SUR LES JARRETIÈRES
AIR : Du vaudcTille de la Soirée orageuse.
ItIaudit soit l'auteur indiscret , Né pour tourmenter ses confrères, Qui, me clioisissant un sujet, Me fait chanter les jarretières î Je crains , ou de vous endormir, Ou d'être accusé d'indécence:
N'importe , il faut vous obéir.
Mais honni soit qui mal y pense^
Pour en parler plus savamment, Me trouvant auprès de Glycère, Je la suppliai poliment De me prêter sa jarretière :
En vain je priai ; je trouvai Trop de vertu , de résistance; Adroitement je l'enlevai.
Mais honni soit qui mal y pense.
Je voulus après, tendrement,
Par mes soins calmer sa colère ;
Mais elle me dit durement:
Je veux ravoir ma jarretière.
D'elle alors je me rapprochai ,
Et , pour réparer mon offense ,
Moi-même je la rattachai.
Mais honni soit qui mal y pense.
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C'est ainsi qu'un tiaité de paix Enfin arrangea nos affaires ; Depuis, elle ne m'a jamais Su refuser ses jarretières.
C'est toujours moi qui les défais, Et (jugez de sa confiance I) C'est toujours moi qui les remets.
Mais honni soit qui mal y pense.
Dieux î que j'ai découvert d'appas. . . . Dans son cœur, dans sou caractère I Non, je ne la connaissais pas, Avant d'avoir sa jarretière.
Pour avoir d'un objet qui plaît Une parfaite connaissance, Amis, voilà le vrai secret.
Mais honni soit qui mal y pense.