digesta sous Antonin le Pieux ; enfin second consulat et préfecture de la ville avant ou après l'achèvement des digesta, avant ou après la mort d'Antonin le Pieux, mais sans doute après le livre 42 des digesta qui ne parle que d'un consulat. Quant à sa mort, on la plaçait d'ordinaire sous Marc-Aurèle et L. Verus ou même avant la fin du règne d'Antonin le Pieux, plutôt à raison de la date précoce à laquelle on reculait sa naissance qu'en vertu de textes qu'on a invoqués depuis pour établir sa mort avant 169 (Z)., 37, 14, 17, pr. ; Gaius, 2, 280) et qui ne sont du reste pas très probants. Cf. en sens un peu divers, Karlowa, Rômische Rechtsgeschichte, 1, 1885, pp. 707-708; H. Buhl, Salvius Julianus,!, 1886, pp. 11-30. 53.100-103; P. Krueger, Geschichte der Quellen, 1888, pp. 167-169 = tr. fr., pp. 222-224, et la Prosopographia imperii Romanii, III, 1888, pp. 164-165, n° 102. Nous verrons plus loin (p. 243, n. 2) dans quelle mesure ces indications peuvent être précisées et complétées à l'aide de l'inscription et des résultats mêmes du présent travail

pour qu'on pût admettre la première date, qui ne laissent donc place qu'à la seconde si un seul d'entre eux apparaît comme plus récent.

Le premier de ces faits est la rédaction par le contemporain déjà cité de Julien Pomponius de la petite histoire «lu droit romain et de ses sources qui constitue au Digesle le long fragment 2 du titre lie origine juns, livre 1, titre 2. Cet DU fil par Pomponius sous Hadrien ' ;

mais il Ta été avant la codification de l'édit; car Pomponius n'y a pas connaissancede celte codification, s'il connaît parfaitement Julien qu'il y nomme, à la fin de sa liste des chefs des (lcu\ grandes écoles de jurisconsultes du Principal, comme «ta n t actuellement à la lète de l'école des Sabi niens *.

Le second fait est précisément Cette nomination de .lu lien à la direction de l'école sabinienne. Ellea eu lieuavant que Julien lût chargé par Hadrien de rédiger l'édit, puisque Pomponius la connaît et qu'il ne connaît pas la rédaction de ledit 3.

Le dernier fait rapporté au même lieu par Pomponius est la nomination à la direction de cette école au plus tard en même temps que Julien et très probablement avant lui des deux jurisconsultes Aburnius Valens et Tuscianus. Sur Tuscianus, on ne sait rien. Mais Aburnius Valens, de son nom complet L. Fulvius Aburnius Valens, est un personnage parfaitement connu. C'est un jurisconsulte appartenant à la classe sénatoriale duquel une inscription nous apprend qu'il fut nommé praefectus urbi feriarum Latinariim par l'empereur Hadrien en l'an 118, qu'il fut

(1) Cela résulte des mots : Et ideo Iladrianus optimus princeps, par lesquels il y désigne le prince, /)., i, 2, 2, 49.

(2) /)., 1, 2, 2, 53 : Cassio Caelius Sibinus successit... Caelio Sabino Priscus Javolenus... Javoleno Prisco Aburnius Valens et Tuscianus, item Salvius Julianus. Suivant la juste observation de M. Paul Krueger, Geschichteder Quellen, p. 173, n. 2 = tr. fr., p. 231, n. 1, Pomponius, s'il avait connu la codification de l'édit, n'aurait pas manqué de la signaler, notamment au § 12, où il indique parmi les sources du droit magistvatuum ediclum undejus honorarium nascitur.

(3) L'argument est le même, quoique II. Paul Krueger n'ait pas signalé cette conséquence.

Page 1