MÉLANGES DE GRAMMAIHE FRANÇAISE
se produire ; loin de là, son avis est simplement que com ^, sorti de quomodoy s*est combiné avec -ment, dont on n'a plus reconnu la vraie nature et qui, comme terminaison d*innombrables adverbes de manière, était familier à tous. Quand bien même il n*y aurait pas eu, à côté de fort, sôef, delivrCy errant^ employés adverbialement, les adverbes de même signification forment^ sôement, delivrementj erranment, le simple fait que tant d'adverbes, répondant à la question com?, existaient avec la terminaison -ment ^ a dû amener Tadjonction à ce mot interrogatif com de cette terminaison -ment. Diez lui-même a signalé ensemblement, temprement, aussiment^^ auxquels on peut ajouter arierement (Claris, 17107), escordement 3, autresiment et le fr. mod. quasiment ^.
Pourquoi ce qui s'est produit pour tant d'adverbes, ne se serait-il pas produit aussi pour com ? Si çà et ]à, précisément dans des textes anciens, on trouve cument avec une seule m, je n'y attache aucune importance. L'on rencontre aussi çà et là, d'aussi bonne heure, dune pour dunne ou duncne^ et cela n'est pas pour nous troubler ^.
Dans l'explication donnée par Littré de coment, qui viendrait de come+ent (=mdc), je ne vois pas bien le sens que pourrait avoir ent. Bien que la traduction du plus ancien exemple qu'il ait eu à sa disposition, cu/hent qu'il seit^
1. C'est, pendant un assez long temps, la seule forme è signaler sur le sol français, et il semble que ce soit aussi la plus ancienne forme en provençal.