‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 75 sur 175 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

ARMAND, seul.

Je vais voir ma chère Adèle ; ah ! qu'elle tarde à paraître ! Cependant mon impatience est mêlée de quelque crainte; il faut lui avouer ce que j'ai tenté. Que dirat-elle?

AIR '■ Jeune fille qu'on marie.

Non , les belles n'aiment guère Qu'un amant soit trop discret j En craignant trop de déplaire, Bien souvent on leur déplaît.

Mon Adèle va m'enlendre; Je serai galant et tendre, J'embrasserai ses genoux, Et mon air soumis et doux Saura calmer son courroux j Elle bl;1mera mon audace, Bientôt l'amour obtiendra ma grilce; A mes sermens , à mes sermeus on se rendra. Et l'on s'apaisera.

Non, les belles n'aiment guère, etc.

11 sufGt qu'elle m'écoute.

D'abord elle tremblera , Puis de mon succès n'aura, N'aura plus le moindre doute.

Le succès juslifîra Mon heureuse etourderie.

L'amour, enfant de la folie, (lis. )

Sans rien redouter Doit tout tenter.

Non, les belles n'aiment guère, etc.

2gO ADÈLE ,

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