‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 19 sur 175 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

VÉTURIE, VOLUMNIE.

VOLUMMli.

IIklas ! voilà CCS camps, théâtre de ta {jloire , Ces aigles que ton nom menait à la victoire , Ces soldats si vaillans , et pour toi si soumis ; Aujourd'hui, Marcius, ils sont les cmicmis.

VÉTURIE

Oui , ce fils, cet époux , ce guerrier , ce grand homme, Coriolan, enfin, est l'ennemi de Rome.

Des Volsques autrefois renversant les remparts, Contre nous aujourd'hui guidant leurs étendards , Son aveugle courroux le rend barbare , impie ; Il trahit ses sermens , ses dieux et sa patrie , Et ne me laisse enfin , dans mon funeste sort , Qu'à craindre également son triomphe et sa mort

VOLUMNIE.

Sa mort! que dites-vous? ali! ciel vengeur! arrêtel Détourne les dangers qui menacent sa tète !

Et souffre Mais Sextus vient s'offrir à nos yeux.

L'ami de mon époux ! dans quel temps ! dans quels lieux ! Il aime Marcius et conspire à l'abattre!

Il doit chérir mon fils, mais il doit le combaltrc. Sensible à son injure, à son devoir soumis, Marcius doit haïr , mais servir son pays.

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