‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 47 sur 175 · VINDEX, TULLUS, FLAVIUS, CORIOLAN , CURIUS · texte numérisé non relu

VINDEX, TULLUS, FLAVIUS, CORIOLAN , CURIUS

Cette Rome, seigneur, tant de fois triomphante, Qui forçait la fortune à se montrer constante. Voit enfin aujourd'hui ses honneurs effacés, Sa liberté mourante , et ses murs menacés. Nos prêtres, nos guerriers , notre consul lui-même , Oubliant de leur rang la dignité suprême , Doivent, dans votre camp, implorer vos bontés; Le sénat l'a voulu : seront-ils écoutés? Suspcndicz-vous l'assaut dont la nuit nous menace? Porterai-je aux l\om;iins leur arrêt ou leur grâce?

î5o CORIOLAN,

Je crois , seigneur, qu'on peut leur accorder deux jours. Sans redouter

Tullus , à quoi tend ce discours ?

Le conseil a remis leur sort en ma puissance ; Vous, attendez, comme eux, mes ordres en silence.

(A Flavius.)

Avant que le combat eût changé nos destins , J'avais offert la paix à vos concitoyens , Flavius; vous savez comme ils l'ont rejetée. Une plus dure loi doit leur être dictée ; Loi qui garantira pour jamais l'univers Et de l'orgueil de Rome, et du poids de ses fers. Je lui donne une nuit , et ce temps doit suflire , Si son peuple à la paix se dispose à souscrire. Mais si c'est trahison, artifice, détour

(En (lisant ces trois mots , il observe Vindex, Tullus et Klavun. •

Cette trêve est trop longue en durant jusqu'au jour.

Que ses ambassadeurs viennent sur ma pai'ole ;

Ils seront, dans mon camp, plus sûrs qu'au Capitole.

FLAVIUS

Seigneur, un temps si court

COniOLAN.

Vous m'avez entendu; Allez dire au sénat ce que j'ai résolu.

TUI.LUS, bas i VinJex.

Ce temps nous suffira

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