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ACTE II, SCÈxNE VI. l

FLAVIUS

Il ne combattra point qu'il ne soit dans la ville ; Nos remparts peuvent seuls rassurer sa valeur.

LICINIUS

Allez , vous méritez l'opprobre et le malheur.

Cessez de dé.guiser, sous le nom de sagesse,

Vos senliniens honteux, votre indigne faiblesse;

Romains dégénérés et guerriers sans vertus ,

Quittez des noms trop beaux et trop mal soutenus,

Qu'illustraient vos aïeux et que leurs fds ternissent!

En vous voyant vaincus, dans leur tombe ils frémissent;

Leur respectable voix vous dit qu'il fc»ut mourir.

Et vous.... chefs des Romains , vous me parlez de fuir I

Je suis bien malheureux , ô Rome ! 6 ma patrie !

De voir entre mes mains ta majesté flétrie ,

Et d'avoir à combattre , en des périls si grands,

Et tes fiers eimemis et tes lâches enfans.

Mais à tant de faiblesse ils joignent trop d'audace.

Obéissez, soldats , rentrez à votre place;

En silence attendez l'arrêt de votre sort:

Ce camp vous donnera la victoire ou la mort.

Qu'à son poste chacun demeure inébranlable,

Du plus léger murmure on sera responsable.

Allez, et si ce jour est pour nous sans laurier,

De vos jours et des miens il sera le dernier.

Rejoignez vos soldats; et toi, Sextus, demeure.

(Ils sortent.)

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