I. Au niveau dé la mer
a) Lalilude /iO'. . .
b) LaUtQde 50'. . .
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IL Sur la pente des montagnes:
a) Au pied, par bG*" de iaUtude
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b) Â 1000 mètres de hauteur
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Ces rapports numériques sont déduits d'obser^ vatioûs fcites sur la temp^ature de Tain Nous ne
pouvons mesurer la quantité de chaleur produite par les rayoDS solaires dans le parenchyme des plantes ou dans Tintérieur des fruits, qui se colorent en mûrissant. La belle expérience de Gay-Lussac et de Thénard, la combustion du chlore et de Thydrogène, prouve combien est puissante Faction qu'exerce la lumière directe sur les molécules des corps. Or comme F extinction de la lumière est moindre sur les montagnes , dans un air sec et raréfié , le maïs , les arbres fruitiers et la vigne prospèrent encore à des hauteurs que , d'après nos observations thermométriques faites dans Tair et loin du sol , on devrait croire trop froides pour la culture de ces plantes. En effet, de Gandolle, auquel la géographie des végétaux doit tant d'observations précieuses , a vu cultiver la vigne, dans la France méridionale, à 800 mètres de hauteur absolue, quand, sous le même méridien, cette culture avançait à peine vers le nord de h!" ; de manière qu'en considérant seulement les conditions relatives de la physique agricole en France, une élévation de 100 mètres paraîtrait répondre non à 1% mais à 1/2 degré en latitude (91). Je terminerai ce Mémoire par rénumération des résultats les plus importants que nous avons obtenus, L. de Buchy Wahlenberg et moi, sur la distribution de la chaleur dans l'intérieur de la terre , depuis l'équateur jusqu'à 70* de latitude nord , et depuis les plaines jusqu'à 3600 mètres d'élévation. Je me bornerai à énoncer des faits. La théorie qui lie ces phénomènes est exposée dans le bel ouvrage
analytique dont Fourier va bientôt enrichir la philosophie naturelle. On mesure la température intérieure du globe , soit par la température des souterrains, soit par celle des sources. Ce genre d*observations est très-susceptible d'erreurs , si le voyageur ne donne pas l'attention la plus minutieuse aux circonstances locales qui peuvent altérer les résultats (92). L'air refroidi s'accumule dans les cavernes qui communiquent avec l'atmosphère par des ouvertures perpendiculaires. L'humidité des rochers abaisse la température par l'effet de Févaporation. Des cavernes peu profondes s'échauffent plus ou moins suivant la couleur, la densité et le mélange des couches pierreuses dans lesquelles la nature les a creusées* Les sources indiquent un trop grand abaissement de température, si elles descendent avec rapidité d'une hauteur considérable sur des couches inclinées. Il y en a sous la zone torride et dans nos climats, dont la température ne varie pas, durant toute l'année, de deux ou trois dixièmes de degré : il y en a d'autres, qui n'indiquent la température moyenne de la terre que lorsqu'on les examine de mois en mois , et qu'on prend la moyenne de toutes les observations.
On remarque que, du cercle polaire à l'équateur, et du dos des montagnes vers les plaines , l'accroissement progressif de la chaleur des sources diminue avec la température moyenne de l'air ambiant. La température de l'intérieur de la terre est à Vadso en Laponie (latit. 70*), de 2%2; à Berlin (lat. 52%3r),
de 9*,5; à Paris (lat. &8%50'), de 12*; au Caire (lat. S0*,2'), de 22*,5. DaDS T Amérique équinoxiale^ je Tai trouvée, dans les plaines , de 25* & 26*. Voici des exemples de décroissemeot du calori(|ue dans Tintérieur de la terre, depuis les plaines jusqu^à la cime des montagnes. En Suisse , près de Zurich » la source d'Utliberg (467 mètres), est à 9%4; celle du Rpffboden sur le Saint-Gothard (2136 mètres), à 3%5. Entre les tropiques, j'ai trouvé la source voisine de Gumanacoa (350 mètres), à22%5; celle de Montferrate, audessus de Santa-Fé de Bogota (3256 mètres), à 15%5; dans la mine de Bualgayoc, au Pérou (3585 mètres), la température était de 11%8.
Dans les plaines, et jusqu'à 1000 mètrei^ de hauteur, entre les parallèles de ÛO* à 45% la température moyenne de la terre est à peu près égale à celle de Tair ambiant ; mais les observations très-précises de Léopold de Buch et Wahlenberg tendent à prouver que, dansles hautes latitudes, comme vers la cime des Alpes Suisses, au delà de 1400 à 1500 mètres de Jiauteur, les sources de la terre sont de ^"^ plus chaude^ que rair.
Zone de W à fiS*'
Tcap. nayMM é» r*lr.
lilériMr «i» un*
Le Caire. . (lat, 30*^2'). . .
Natchez. . (lat. 31* 28'). . .
GfaarlestOD. (lat ^y). . . .
Philadelphie (lat, 39* 5^). . .
. li%»
Qeaàv9. . (Ul. &6M2'). . <
, . Vtô
Pul^^D. . (lat. â3'?V). . .
perïbï. . . (1^^ 59' 31'). . .
Klndal. . (lat. 54* 17'). . ,
Keswick. . (lat. W 33'). . .
Zone de 55* à 70*
Carlscrone. (lat. 56* 6'). . .
Upsal. . (lat. SÎTSl'). . .
Uméo. . (lat. 63*5r). . .
Vadflo. . (UL 7a*). . , .
A ]SffODteki«», par |^' i/2 dg latituflje; I9 ffifféreD.QS entre }ej( lei)(ipi6ratMre3 oioyeDne? ^ |a tef rj^ et da Tair s'élève à ft%3. Qes jJifférepçes aoï^^ogues 3'oljwrvçpt sur la dos des Alpes, au-deçsps de i^OO niètri^s 1)6 hautffifr. J'ai ajouté 4dos )e petU table^p 3u^yaf}^ les températures n)oyenn(^46ratq[)psphéfp, ençdmeltr taut f arec M. Barnood^ le 4écrpi$seiiM^qt de V poffr ] 6& mètres de hauteur, et e^ pl^aut^ 4'^P^è3 les ob^ «en^tiQQ» ^ites à Tbospiçe de Sj^iutrpptbar4» |i9i température 0* à 195P m^l^es d^^lévatioq.
Rigi, Raltes bad (1438 »)
Source 6*,5
Air 3*,4
Pilate. . . . (1481 -)
Blanckeilp. . (1764'")
RiMsbodeD. . (2136'")
Oo pourrait objecter que, dans les Alpes Suisses,
la chaleur des sources n'a été mesurée que depuis le commencemeot de juin jusqu'à la fin de septembre , et que les diflTérences entre Tair et Tintérieur de la terre disparaîtraient peut-être entièrement, si Ton connaissait la température des sources dans le cours de Tannée entière : mais il ne faut pas oublier que les sources des Alpes n'ont pas varié dans Tespace de quatre mois, à Tépoque des observations de Yahlenberg; que, parmi le petit nombre de sources peu abondantes qui offrent des variations de température dans les différentes saisons , ces variations s'élèvent déjà, depuis le mois de juin jusqu'en septembre, à 6 ou 8 degrés; enfin que beaucoup d'autres sources , et surtout celles qui sont très-abondantes , ne varient pas , pendant toute une année , d'un quart de degré du thermomètre centésimal. Il me paraît par conséquent assez certain que, là où la température de l'air s'abaisse à — 15' ou — 20*, et où pendant ce temps la terre reste couverte d'une couche épaisse de neige, lalempérature de la terre est supérieure à la température moyenne de l'air. Lorsqu'on songe combien est vaste la partie du globe couverte par l'Océan, et qu'on examine la température des couches d'eau les plus profondes , on est tenté d'admettre que dans les tlots, le long des côtes, et peut-être même dans des continents de peu de largeur, la chaleur intérieure de la terre est modifiée par la proximité des couches pierreuses, sur lesquelles reposent les eaux de l'Océan. Les couches d'eau les plus profondes sont sous l'équateur de 22** plus froides
et par 70* de latitude nord de 9* plus chaudes que la température moyenne de Tatmosphère environnante. À FuDchal, dans Tile de Madère, la température des caves paratt être de i6*t2 , par conséquent de k* au-dessous de la température de Tair (93).
J'ai considéré successivement dans ce Mémoire la distribution de la chaleur, l"" à la surface du globe; 2" sur la pente des montagnes ; 3^ dans l'Océan ; b!" dans Tintérieur de la terre. En exposant la théorie des lignes isothermes et leurs inflexions qui déterminent les différents systèmes de climats^ j'ai tâché de réduire les phénomènes de température à des lois empiriques; ces lois paraîtront de plus en plus simples, à mesure que l'on parviendra à multiplier et à rectifier les éléments numériques qui sont les résultats de l'observation.