‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 35 sur 175 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

La honte et le courroux sont gravés sur vos fronts, Et vous saurez mourir ou venger nos affronts.

VÉTURIE.

Seigneur, écoutez moins une aveugle furie.

N'exposez pas ainsi l'espoir de la patrie,

Et laissez-moi plutôt combattre Marcius.

Son orgueil assouvi fera place aux vertus ;

Et, satisfait d'avoir réparé son injure,

Il ne sera point sourd aux cris de la nature.

Mais , si vous l'attendez, songez ([u'un seul combat

Peut détruire à jamais et Rome et tout l'État.

Songez

LICINIUS

Ali! c'en est trop , éloignez-vous, madame; L'Etat n'a pas besoin des conseils d'une femme; Il ne fléchirti point aux pieds d'un insolent , Tant qu'il nous restera des glaives et du sang.

VOLUMNIE.

Alil madame , sortons; il n'est plus d'espérance De désarmer ce tigre altéré de vengeance.

( Kllcs sorlcnl. )

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