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LES AMOURS DE PARIS

AIR : Du vaudeville de Figaro.

A-ujourd'hui l'amour commode

Ne nous donne que des fleurs :

On en bannit la méthode

Des vains soupirs et des pleurs.

A Paris telle est la mode:

Trois jours durent nos amours ;

Ik finissent en trois jours. (bis.)

Au repos d'un bon ménage

Ce système doit pourvoir;

Le mari le plus sauvage

N'a plus le temps de rien voir.

Comment surprendre , au passage ,

D'aussi rapides amours ,

Qui s'envolent en trois jours? {bis.)

Cet usage salutaire

Ne doit pas vous engager,

Par le désir de trop plaire,

Au plaisir de trop changer.

Soyez soumis et sincère ,

Et constant dans vos amours ;

Ne quittez qu'après trois jours, (bis.)

4oo

Ce nombre est très-nécessaire :

Le premier, c'est pour l'aveu ;

Le second , c'est un mystère ;

Le troisième est pour l'adieu.

Aimer, vaincre et se déplaire ,

C'est l'histoire des amours;

Elle finit en trois jours. (bis.)

N'allez pas, censeur austère ,

Méjuger par ce discours:

Mon humeur n'est point légère;

J'aime et j'aimerai toujours.

Or, voici tout le mystère;

Sachez que , dans mes amours ,

Trois siècles, ce sont trois jours, {bis.)

ET CHANSONS. Z|1oi

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