L AME
Fi! quoi f[rossicr langage!
Lt; vin exalte le cerveau.
LE cou l'S.
Il m'en plaît davantage.
Déjà ce poison Trouble ma raison.
LE CORPS
Que dites-vous, ma chère? Le vin rajeunit Le corps et l'esprit.
l'a ME.
Eh bien ! encore un verre I
LE CORPS
Ain : Voilà , voilà la petite laitièrp.
Voilà , voilà la petite laitière , Qui le soir, Sans bruit , vient me voir !
l'ame.
Renonce à ce coupable espoir.
Je veux être chaste et sévère.
LE CORPS
V^oyez sa grâce et ses appas I
Quels grands yeux ! et quels petits pas !
Passons encor la petite laitière; Mais qu'elle n'y revienne pas !
LE CORPS- AIR : De la pantoufle.
On danse là-bas ; Les danseuses sont jolies !
l'ame.
Mais n'es-tu pas las De faire tant de faux pas?
LE CORPS
Moi , je veux danser.
l'ame.
Ahl finissons ces folies.
LE CORPS
Non , il faut walser !
Je saurai vous y forcer.
l'ame.
AIR : Du petit Matelot, ou Avec les jeux dans le village.
J'obéirais à la matière!
Moi , fdle immortelle des dieux !
LE CORPS
Allons , ne soyez pas si fière.
l'ame.
Silence! esclave factieux!
LE CORPS
En vain votre fierté me gronde ,
Madame , retenez ceci :
Vous re'gnerez dans l'autre monde;
Moi , je règne dans celui-ci. ( /jfs.)
l'ame.
AIR : Du cure de Pomponne.
Si tu veux y passer ainsi
De joyeuses années , L'avenir t'en prépare aussi D'un peu moins fortunées :
Ah!
Il t'en souviendra , Larira , De ces folles journées.