ACTE V, SCÈNE IV
De tous mes ennemis, de moi-même vainqueur, Lorsqu'un vil assassin vient me percer le cœur, Je ne regrette point une orageuse vie , Puisque avant d'expirer je sauve ma patrie. Peut-être nos malheurs prouveront au sénat Qu'un peuple s'avilit dès qu'il se montre ingrat : Son pouvoir tyrannique excite à la vengeance; La justice peut seule affermir sa puissance. Puisse aussi mon exemple apprendre à nos guerriers Qu'en frappant la patrie , ils tachent leurs lauriers ! Sous leurs armes en vain la victoire se range ; Un dieu cruel les suit, les atteint et se venge.
(Il meurt. )