‹ Mélanges de logiqueChapitre 4 sur 60 · CETTE DISSERTATION · texte numérisé non relu

CETTE DISSERTATION

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’espère jeter un peu de jour sur les premiers

* principes de notre connaissance, et mon dessein est d’exposer, dans le plus petit nombre de pages que je • pourrai, le résultat de mes méditations sur cette ma-

tière; je m’abstiendrai donc avec soin de toutdévelop-

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pement superflu, ne conservant que les parties essentielles d'une argumentation vigoureuse et puissante, sans songer à les revêtir d’un style élégant et gracieux . Si parfois, dans Faccomplissementobligé decette tâche, je juge à propos, dans l’mtérêlde la vérité, de m’écarter

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de l’opinion de savants distingués, et quelquefois même

de les nommer tout en les réfutant, leur désintéressent

■ • ment éclairé m’est un sur garant que je ne leur semblerai pas vouloir amoindrir le moins du monde restitue dont ils sont dignes, et j’ai la conviction qu’ils ne se formaliseront pas de cette manière d’en user à

leur égard. Car au milieu du conflit des opinions chacun a le droit d’avancer la sienne, et, pourvu qu’on s’interdise les vivacités et les intempérances d’une discussion passionnée, il n’est pas défendu d’examiner modestement et de rétorquer les arguments des autres, et je ne sache pas que, de T avis de juges équitables, il y ait rien en cela de contraire aux lois du bon ton et des convenances.

Ainsi donc et d’abord, pour ce qui est des arguments allégués, avec plus de confiance en général que de raison, en faveur de l’autorité suprême, universelle et incontestable, du principe de contradiction, je les soumettrai autant que possible à un examen

plus minutieux, et je tâcherai d’indiquer en peu de mots ce qu’il y a de raisonnable à dire sur ce sujet. • Puis, abordant la loi de la raison suffisante, je dirai tout ce qui peut en rendre l'idée plus précise et la démontrer, en même temps que je ferai connaître les difficultés qui semblent en être inséparables, et j’y opposerai toute la vigueur de raisonnement dont je suis capable. Enfin faisant un pas de plus, j’établirai deux nouveaux principes de la connaissance métaphysique, principes qui ne me paraissent pas dépourvus d’une certaine importance; non pas qu’ils soient premiers et des plus simples, mais ils sont par cela même d’une application pratique et ne laissent pas d'avoir en même temps une très-haute portée spécu-

lative. En abordant un pareil sujet, je n’ignore pas que je m'engage dans un chemin inconnu, où je risquerai de m’égarer à chaque pas; c’est pourquoi je compte sur un lecteur impartial, bienveillant, et disposé à interpréter toutes choses dans le sens le plus favorable. ‘ ®

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« . ,Tr SECTION I.

Du principe de contradiction .

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