‹ Mélanges de grammaire française, traduction française de la 2. édChapitre 95 sur 169 · Das Pronomen bei Molière, Kiel · texte numérisé non relu

Das Pronomen bei Molière, Kiel

radmeitent pas, à en faire autant pour les leurs. Je me contenterai de faire observer que le passage cité par Schaefer * : esliroient a empereor celui cui il cuideroient que fust plus a profit de la terre (Villeh. 234), perd son importance parce que cui ne dépend pas immédiatement de cuideroient^ mais d'un eslire présent dans l'esprit.

i. Ce passage est déjà cité par Gessner (N. d. trad.).

Ellipse de propositions consécutives et de propositions relatives dont le verbe serait au subjonctif. — Tant rappelant une proposition principale qui précède, mais qui pourrait suivre en qualité de proposition consécutive.

Adenet a écrit : Et essilloit larrons et robeours...j Ja tant ne fussent estrait de grans seignours (Enf. Og. 5749), et Scheler fait à bon droit remarquer qu^il faut sous-entendre qu'ils échappassent au châtiment. Ce qui, pour le moins, est indubitable, c'est que la pensée est incomplètement exprimée, et aussi qu'il n'était pas nécessaire que Texpression en fût complète, car le reste de Tidée que nés essillast découle clairement de ce qui précède.

Cette façon de laisser la phrase s'arrêter court est un procédé très fréquent en ancien français. On peut en juger par les exemples suivants :

a) Qu'ele^ eschape lues et destant Que riens nule adoise a la clef^ Ja n'i tâchera si sôef (se. que ne destande) (Ch.lyon 920) ; Ne refuse chose nesune, Ja niert tant vius ne tant despite (se. que la refust) (Guil. d'A. 1031); En nul liu ne deit estre evesques aleveZy Tant nH avra evesques venuz ne assemblez (se. que deive estre alevez), Sanz cunseil del primat (SThom. 4702) ; Nus hom vivant n'i pervendreit La dunt jo sui^ja tant nirreit (SNic. 1199) ; Mais lo povre qui muert devant lor uelz de froit. Ne dénient regardeir, ja niert si en destroit (Poème mor. 507 d) ; Ja ne se savra si guetier Vostre evesques.,.

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