‹ Mélanges de logique. Traduits de l'allemandChapitre 36 sur 77 · SIR SES LEÇONS · texte numérisé non relu

SIR SES LEÇONS

ner comme explication (iiiekiiic chose qui ne doit se présenter (pie plus tard, ce (pii est le défaut général et inévitable de l'exposition synthétique. Je termine par l'étude de la cause de toutes choses, c'est-à-dire par la science de Dieu et du monde. Je ne puis passer sous silence un autre avantage encore, qui ne porte, à la vérité, que sur des causes contingentes, mais qui n'est cependant pas d'un prix médiocre, et que je pense pouvoir également tirer de cette méthode. Chacun sait Tardcur avec laquelle le commencement des cours est suivi par une jeunesse vive et inconstante, et comment peu à peu les amphithéâtres se désemplissent. Je suppose donc que ce qui ne doit pas arriver, malgré cependant tout souvenir, doive arriver encore et toujours ; la méthode d'enseignement dont je parle conserve alors son utilité propre. En effet, l'auditeur dont le zèle se refroidirait déjà vers la fin de la psychologie empirique (ce qui est cependant peu présumable avec cette espèce de méthode), il aurait néanmoins entendu quelque chose qu'il aurait pu comprendre malgré sa légèreté, quelque chose d'intéressant qu'il aurait accepté, quelque chose d'utile dans nombre de situations de la vie. Au contraire, si Tonlologie, science diiTicile à saisir', l'avait empêché de continuer, ce qu'il aurait peut-être pu comprendre ne peut lui servir à rien par la suite.

2° Logique. A proprement parler, il y a deux es-

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j)è(;es de logique : la première est une critique et une règle de V entendement sain, tel qu'il confine d'une part aux notions grossières et à l'ignorance, et, d'un autre côté, à la. science et à l'instruction. La logique de cette espèce est ce qui doit servir d'introduction à toute philosophie, au coninicncemcnt de l'instruction académique; c'est comme une quarantaine (si je puis m'exprimer ainsi) que l'élève doit faire, s'il veut passer du pays du préjugé et de l'erreur dans le domaine de la raison cultivée et des sciences. La seconde espèce de logique est la critique et la règle du savoir proprement dit, et ne peut être traitée que d'après les sciences dont elle doit être l'organe et l'instrument, afin qu'il y ail plus de régularité dans le procédé employé, et que la nature de la science soit considérée concurremment avec les moyens de l'ainéliorer. C'est pourquoi j'ajoute à la fin (le la métaphysique une étude sur la méthode qui lui est propre, comme un organe de cette science; étude qui ne serait pas à sa vraie place au commencement, puisqu'il est impossible de rendre des règles claires quand on n'a pas encore d'exemples où l'on puisse les montrer ifi concreto. Sans doute le maître doit connaître l'organon avant d'exposer la science, et pour se diriger lui-même dans cette opération, mais il ne doit jamais l'expliquer à l'auditeur qu'à lafin. La critiqueetl'ordonnancede toute la philosophie, comme ensemble, cette logique complète no peut donc avoir

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sa place dans rcnseii^ncinciil (jnà la fm de toute la ()hil()soj)hio, puisque les connaissances i)hilosoplii(iues dt\jà ac(piises et riusloire des opinions lunnaincs, [)erniettent seules de faire des études sur l'origine de nos connaissances cl de nos erreurs, et d'esquisser avec précision le plan d'après lequel cet édifice de la raison doit être exécuté régulièrement et d'une manière durable.

J'exposerai la logique de la première espèce, mais en suivant le manuel de M. le professeur Mêler, parce qu'il ne perd jamais de vue les limites du vrai qu'on vient d'exposer, et qu'il fournit en même temps l'occasion de faire marcher de front et la culture d'une raison savante et plus fine, et la formation d'un entendement ordinaire, à la vérité, mais actif et sain. Le premier genre d'instruction intéresse davantage la vie contemplative, le second la vie pratique et civile La très-proche parenté des matières devient en même temps l'occasion, tout en faisant la critique de la raison, de jeter quelques coups d'œil sur la critique du goût, c'est-à-dire sur VEsthétique : les règles de l'une servent toujours à expliquer les règles de l'autre, et leur contraste sert à les faire mieux comprendre Tune et l'autre.

3. Ethique. — La philosophie morale a cette destinée particulière, d'avoirencore plus que la métaphysique l'apparence d'une science et quelque air de fon-

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