‹ Mélanges de logique. Traduits de l'allemandChapitre 46 sur 77 · ENTRE KANT ET LVMDEIIT · texte numérisé non relu

ENTRE KANT ET LVMDEIIT

Laulrc observalion que j'ai on l'occasion de fairo, est relative à la connaissance philosophique comparée à la connaissance mathématique. Je voyais en etrel quepailout où les nialliémaliciens parviennent à ouvrir un champ nouveau que les philosophes, jusque-là , croyaient avoir labouré les premiers, ils doivent non-seulement tout renverser, mais encore tout ramener à quelque chose de si simple, et pour ainsi dire de si naïf, que le philosophique devient parfaitement inutile et presque méprisable. La seule condition que des homogènes peuvent seuls être additionnés, exclut chez le mathématicien toutes les propositions philosophiques dont le prédicat ne s'étend pas également à tout le sujet, et il n'y a encore que trop de propositions semblables en philosophie. On dit une montre d'or quand la boîte seule est à peine d'or. Euclide ne tire ses éléments ni de la définition de l'espace, ni de la définition de la géométrie; il commence au contraire par les lignes, les angles, etc., c'est-à-dire par le simple dans les dimensions de l'espace. En mécanique on parle peu du moui'ement en partant de la définition, mais on s'attache immédiatement à ce qui sj présente, à savoir : un corps, une direction, une vitesse, un temps, une force et un espace ; on compare entre elles toutes ces choses, pour trouver des principes. Je suis, en général, conduit à la proposition, qu'aussi longtemps qu'un phi-

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losoplie ne poussera pas aussi loin l'analyse, dans les objets susceptibles crétre mesurés, que le mathématicien peut y trouver en môme temps d'unités de perches et de dimensions, c'est un signe certain que le philosophe laisse encore quelque chose de confus, ou que, dans ses propositions, le prédicat ne s'étend pas uniformément à tout le sujet.

J'attends avec impatience que les deux Principes fondamentauoc de la philosophie physique et de la philosophie pratique aient paru, et je suis persuadé qu'une vraie méthode s'apprécie bien mieux et plus sûrement par l'exposition d'exemples réels, d'autant plus qu'on peut la montrer dans les exemples avec tous les détails; quand, au contraire, elle est exposée en logique seulement, elle est facilement trop abstraite. Des exemples rendent ici le même service que les figures en géométrie, car les ligures sont bien aussi des exemples ou des cas particuliers.

Quatrième Lettre.

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