‹ Melanges de litteratureChapitre 14 sur 22 · PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES

MARIANI, musicien.

l’abbé FIORASANTA LE COMTE APPIANI JULIE

(Rome).

Un cabinet de travail MARIANI, seul.

Maintenant que te voilà belle, ma chère basse, va-t’en là; — il faut que je me couche. Je t’ai joliment frottée, ma grosse! Gomme tu reluis! Tu es bien contente. Cette poussière te rendait honteuse.

Il sort sa flûte.

Petite, petite, tu vieillis. Ah! Dieu du ciel, moi aussi... Que de lumières il y a là-bas! Hélas! il est

FAIRE SANS DIRE

minuit. C’est maintenant que la richesse s’éveille, et que la pauvreté s’endort. Bah ! toute cette musique à copier sera finie demain. Le diable soit de la plume qui a fait un pâté sur cette page !

Il ferme la fenêtre.

Triste ou gai, pourquoi le serais-je? Vivre sans inquiétude et sans espérance, est-ce être heureux ou malheureux? Ah! pauvre lit, tu sens le tombeau. Pauvres murs, les rayons du soleil ne vous aiment guère; vous êtes si noirs! Allons, serrons tout ceci. La médiocrité est une triste chose. 11 est certain que je dîne, que je vais et viens ici et là, comme un renard dans une ménagerie; mais il n’est pas prouvé que cela s’appelle vivre. Ainsi pourtant Page arrive, et la mort... A quoi vais-je rêver!

Il m’a semblé tout à coup que j’entendais courir. Qui est-ce qui crie? Ma foi, on se sauve; on s’arrête par instants; — il se fait quelque méchant coup de main dans ce quartier.

On frappe.

Qui est là?

UNE VOIX, en dehors.

Ouvrez, ouvrez, qui que vous soyez.

Entrent Julie, masquée, et l’abbé Fiorasanta.

l’abbé

Fermez la porte! la porte! ouf! je suis plus mort que vif.

Julie s’assoit.

MARIANI

En quoi puis-je vous servir, monsieur?

l’abbé

Vous vous mourez, belle Julie. Cette fuite précipitée, mon idole, m’afflige autant que vous. Je serai chassé des États du pape !

MARIANI

Pourquoi cela?

l’abbé

Silence, mon cher monsieur! paix! paix! voilà un bruit d’armes et de chevaux. Ah Dieu! nous sommes suivis! Dieu nous sauve! Monsieur, n’ya-t-il pas une seconde issue dans cette maison?

MARIANI

Oui; voilà la porte de mon caveau qui donne sur la campagne.

l’abbé

Y pensez-vous? En rase campagne! O ciel! ceux qui ont juré ma mort sont à cheval. Ah! c’est fini; voilà la fin de tout; c’est mon heure dernière.

MARIANI

Si, en frappant à cette porte, vous n’avez voulu demander que l’hospitalité, monsieur l’abbé, je puis me retirer, et la décence môme m’en fait un devoir.

FAIRE SANS DIRE

l’abbé

Ah! monsieur, si vous pouviez nous sauver d’une manière ou d’une autre, mon oncle le cardinal vous récompenserait.

MARIANI

Parlez, dites un mot; que puis-je faire? l’abbé

Qu’il vous suffise de savoir qu’on nous poursuit, monsieur, et que votre cœur fasse le reste. Il m’est impossible de vous confier en entier le secret d’une aventure...

Il lui parle à l’oreille.

JULIE, se levant.

Cet homme est mon amant, monsieur; j’ai quitté, il y a un quart d’heure, la maison de ma mère, et mon frère nous poursuit.

l’abbé

Nous ne pouvons rester là, ma flamme, mon bien chéri, voilà des torches qui rôdent par ici.

JULIE

Tu as peur, Fiorasanta?

l’abbé

Que nous nous séparions, voilà le vrai moyen. Que peut-on prouver, si on nous trouve dans deux endroits différents?

Demande une épée à monsieur, et reste.

l’abbé

Voilà bien les femmes ! Un duel entre moi et votre frère accommoderait bien les choses ! Tenez, belle Julie, n’en parlons pas; je suis sûr qu’en vous confiant à monsieur, je vous laisse entre les mains d’un galant homme; je me hasarderai parles champs, et je rentrerai au palais, si je puis. Demain, à la pointe du jour, je viens vous chercher, et nous partons.

JULIE

Pourquoi veux-tu te sauver et me laisser?

l’abbé

Parce que nous ne pouvons fuir ensemble sans danger. On n’attrape pas aisément un homme seul, et d’ailleurs que pourrait-on me dire?

JULIE

Pars si tu veux.

Elle se rassoit.

l’abbé

Vous voyez, seigneur cavalier, de quoi il s’agit. Cette jeune demoiselle est la comtesse...

MARIANI

Je ne vous demande pas de nom, monsieur; voilà mon manteau, et la porte est ouverte.

l’abbé

C’était un coup monté de partir cette nuit en

FAIRE SANS DIRE

chaise de poste. Nous avons été surpris et obligés de fuir. — O Ciel! tandis que je parle, le comte Appiani, son odieux frère, promène ses torches de tous côtés! jamais Sa Sainteté ne me pardonnera; — - et mon oncle le cardinal ne me donnera pas un ducat.

Il met le manteau de Mariani.

Heureusement que ce frère ne saurait m’avoir vu nulle part; j’étais encore au séminaire dimanche dernier; d’ailleurs il n’a pu distinguer mon visage dans toute cette fuite. Monsieur, je vous confie la plus charmante femme de l’Italie.

Il sort.

MARIANI

Vous pleurez, mademoiselle?

JULIE

Non.

Un silence.

MARIANI

Les torches approchent de la maison. Il est très possible qu’on y frappe, puisque vous y avez frappé vous-même. Que fera votre frère s’il vous trouve ici?

JULIE

Je n’en sais rien.

MARIANI

Pardonnez-moi ces questions. En supposant qu’il vous rende à votre mère, croyez-vous qu’elle vous pardonne?

JULIE

Je n’en sais rien.

MARIANI

Jugez-vous à propos de vous retirer dans une pièce écartée de cette maison? alors je pourrais tout nier, dans le cas où Ton vous y viendrait chercher-, ou croyez-vous qu’il vaille mieux s'en remettre à la générosité du comte Appiani?

JULIE

Je n'en sais rien.

MARIANI

Vous seule, cependant, pouvez décider de ce qu'il faut que je fasse, et de ce que vous devez faire vousmême. Ayez du cœur et ne désespérez pas.

JULIE, montrant le stylet qu’elle porte à sa ceinture.

En voilà un qui ne désespère pas.

MARIANI, à part.

Ou cette femme est bien peu de chose, ou elle mérite qu'on fasse tout pour elle. Voyons! faut-il que je la rende à son frère? faut-il que je me mêle de cette affaire-là ? Je ne la connais pas, cette femme. Voyons! voyons! suis-je un lâche ou ai-je du cœur?

Il s’assoit. — On frappe à la porte.

Voilà son frère, cela est clair. Il n'est pas bien difficile de trouver cette maison isolée. Faut-il que j’ouvre? et, quand j'aurai ouvert, que faut-il que je fasse ?

On frappe un second coup.

FAIRE SANS DIRE

Au fait, tout cela ne me regarde pas. Est-ce ma faute si son amant est un poltron fieffé, et s’il la jette à la tête du premier venu, pour sauver sa peau? D’un autre côté, si je me croise les bras, son frère peut être un brutal, et elle n’a personne pour la défendre. D’où sort-elle? et qu’est-ce qui dit qu’elle ne va pas me rire au nez si je fais le rodomont ? Il faut faire tout ou rien.

On frappe encore.

JULIE

A quoi pensez-vous, seigneur cavalier?

Elle ôte son masque.

MARIANI

Entrez ici, madame, et laissez-moi faire.

Julie sort.

Qu’elle soit ce qu’elle voudra, elle est belle comme le soleil.

Il va ouvrir. — Entre Appiani.

APPIANI

Qui êtes-vous?

MARIANI

Et vous?

APPIANI

Ma sœur est ici.

MARIANI

Qu’en savez-vous?

Es-tu son amant?

APPIANI

MARIANI

Que fais-tu si je le suis?

APPIANI

Dis oui ou non, ou tu es un lâche.

MARIANI

Non.

APPIANI, appelant.

Julie, sors de cette chambre. Ne te cache pas, je t’ai vue par la fenêtre.

Julie rentre.

Bonjour, Benvenuto ; me voilà.

APPIANI

Ta mère te déshérite, ma sœur. Ton père te maudit.

JULIE

Jésus ! Jésus !

Elle tombe.

APPIANI

Si tu me connais, tu sais que je ne pardonne pas. Vis comme tu pourras; je ne viens pas te chercher pour te ramener, comme tu peux le croire ; fais-toi entretenir par ton amant. On se passera de toi, fillette.

MARIANI

Taisez-vous; elle va mourir.

FAIRE SANS DIRE

APPIANI

Qu’elle meure, celle qui a un amant qui ne la défend pas! Corps de Bacchus! quel nom porte celui qui laisse tomber une femme, et ne la relève pas?

MARIANI, assis, comptant sur ses doigts.

Six cents ducats chez Angelo, — deux cents ducats chez Battista. — La maison peut en valoir quinze cents, avec le jardin...

APPIANI

Quel nom porte celle qui quitte son père et sa mère pour un gredin qui ne vient pas quand on l’appelle? Holà ! n’y a-t-il rien ici qui ressemble à un homme? T’es-tu enlevée toute seule, Julie?

MARIANI

Les frais du concert et l’éclairage payés, il m’est resté quinze cents francs... Quinze cents et cinq cents d’une part...

Il compte à voix basse.

APPIANI

Qu’est-ce que tu marmottes, valet?

MARIANI

Avez-vous quelque autre parent, quelque autre protecteur au monde, madame?

Pas un.

JULIE

MARIANT, à Appiani.

Viens, toi, tu es mort.

Il sort avec Appiani. — Julie, seule, se met à genoux, et récite un Ave Maria. — Un long silence. — Mariani rentre.

0 Christ! et mon frère ?

MARIANI

Priez pour lui.

JULIE

Bourreau, pourquoi l’as-tu tué?

MARIANI

Parce qu’il fallait que je me battisse, et que, si je l’avais laissé faire, il m’aurait tué.

JULIE

Pourquoi te bats-tu pour moi? tu n’es pas mon amant.

MARIANI

Votre mère vous déshérite; votre père vous a maudite. Je vous ai demandé si vous aviez quelque autre protecteur au monde; vous m’avez dit que non. Sans les injures de votre frère, tout pouvait encore se concilier. Votre famille pouvait se laisser fléchir, et révoquer l’arrêt qu’elle a prononcé contre vous; mais votre frère a voulu un duel. Rentrez dans cette chambre, madame, ma vue doit vous faire horreur.

FAIRE SANS DIRE

JULIE

Laissez-moi partir d’ici.

MARIANI

Où allez-vous? La maison de votre père est fermée.

JULIE

J ai un Père là-haut qui a la sienne ouverte.

MARIANI

Dieu ne console pas les pauvres, madame, et vous êtes déshéritée. Si vous croyez qu’on se fait religieuse comme on veut, vous vous trompez.

JULIE

Mourir, alors!

MARIANI

Si vous mourez, j’ai commis un crime inutile.

JULIE

Que voulez-vous donc de moi?

MARIANI

J’ai fait avertir Fiorasanta, votre amant.

JULIE

Vous le connaissez?

MARIANI

Oui. Êtes-vous fière, fille des Appiani?

JULIE

Assez pour ne jamais parlera un lâche.

MARIANI

Il ne viendra pas.

JULIE

Pourquoi ?

MARIANI

Parce que c'est un lâche. Maintenant, êtes-vous capable d’écouter ce que j’ai à vous dire, ou voulezvous que je vous laisse seule jusqu’à la pointe du jour? Je ne puis rester plus longtemps ici; mon adversaire est tué sans témoin, et le meurtre est puni de mort.

JULIE

Qu’est-ce que vous voulez me dire?,

MARIANI

Pouvez-vous supporter ma vue patiemment?

JULIE

Parlez.

MARIANT, s’asseyant.

Cherchez bien dans votre mémoire; il vous reste un moyen de vivre en paix pendant quelques mois, peut-être pendant quelques années, jusqu'à ce que votre famille veuille vous pardonner et vous recevoir de nouveau.

Quand les Appiani pardonnent, les rivières changent de cours.

MARIANI

Je vous laisse cette maison qui est à moi. Vous y

FAIRE SANS DIRE 267

resterez sous le nom que vous choisirez; mes habitudes étaient solitaires, et Ton ne saura peut-être pas que ce pauvre taudis a changé de maître.

JULIE

Et toi?

MARIANI

Moi, je suis un homme, et un homme vit avec ses bras. Si vous êtes chassée de votre famille, et privée de vos biens irrévocablement, vous avez de quoi vivre ici. Si vous redevenez riche un jour, vous me rendrez tout cela.

JULIE

J’ai aussi des bras, je puis me faire ouvrière.

MARIANI

Prenez garde à un mouvement d’orgueil.

JULIE

Prenez-y garde aussi.

MARIANI

Ai-je agi trop vite?

JULIE

Non; mais!...

Elle marche à grands pas.

MARIANI

Les nuits sont courtes dans cette saison. Voilà l’orient qui se colore. Dans une heure il faut que j’aie quitté Rome.

JULIE

Ta patrie, Mariani?

MARIANI

Cette ville n’est pas ma patrie; je suis Vénitien. Tenez, il y aura dix ans à l’Assomption que, par une nuit comme celle-ci, j’entrai dans cette belle cité. Les feux du matin paraissaient, comme dans ce moment, derrière ces collines; je portais avec moi cet instrument. J’étais jeune, joyeux, et sûr de réussir. Je n’avais rien, tout est venu depuis en travaillant. Aujourd’hui ce sera dans ma chère Venise que je reviendrai comme un chanteur en voyage ; et, si mon bon génie est las de me suivre, j’irai mourir pour la liberté de l’Italie.

JULIE

Tu es brave, mais tu es fou.

MARIANI

Je vous supplie d’accepter.

Il se jette à genoux.

Mais quel nom porterai-je ici?

MARIANI

Un nom plébéien : c’est une sauvegarde.

JULIE

Je passerai pour une aventurière. Comment, à la première recherche, ne découvrira-t-on pas qui je

FAIRE SANS DIRE

suis? Si je ne tiens à rien, si je ne connais personne, personne ne répondra pour moi, et je serai mise en prison par mes parents ou par la police.

MARIANI

Je puis pour cela vous offrir un moyen certain... Je crains que vous ne me refusiez.

JULIE

Lequel?

MARIANI

Je vous le dirai plus tard. — Maintenant, permettez-moi de me préparer à partir.

Il s’éloigne.

JULIE seule.

Es-tu fou, toi aussi, mon cœur? Quel rêve fais-tu? Cet homme est chaud du sang de ton frère.

Elle s’agenouille et prie.

MARIANI, rentrant.

Voici ce que je vous propose : seule ici, quel que puisse être le serviteur que je vous laisserai, il vous faut, en effet, un nom qui réponde pour vous; je vous offre le mien.

JULIE

Ton nom?

MARIANI

Il n’est pas noble, mais il est sans souillure, du moins jusqu’à ce jour. Mon père était joaillier à Venise; il fut ruiné par un naufrage; j’ai un frère qui est riche et qui fait le commerce à Bassora. Ma

famille ne remonte pas bien haut; cependant, quand le père de mon père est mort, il occupait dans l’armée un grade distingué.

JULIE

C’est ton nom, Mariani, qui est trop noble pour moi.

MARIANI

J’étais sûr que vous refuseriez, et cependant il faut que je parte.

JULIE

Non, non.

MARIANI

Est-ce le nom d’un assassin que vous ne voulez pas porter? Songez que, si je ne disparais, je change de rôle demain et je deviens victime.

Et que te donnerais-je en échange?

MARIANT

Un souvenir qui me suivra comme une sœur fidèle dans les plus lointaines contrées.

JULIE

Tu es jeune, Mariani, et le jour où tu aimeras?... Ne ferme pas ton cœur imprudemment; que dirastu alors?

MARIANI

Je dirai que j’ai laissé mon nom à une femme que les profondes mers séparent de moi, et que j’ai fini sur la terre.

FAIRE SANS DIRE

JULIE

Tu ne me connais pas, cependant!

MARIANI

Réponds-moi; il faut que je parte.

JULIE

Va dans cette chambre; prends une cassette que j’ai apportée, et qui contient quelques diamants; elle est à toi.

MARIANI

J’accepte.

Il sort.

UNE VOIX, en dehors.

Je vous dis que c’est ici, je reconnais la porte.

On frappe.

JULIE, ouvrant.

C’est toi !

Entre Fiorasanta.

l’abbé

Oui, belle Julie, c’est moi; j’ai reçu la nouvelle bien fâcheuse de la mort du comte Àppiani ; savezvous ce que j’ai fait? J’ai tout appris à mon oncle le cardinal...

JULIE

Eh bien?

l’abbé

Eh bien, tout est au mieux ; il consent à payer à Sa Sainteté tout ce qui est nécessaire pour avoir

notre pardon ; il exige seulement que nous quittions la ville pour quelque temps. Nous irons à Naples, où je quitte les ordres et où je vous épouserai. Mon oncle le cardinal a écrit à votre mère pour assoupir l’affaire, et lui demander votre main pour moi; la réponse a été que votre frère, en mourant, a exigé qu’on pardonnât votre fuite. Les derniers instants de cet homme, autrefois inflexible, ont été consacrés à prier pour vous et pour lui-même. Vous ne me répondez pas? J’amène avec moi vos porteurs, qui vont, s’il vous plaît, vous reconduire à votre palais, où mon oncle le cardinal s’est lui-même fait transporter; à moins que vous ne jugiez convenable d’indiquer tout autre lieu qu’il vous plaira.

Mariani rentre.

JULIE

Mariani, j’ai le pardon de ma mère.

l’abbé

Monsieur, je vous remercie pour tous les soins que vous avez pris, et vous engage à venir avec moi. Mon oncle le cardinal ne laissera pas vos services sans récompense.

JULIE

Écoute-moi, Mariani : je veux que tu me ures de m’accorder ce que je vais te demander.

MARIANI

Je te le jure.

FAIRE SANS DIRE

JULIE

Sur la foi de ton âme?

MARIANI

Oui.

Je me nomme Julie, comtesse Appiani. Je suis pupille du cardinal Grimani, qui m’a laissé son bien par testament, après sa mort; je veux que mon nom soit rayé de ce testament, et le tien écrit à la place. Maintenant, prends cette bague,

Elle se coupe une mèche de cheveux,

et mets cela dedans.

Elle fait ouvrir la porte, et monte dan* sa chaise.

l’abbé

Où ordonnerai-je à ces porteurs de vous mener, madame?

JULIE

Chez les sœurs de la Visitation. Prêtre, tu diras à ma mère que j’ai pris le voile 1 .

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