‹ Mélanges de littérature et de politiqueChapitre 90 sur 175 · SCÈNE XIÏ · texte numérisé non relu

SCÈNE XIÏ

M-^ DU PRÉ, .eulr.

Quel maudit voya^je î il me ruine. Oh I quel siècle que le nôtre î Que de tètes à l'envers ! il n'y a plus de bon sens, plus d'économie nulle part; le peu d'arjjent qu'on a , on le jette par les fenêtres, et on manque de tout. Voyez cette maison, quel désordre I Par le temps qu'il fait, tout est ouvert, et l'on ne trouve personne à qui parler.

AIR : Buvons à tire larigo-

Oh ! bon Dieu , que tout est change'!

Comment s'y reconnaître?

On n'est ni servi ni loge', Et tout Talet est maître.

Les naœurs, la raison , Même la saison, Tout prend une autre face ; - L'e'te n'est plus chaud , L'hiver vient trop tôt j Rien ne reste à sa place.

Il faudra cependant bien qu'à la fin il vienne quelqu'un ici. Sonnons. ( jeiic sonne. ) Ils sont sourds... ( Eiie

sonne d'un autre côté. ) On DC répoud paS. MoU fils OSt UU

étourdi ; sa belle est sûrement une jeune folle aussi légère que lui. Il est tout simple que leurs valets leur ressemblent, et que personne ici ne saclie ce qu'il fait. Voici cependant quelqu'un cjui a l'air raisonnable.

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