SUR SES LEÇONS
parliculières el IrailtT roinplôtement dans le premier semestre de la présente année scolaire, sont les suivantes :
1" Métaphysique. J'ai essayé de faire voir, dans un écrit de peu détendue et composé à la hâte, que cette science, malgré les grands eflbrts des savants, n'est encore si imparfaite et si incertaine que parce qu'on a méconnu le procédé qui lui est propre, puis- (jue sa méthode n'est pas synthétique^ comme celle des mathématiques, mais qu'elle est analytique. En conséquence, le simple et le plus général dans la théorie des quantités, est aussi ce qu'il y a de plus facile ; mais dans la science c^est le plus difficile : dans la première il se présente tout d'abord naturellement; dans celle-ci, ce n'est qu'en dernier lieu. Là on commence l'enseignement par les définitions; ici on le termine plutôt par là, et ainsi dans d'autres parties. Je me suis appliqué depuis longtemps à cette esquisse. Et comme chaque pas, dans cette voie, m'a découvert la source des erreurs et la règle du jugement à l'aide de laquelle seule on peut les éviter, autant que possible , j'espère pouvoir exposer complètement ce qui peut servir de fondement à mes leçons dans cette science. Mais je puis très-bien faire dévier jusqu'à ce point, par un léger détour, l'auteur dont j'avais suivi le manuel, surtout à caus(w de la fécondité et de la précision de sa manière denseigner. Je commence donc, après une
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petite introduction, par \a psychologie empirique, qui est proprement la science métaphysique expérimentale de Vhojîime, car, pour ce qui est de l'expression âme, il n'est pas encore permis, dans cette division, d'alTirraer que l'homme en a une. La deuxième division, qui doit traiter de làjiature corporelle en général, je l'emprunte aux chapitres de la cosmologie où il est traité de la. matière, en la complétant néanmoins par quelques additions écrites. Comme il s'agit dans la première science (à laquelle il faut ajouter encore, à cause de l'analogie, la zoologie empirique, c'est-à-dire l'étude des animaux) de toute vie qui tombe sous nos sens, et, dans la seconde, de tout ce qui est privé de vie en général. Et comme toutes les choses du monde peuvent ôlre rangées sous ces deux classes, je passe ensuite à Vontologie, c'est-à-dire à la science des propriétés générales de toutes choses, saul" à finir par la ditîérence qui distingue les êtres spirituels et les êtres matériels, qu'ils soient unis ou séparés, et par conséquent par la psychologie ratiormelle. De cette manière, j'ai le grand avantage, non-seulement d'introduire les auditeurs déjà exercés dans les investigations les plus difficiles de toute la philosophie, mais encore en traitant, dans chaque étude, l'abstrait dans le concret que les études précédentes m'ont fourni, de tout placer dans le plus grand jour, sans anticiper sur moi-même, c'est-à-dire sans avoir besoin de don-