‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 107 sur 175 · SCÈNE XXIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIII

ADÈLE ET LES PRÉCÉDENS. C'est ma fermière si jolie.

DU PRÉ

C'est Fleurville , je le vois bien.

Mme DU PRÉ.

Ah ! bon Dieu , qu'elle est rajeunie ! DUPRÉ. MICHEL.

Mais quel habit et quel maintien ! ('^'"O

ARMAN D.

Qu'elle est belle, aimable et touchanic ! Je crois qu'ils la.trouvent charmante.

MICHEL. DUPRÉ. Mmt DUPRÉ.

Elle est belle, aimable et touchante, Elle est, elle est, ma foi, charmante.

Vraiment je n'y conçois plus rien.

Mais je la trouve toujours biin. {bis.)

554 ADÈLE

On voulait rompre mon lien ,

On la voit , je ne crains plus rien.

On voulait rompre mon lien ,

On la voit, je ne crains plus rien. (f^f-)

ADÈLE

C'est à moi à expliquer une surprise dont je suis la cause. J'avais à me plaindre de vous tous ; vous m'avez condamnée sans m'entendre, et vous m'avez dédaignée sans me connaître ; j'ai cherché à vous plaire et à me plier à vos différens caractères : j'espère que vous me pardonnerez cette innocente vengeance. Vous , Armand , votre tort est plus grave; je vous aimais, mais je vous avais déclaré que je ne serais jamais à vous sans l'aveu de vos parens; vous les avez trompés; vous m'avez offensée : ne comptez plus sur uu cœur que votre légèreté vous rend indigne de posséder.

ARTtlAXD.

Je suis perdu î

Mme D U P R É.

Je n'en reviens pas, mais je ne puis lui eu vouloir; je reconnais dans ce qu'elle dit la raison du bon vieux temps.

DUPRÉ

Ma parole d'honneur, c'est merveilleux ; j'y ai été toul-à-fait attrapé; comme elle a joué tous ses rôles! Mais, malgré son changement de costume, je la trouve charmante , et je ne lui vois plus aucun tort.

MICHEL

Ma foi , Adèle a toute la vertu de Claudine , et me raccommode avec la ville. Mon frère, si vous m'en

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