‹ Mélanges de logique d'Emm. Kant;Chapitre 9 sur 68 · SE LA CONNAISSANCE METAFUYSIQUE · texte numérisé non relu

SE LA CONNAISSANCE METAFUYSIQUE

Cujuscumque opposilum est fcdsum illud est verum (Est vrai fout ce dont l’opposé est faux). Cette proposition, affirmative de sa nature, ne pourra résulter ni directement du principe négatif, ni indirectement à plus forte raison, puisqu’elle aurait be* soin pour cela d’elle-même. Ainsi elle ne pourra en aucune façon résulter du principe négatif. Puis donc qu’on ne saurait obtenir les propositions affirmatives d’un seul et unique principe négatif, un pareil principe n’est pas universel. Semblablement, si vous prenez pour principe absolument premier une proposition affirmative, vous ne pourrez certainement pas en tirer directement les propositions négatives. Si vous l’essayez par voie indirecte, il faudra faire intervenir cette autre proposition : Si oppositum ali~ cujus est verum illud est falsum (Est faux ce dont l’opposé est vrai) ; c’est-à-dire que si l’opposé de quelque chose est affirmé , ce quelque chose même est nié. Et comme la proposition est négative, on voit qu’elle ne pourra dériver du principe affirmatif ni directement, ce qui est évident, ni indirectement, à moins de partir d’elle-même. Ainsi donc, malgré tous vos efforts, vous ne détruirez pas la proposition que j’ai établie tout à l’heure, à savoir (|u’il n’y a pas de principe unique, dernier, de toutes les vérités sans exception.

DES PREMIERS PRINCIPES

Propoalllon II.

Il y a deux principes absolument premiers de toutes les vérités : l’un est celui des propositions affirmatives, à savoir; Quicquid est est (Tout ce qui est est) ; Vautre est celui des propositions négatives, à savoir : Quicquid non est non est (tout ce qui n’est pas n’est pas).' 0« les comprend tous les deux à la fois sous la dénomination, généralement admise, de principe de V identité.

Je répète qu’il y a deux sortes de démonstration, la démonstration directe et la démonstration indirecte. La première déduit la vérité en partant de la convenance des notions du sujet et du prédicat, et a toujours pour fondement cette règle : Lorsque envisageant le sujet, soit en lui-même, soit dans ses rapports, nous voyons qu’il présente les caractères renfermés dans la notion du prédicat, ou qu’il exclut ceux qui sont exclus par cette même notion, nous devons en conclure que ce prédicat convient à ce sujet. En d’autres termes et plus clairement : Quand il y a identité entre la notion du sujet et celle du prédicat, la proposition est vraie. Ce qui revient à dire en termes très-généraux, comme doit l’être un premier principe : Quicquid est est, et quicquid non est non est (Tout ce

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