‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 152 sur 175 · L AME · texte numérisé non relu

L AME

Fi! quoi f[rossicr langage!

Lt; vin exalte le cerveau.

LE cou l'S.

Il m'en plaît davantage.

Déjà ce poison Trouble ma raison.

LE CORPS

Que dites-vous, ma chère? Le vin rajeunit Le corps et l'esprit.

l'a ME.

Eh bien ! encore un verre I

LE CORPS

Ain : Voilà , voilà la petite laitièrp.

Voilà , voilà la petite laitière , Qui le soir, Sans bruit , vient me voir !

l'ame.

Renonce à ce coupable espoir.

Je veux être chaste et sévère.

LE CORPS

V^oyez sa grâce et ses appas I

Quels grands yeux ! et quels petits pas !

Passons encor la petite laitière; Mais qu'elle n'y revienne pas !

LE CORPS- AIR : De la pantoufle.

On danse là-bas ; Les danseuses sont jolies !

l'ame.

Mais n'es-tu pas las De faire tant de faux pas?

LE CORPS

Moi , je veux danser.

l'ame.

Ahl finissons ces folies.

LE CORPS

Non , il faut walser !

Je saurai vous y forcer.

l'ame.

AIR : Du petit Matelot, ou Avec les jeux dans le village.

J'obéirais à la matière!

Moi , fdle immortelle des dieux !

LE CORPS

Allons , ne soyez pas si fière.

l'ame.

Silence! esclave factieux!

LE CORPS

En vain votre fierté me gronde ,

Madame , retenez ceci :

Vous re'gnerez dans l'autre monde;

Moi , je règne dans celui-ci. ( /jfs.)

l'ame.

AIR : Du cure de Pomponne.

Si tu veux y passer ainsi

De joyeuses années , L'avenir t'en prépare aussi D'un peu moins fortunées :

Ah!

Il t'en souviendra , Larira , De ces folles journées.

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