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LA CHAUMIÈRE

AIR : Femmes, voulez-vous éprouver?

Jl ouR trouver ce parfait bonheur, Dont le séjour est un mystère , Consultez toujours votre cœur; Que ce guide seul vous éclaire :

De vos ambitieux désirs Fuyez la trompeuse lumière ; Et, pour goûter de vrais plaisirs.

Venez me voir dans ma chaumière.

Là , vous jouirez des faveurs Que me prodigue la nature; Vous y verrez des fruits , des fleurs , Et le cristal d'une onde pure.

Si vous aimez un doux sommeil , Venez dormir sur ma fougère ; Si vous aimez un doux réveil , Réveillez-vous dans ma chaumière.

Zéphire y parfume les airs Des odeurs que la rose exhale; Vous entendrez les doux concerts De la fauvette matinale.

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Et si vous aimez la j^aîté Que donne un travail salutaire , .

On la trouve , avec la santé , Dans le jardin de ma chaumière.

La fortune, par des remords, Souvent nous fait payer ses charmes ; Moi , je vous offre des trésors Qui ne coûtent jamais de larmes.

La paix du cœur, de vrais amis , Mon chien , ma lyre et ma bergère , Peu de livres , mais bien choisis , Voilà les biens de ma chaumière.

Loin de mon paisible séjour, Pour voler de belles en belles , Le plaisir, en trompant l'amourj Lui prête, dites-vous, ses ailes.

Cet amour est un imposteur ; Le mien n'a pas l'humeur légère ; Il ne quitte jamais mon cœur.

Et ne sort point de ma chaumière.

Pour ma Lise ses feux constans Depuis vingt ans brûlent mon âme; Lise , pour moi , depuis vingt ans, N'a jamais vu pâlir sa flamme.

0 vous ! dont le cœur veut former Un doux nœud pour la vie entière , Amans , jurez de vous aimer.

Comme on aime dans ma cliaiimii re.

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